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20.12.2006 à 17h16 par |Source : AFJV

Jeu vidéo français : le crédit d’impôt rejeté par le Sénat

Les acteurs de l’industrie française du jeu vidéo vont devoir encoreattendre pour voir s’appliquer le fameux crédit d’impôt promis par le gouvernement depuis de nombreux mois. L’amendement prévoyant sa mise en place a en effet été rejeté par le Sénat la nuit dernière par 184 voix contre 122.

La mesure, qui a pour but d’aider les créateurs français face à la concurrence étrangère par le biais de rembousements partiels des coûts de développement, a donc un peu de plomb dans l’aile, ce que déplore Antoine Villette, PDG de Darkworks (Alone in the Dark : The New Nightmare, et plus récemment Cold Fear).

"[C'est]une grande déception, a-t-il déclaré à l’issue du vote. Nous ne comprenons pas les raisons de l’opposition à cette mesure sur laquelle nous avons travaillé en commun [avec les gouvernements successifs]."

Peut-être, au hasard, que les récents événements et le retour sur le devant de la scène du débat sur l’influence des jeux vidéo ont joué dans la décision des sénateurs.

[MAJ] Guillaume de Fondaumière, Président de l’Apom, s’est lui aussi dit choqué de la décision du Sénat vis-à-vis d’une mesure qu’il estime indispensable.

"Nous sommes atterrés par ce vote et le compte rendu de cette séance qui devait enfin entériner la mesure crédit d’impôt jeu vidéo tant attendue par les professionnels du secteur" a-t-il asséné.

"Après notre appel solennel la semaine dernière suite à"l’oubli" de la soutenance de cette mesure la semaine dernière au parlement, nous avions lancé un appel tout azimut par voix de presse pour que les sénateurs se mobilisent en faveur du jeu vidéo. Plusieurs Ministres – et pas des moindres – nous ont assuré du soutient du gouvernement. 11 sénateurs (UMP et SRDE) ont finalement présenté l’amendement au Sénat."

"Au final, les députés communistes et UMP ont voté à 182 voix contre l’amendement, laissant seuls les socialistes et quelques sénateurs de la majorité voter en faveur de cette mesure (122). C’est ahurissant…"

"Après 4 ans de discussions, nous avions élaboré ces trois derniers mois avec le gouvernement un agenda très précis sur la mise en place de la mesure CIP. Le Ministre de la Culture avait lui-même indiqué à Madame Kroes que les élus français allait voter le CIP avant la fin de la législation actuelle afin qu’elle puisse être mise en oeuvre immédiatement après le feu vert de Bruxelles. Cet agenda permettait, pour le cas où la Commission donnait son aval dans les six mois, d’accélérer le processus, la situation des studios français étant jugée très préoccupante. Je ne comprends pas cette cacophonie gouvernementale. Tous les domaines culturels ont obtenu leur crédit d’impôt ces deux dernières années, nous sommes le dindon de la farce."

"C’est lamentable" conclut-il.

  • 21.12 à 09:18

    C’est surtout un problème de mentalité. En france, les jeux vidéos, c’est fait pour les cons et (presque) par des cons. Le problème est bien là. Bon tout n’est pas tout noir, on a décoré quelques personnalités (Shigeru Miyamoto, Frédéric Raynal et Michel Ancel) sur notre sol, mais sans soutient financier ça fait un peu con.

    Surtout que c’est un marché en plein boom, certains pays l’ont déjà compris…

  • 20.12 à 05:30

    D’un autre coté, le credit d’impot a tout va c’ets pas une solution contre la delocalisation, d’auntat que la on parle de talents bruts, pas de MO pas chere.
    C’ets completement different, mais là ou le bat blaisse c’est quand on voit le tapis rouge que deroule le Canada pour les develloppeurs… J’ai pas souvenir que le Canada soit un pays a la MO pas chere ^^
    Bref, encore des histoire de gros sous qui ne feront que s’enfoncer encore la france un peu plus dans ce trou qu’elle creuse et qu’on appelle une tombe… helas
    [quote:bwyubob7]

    [/quote:bwyubob7]

  • 20.12 à 05:28

    on est pas arrivé alors…

  • 20.12 à 05:25

    Apparemment les sénateurs attendent que ça soit discuté et accepté au niveau européen. Les discussions pourraient reprendre après.

  • 20.12 à 05:23

    Oui et en plus ça pourrait aider à monter de nouvelles entreprises… Est-ce que ça va être ré-éxaminé plus tard ? Pourtant les retombées économiques pourraient être interessantes pour l’état ^^.

  • 20.12 à 05:09

    Les créateurs français ne disent pas vraiment «tant pis» je crois. Ils sont plutôt furax. ^^
    Y a encore pas mal d’activité de développement en France, tu prends le prochain Ghost Recon chez Ubisoft Paris, les studios de Michel Ancel (Ubi aussi) à Montpellier, Quantic Dream de David Cage sur Paris aussi, sans compter tous les studios indépendants. Tout n’est pas encore délocalisé. :)

  • 20.12 à 05:03

    Ben tant pis, c’est déjà délocalisé de toutes façons…

    Maintenant on est certain que cette main d’oeuvre ne reviendra pas en France.

    Au passage ce crédit n’a justement de sens qu’en contrepartie d’emplois créés en France, sinon, aucun intérêt. Mais je n’en connais pas les détails exacts…

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