News

14.01.2005 à 02h37 par

Yves Guillemot, président d’Ubi Soft, met en garde EA

Ubi Soft est actuellement au cœur de l’actualité depuis l’agression d’Electronic Arts. Son président a accordé une interview au journal Les Echos dans son édition de jeudi. Pour ceux qui négligent la presse économique de notre pays nous vous proposons un rapide résumé.

« Il n’y a jamais eu d’OPA hostile dans le secteur des

jeux vidéo, et ce serait une opération très risquée » et il accuse EA de vouloir

mettre la main, à vil prix, sur le portefeuille de marques du

groupe.

src="/getfile.php?GFILE_ID=25111" border=0>

Yves Guillemot maintient que sa société veut rester

indépendante et est actuellement en négociation avec des industriels et

financiers afin de les convaincre de la réelle valeur d’Ubi Soft et de son

potentiel pour l’avenir. La réussite de la stratégie mise en place depuis

quelques années est intimement liée au contrôle du capital par la famille

Guillemot, il y a un gros risque pour que les actionnaires pensent faire une

bonne affaire en vendant leurs actions au géant américain… Mais ceux-ci feront

une meilleure affaire en maintenant leur confiance à un groupe qui a l’ambition

d’être l’un des acteurs majeurs du secteur.


Ubi Soft n’a pas cessé de gagner des parts de

marché au cours des dernières années avec des licences fortes connues

de tous les joueurs (Tom Clancy’s, Splinter Cell, Prince of Persia…) et

une force de développement de 2.000 salariés en interne.
Electronic Arts a du

se dire : « Un concurrent dangereux arrive, nous devons bouger avant

»

src="/getfile.php?GFILE_ID=18559" border=0>

Selon le fondateur et président d’Ubi Soft,Electronic

Art cherche à acheter à bas prix la créativité et le portefeuille de marques que

la boite française a su créer. De plus Ubi Soft a des coûts de développement

inférieurs de 35 % à ceux de ses concurrents grâce à ses studios chinois et

canadiens.


Electronic Arts n’a, à ce jour, pas encore commenté son

intrusion dans le capital d’Ubi Soft. On peut craindre que le jour où le

président de la multinationale américaine prendra la parole ce sera pour

annoncer la première OPA hostile dans le secteur des jeux vidéo. Tous les

joueurs qui apprécient les jeux d’Ubi Soft et il y en a de plus en plus espèrent

une issue heureuse à cette tragédie.

A suivre…

  • 14.01 à 12:59

    Et on sent les PDG au courant que vous êtes sur le sujet oui :)… Yves a raison. Le France est sans doute le pays le moins compétitif en matière de charges salariales comparé à Québec, à la Chine ou aux USA. Les lois salariales sont de plus bien plus complexes. Cela étant, il n’embauche certes pas des masses en France, mais il ne lâche pas ses studios non plus. Ubi Annecy, Montpellier, Paris et la société Tiwak rachetée fin 2003 existent toujours et continuent à produire des jeux.

    A côté de cela EA a fermé des studios aux USA alors que la boîte est loin d’être dans une crise financière. Enfin bon… faut être un peu international tout de même. Les personnes employés en France bougent et travaillent souvent en coordination avec les autres studios.

  • 14.01 à 11:46

    Interrogé par l’agence de presse Dow Jones s’il embaucherait en France si les mesures préconisées par Fabrice Fries étaient mise en œuvre, le PDG d’Ubisoft répond que ce serait ‘’incitant’’. Avant d’ajouter : [b:3t7khgfv]»tout en France est compliqué’’[/b:3t7khgfv]

  • 14.01 à 11:25

    Il faut quand même savoir qu’au mois de Mai, UbSoft a embauché 500 personnes, mais aucun français, et à cette occasion les frères Guillemot se sont plaint du système à la française, impropre selon eux lorsqu’on veut concurrencer les américains. Aujourd’hui, Ubi risque de se faire bouffer par EA, et hop on fait appel au gouvernement.

    La lecture de cet article d’Overgame constitue un rafraichissement de mémoire indispensable, et aide à se faire une opinion :
    http://www.overgame.com/page/20973.htm

    Evidemment, tout vaut mieux que de voir nos entreprises absorbées par des groupes US, mais le double langage des Guillemot doit être connu de tout le monde : dès que ça ira mieux, ils recommenceront à faire bosser à tout va des petits studios à l’étranger, et pour la suite de BGE, seul gros jeu vraiment français qu’ils aient produit cette année (et qui s’est surtout planté parce qu’il a été lancé n’importe comment, en exclu temporaire PS2 – console ou tous les genres sont surreprésentés – et en même temps que Prince of Persia, bref un sabordage total), on pourra toujours se gratter.

  • 14.01 à 10:31

    Une solution : le boycott, l’embargot, la guerre nucleaire sur les fesses rondelettes d’EA. Vu la qualité des soft qu’ils nous pondent chaques années, je suis certain que l’absence de ces jeux sur mon étagére ne m’empéchera pas de dormir. José Bové du jeux video , ou est tu ?

  • 14.01 à 08:08

    « Un concurrent dangereux arrive, nous devons bouger avant »

  • 14.01 à 07:59

    sinon ily a ca qui reste étonnant: http://www.boursier.com/vals/FR/news.asp?id=122839 . Cela veux dire quoi? EA a peur des Guillemots?

Actu 24/24

+

On en parle aussi

Planning

+