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14.10.2005 à 05h07 par

L’Etat français joue enfin le jeu du jeu vidéo

A l'occasion d'une visite dans les locaux Ubisoft à Montreuil, qui était par ailleurs la toute première d'un ministre de la Culture et de la Communication à un studio de production vidéoludique, Renaud Donnedieu de Vabres a annoncé que l'Etat allait désormais aider l'industrie française du jeu vidéo. Un grand progrès.

"On est là car c’est une activité culturelle et artistique" a déclaré le Ministre de la Culture et de la Communication,Renaud Donnedieu de Vabres, alors qu’il était accueilli dans les locaux Ubisoft à Montreuil par Yves Guillemot en personne.

Serait-ce le début de la reconnaissance pour le jeu vidéo français ? En tout cas, c’est bien parti pour, puisqu’à l’occasion de sa visite, le Ministre a annoncé qu’un dispositif de crédit d’impôt serait bientôt mis en place pour épauler l’industrie vidéoludiquefrançaise. Le projet doit encore recevoir l’aval de Bruxelles pour pouvoir être appliqué.

Concrètement, comment ça marche ? Simple : les studios de développement installés sur le territoire français pourront se voir rembourser entre 20% et 30% de leur investissement lors de la création d’un nouveau jeu.

Les développeurs français, Ubisoft en tête, ont exprimé une vive satisfaction. En effet, ça faisait longtemps qu’ils attendaient ça. Peut-être trop même, puisqu’il n’est pas encore certain que l’aide porte ses fruits. Mais en tout cas, c’est une vraie bonne nouvelle pour l’industrie française, qui va pouvoir monter plus de titres à un moindre coût, sans être obligée de se délocaliser et en bénéficiant plus aisémentdes talents des développeurs hexagonaux. Auparavant, développer un jeu coûtait trop cher, et par conséquent,les activités allaient se faire ailleurs.

La mesure commençait à être nécessaire, puisque de nombreux studios se sont exilés à l’étranger, notamment au Canada, qui offre beaucoup d’aides aux développement de jeux. Pourtant, la France est l’un des tout premiers acteurs du jeu vidéo dans le monde, seulement devancée par les Etats-Unis, le Japon et la Grande-Bretagne.

A l’heure où les coûts de développement explosent, la France se met enfin au diapason avec ce crédit d’impôt qui montre que le jeu vidéo est considéré par les hautes autorités comme un composant à part entière de la culture et un ambassadeur du savoir-faire français à l’étranger. Et on sait combien la "french touch" est appréciée par les joueurs du monde entier.

Source : Les Echos

  • 19.10 à 08:33

    [quote="axlstone":2li88c7b]
    Et pourquoi pas plus de moyens de la part de l’éducation nationale pour inclure dans les fac d’art les métiers vidéoludiques (charactere designer, modeleur 3D, etc).
    Au japon, dans le métro, je me souviens que Konami propose un cursus scolaire pour former des gens dans le métier.
    Parce que pour l’instant pour rentrer dans le milieu, il faut avoir travaillé déjà dans le milieu ou y rentrer «par hasard», un peu comme le cinéma…[/quote:2li88c7b]

    Je pense qu’il vau mieu créer les emplois avant des cursus hyperspecialisépourtroispostesenfrance.
    Sinon on va encore se retrouver avec des filiaires qui forment des chomeur ou des futur prof pour ladite filiaire…

  • 16.10 à 12:22

    Je me trompe peut-être mais la similarité de le news vient peut-être du fait qu’avant c’etait un projet, et que maintenant c’est une confirmation du projet. En politique, il y a le débat, puis le vote, puis l’application, ca dure des mois pour mettre en place un quelconque projet.

  • 16.10 à 12:10

    Reprenez les news d’il y a quelques mois… remplacer minisitre de la culture par premiers ministre et on a en gros la même news.

    L’aide apportée si je me souviens bien, c’est pour les jeux de catégorie AAA (en gros, pour UBI, splinter cell, prince of persia).

    Donc on ne verra pas l’émergence de nouveau studio, Atari(infogrammes) et Ubi mangeront des petits studios indépendants (souvenez vous, Evil Twin, publié par Ubi développé par In utéro, qu’en est il de la boite aujourd’hui ?). On donnera les moyens aux boites française de se EAiser…

    Et pourquoi pas plus de moyens de la part de l’éducation nationale pour inclure dans les fac d’art les métiers vidéoludiques (charactere designer, modeleur 3D, etc).
    Au japon, dans le métro, je me souviens que Konami propose un cursus scolaire pour former des gens dans le métier.
    Parce que pour l’instant pour rentrer dans le milieu, il faut avoir travaillé déjà dans le milieu ou y rentrer «par hasard», un peu comme le cinéma…

  • 16.10 à 10:34

    Moi je dis : attendons de voir les résultats avant de fustiger. :)

  • 14.10 à 10:16

    Ce que je voulais dire c’est que,plutôt que de chercher un moyen pour que les societés ne partent pas,en les subventionnant,ou faire des crédits d’impots,il pourrait par exemple faire passé la TVA sur les jeux vidéos a 5,5% au lieu de 19,6%,afin d’augmenter les marges donc la rentabilité des sociétes de jv francaises.Puis moi ce qui m’agace,c’est le coté UBI c’est francais,mais sur les 25 ou 30 jeux que la société fabrique,y en a pas plus de 2 ou 3 qui sont fait chez nous,un peu léger a mon gout pour faire la hola.
    Au rythme ou ça va dans 10 ans la moitié des salariés français seront payés grace a des subventions de l’état ou de bruxelles.
    Vous trouvez peut être ça bien ou normal pas moi,ce n’est pas de cette façon que l’on assure la péreinité économique,d’une société des ses salariés,ou d’un état,par contre si on veut creuser les déficits et exploser le budget national y a pas mieux,même si je doute que cette aide apportée aux sociétés de JV soit consequente.

  • 14.10 à 02:12

    [quote="tenjo":1eueouzx]Oui UBI est une société connue et reconnue,le problème c’est que cette société(c’est pas la seule) a 80% de ses salariés qui bosses a l’étranger :cry: .
    [b:1eueouzx]Alors donner du fric pour qu’une société délocalise les emplois[/b:1eueouzx];afin d’être plus rentable,et puisse faire cocorico on est super bon,et on gagne de l’argent,vive la france,je suis pas d’accord :evil:
    [/quote:1eueouzx]

    Je saisis pas trop ce que tu veux dire là. Les subventions dont on parle dans la news ne seront accordées qu’aux entreprises localisées en France. Justement, le but est de limiter les délocalisations dans ce cas précis.

  • 14.10 à 01:22

    Oué sauf que ta reflexions c’est un peu un grand melting Pot des problemes qui ont tous des origines diverses et variées.
    Et justement si on subventionne (attention ce qui suit n’est que pure théorie economique), c’est dans l’optique que le rapport Coût / production, soit a peut pret aussi interessant que si la firme délocalisais.

    Et enfin mystifier la délocalisation c’est rester un surface, et ne pas prendre en compte que dans certains cas c’est justifié (je ne cautionne pas, mais à l’heure de la mondialisation faut arreter ce chauvinisme primaire).

    M’enfon moi ce que j’en dit.

  • 14.10 à 01:13

    Oui UBI est une société connue et reconnue,le problème c’est que cette société(c’est pas la seule) a 80% de ses salariés qui bosses a l’étranger :cry: .
    Alors donner du fric pour qu’une société délocalise les emplois;afin d’être plus rentable,et puisse faire cocorico on est super bon,et on gagne de l’argent,vive la france,je suis pas d’accord :evil:
    Au lieu de créer un système économique,qui permette au gens et aux entreprises de vivre décement,et prospérer,nous on donne des subventions,après on s’étonne des licicenciments,des délocalisations,des faillites,ou du déficite du budget national:twisted:.

  • 14.10 à 08:07

    Ils ferai mieu de baisser les charges qui plombent toutes les nouvelles techno qui sont basée principalement sur le capital humain.
    Plutot que redistribuer de façon aléatoire au coup par coup dans tel ou tel secteur selon la mode du moment.

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