1st Look

12.03 à 12h39 par |Source : Rédaction

1st Look > Splinter Cell : Conviction

Lorsque le 28 novembre 2002, Splinter Cell débarquait en exclusivité sur la première Xbox sortie en mars de cette même année, personne ne pouvait prédire que huit années plus tard, un cinquième épisode s'installerait sur la seconde console de Microsoft. Et pourtant, après l'épisode original, les expériences fournies par les suites que sont Pandora Tomorrow, Chaos Theory et Double Agent eurent le mérite d'imposer la présence et l'importance d'un Sam Fisher dans le paysage vidéoludique. Et pour rappel, si UbiSoft Montréal n'avait pas pris le risque de revoir une copie qui s'annonçait pourtant bien engagée, l'acte Conviction aurait été joué dès la fin d'année 2007.
Le merveilleux retour de l’oncle Sam

Toujours est-il que désormais, c’est un cru de 2010 qui se laisse goûter pour cette preview, apportant avec lui une série de changements qui devenaient indispensables pour relancer la saga. Car pour beaucoup d’entre nous, ce nouveau Splinter Cell : Conviction se résume en un trailer : celui de l’E3 2009, montrant un Sam Fisher vieillissant mais sans limites, plus violent, moins discret. Une transformation subtile remarquable, qui le rapprocherait plus d’un Jason Bourne ou d’un Jack Bauer que d’un simple agent secret à la retraite. Mais qu’on se le dise, ce changement n’est pas qu’un effet de style pour plaire aux nouveaux venus, car il s’inscrit dans une véritable démarche scénaristique et d’évolution du gameplay.




En effet, ce volet s’ouvre sur les désirs de vengeance de l’ancien agent secret, prêt à tout pour trouver des réponses sur la série d’évènements qui ont conduit à la mort de sa fille Sarah. Car contrairement à ce que laisser penser le scénario de Double Agent, il ne s’agissait pas d’un accident, mais d’un meurtre véritablement organisé. Pourquoi ? Pour quelles conséquences ? Autant de questions qui ne trouveront évidemment pas de réponses ici. Mais ce que l’on peut dire, c’est qu’il ne s’agit que d’une partie de l’histoire de Conviction qui, label "Tom Clancy" oblige, traitera de conflit géopolitique, mais aussi de l’homme qu’est Sam Fisher.

Cet angle d’approche, ce nouveau point de vue, on le doit au fait que dans le mode solo, le héros n’est plus le pantin de l’agence gouvernementale Echelon 3. Ce détail, qui rend Sam libre de ces mouvements et qui n’engage désormais que sa responsabilité propre, est donc l’élément déclencheur du nouveau gameplay, plus actif et jouissif. De fait, alors que la discrétion était synonyme de survie et de réussite de missions dans les épisodes précédents, la confrontation directe avec vos ennemis est une étape que vous ne pourrez pas éviter dans certains passages de Conviction.

Pour vous aider à traverser ce genre d’épreuves, vous pourrez donc compter sur le "Marquer & Exécuter", cette option qui vous permet de sélectionner en amont un nombre limité de cibles (humains ou éléments du décor) et d’éliminer le tout en appuyant sur un simple bouton. Un enchainement bien pratique, mais qui se mérite, car il est nécessaire de vaincre certains gêneurs au corps à corps pour y avoir droit. Et si vous ajoutez à cela que chaque arme ne donne pas droit au même nombre d’éléments à marquer, vous obtiendrez exactement le type de garde-fou qui évite de rendre le jeu trop simple. Dans le cas où la situation dégénérerez, vous pourrez aussi compter sur l’option "dernière position connue", qui vous signalera à l’écran et par la présence d’une silhouette blanche, le dernier endroit où l’ennemi vous a aperçu. Les plus aguerris iront donc se placer à un endroit judicieux pour surprendre les malheureux qui se rendront à l’endroit en question, lorsque les autres décideront de contourner le problème.

Enfin, en rendant Sam Fisher moins dépendant à la flopée de gadgets qui l’accompagnait à l’époque, la maniabilité s’en retrouve allégée et beaucoup plus réactive. Tout comme l’interface visuelle d’ailleurs, qui incruste les objectifs et autres dans les murs qui vous entourent, ou qui passe simplement et naturellement au noir et blanc pour vous signaler que vous êtes dans l’ombre. On le voit, Conviction joue principalement sur le sentiment de nouveauté. Mais qu’on se rassure aussi, il n’est pas question ici de transformer la pépite en jeu d’action bourrin. Se précipiter est synonyme de mort rapide et violente, et j’en veux pour preuve la première demi-heure de jeu, lorsqu’une certaine personne vous demandera de passer un simple hangar rempli de militaires privés…



Et à deux, c’est (encore) mieux

Arrive maintenant le mode Co-opération ! Derrière cet espace essentiel de Splinter Cell : Conviction se cache deux parties : Le Prologue, véritable préquelle de l’histoire du mode solo et mettant en scène deux agents (américain et russe) à la recherche de quatre bombes EMP, et les Opérations Spéciales, regroupant les différentes missions multijoueurs.

Pour le Prologue, que dire à part qu’il s’agit là d’une incroyable pépite de jouabilité pour les deux joueurs qui se prêteront à cette aventure. Toutes les fonctionnalités décrites plus haut s’en retrouvent décuplés par la présence d’un autre joueur et place la stratégie et la communication au coeur même de ce système, pour environ quatre à six heures de jeu. De son côté, les Opérations Spéciales (aussi jouable en solo pour la plupart) permet de se lâcher un peu en passant par le mode Chasseur (élimination d’ennemis dans une zone donnée), le mode Infiltration (variante du mode Chasseur, mais où la discrétion est la condition sine qua none à la réussite), le mode Survie (défense de zone) et enfin le mode duel qu’on ne présente pas.


Splinter Cell : Conviction – Trailer Histoire

envoyé par Xbox-Mag

Alors voilà, avec un mode solo renouvelé et une partie multi sérieuse, ce Splinter Cell Conviction semble avoir les cartes en main pour sortir Sam Fisher de l'ombre dans laquelle on l'avait laissé depuis trop longtemps. On notera toutefois que le doublage français de Sam Fisher, bien que proche du timbre de l'équivalent anglais, n'est pas des plus harmonieux. Un maigre détail qui n'entame en rien le plaisir de découvrir ce jeu dans son intégralité en avril prochain.
  • 21.03 à 09:57

    Alors voilà. La démo étant sorti, j’imagine, Spry, que tu as pu l’essayer.

    Ayant été vraiment déçu par l’aspect technique et par le jeu d’acteur, j’aimerai savoir si la version à laquelle tu as pu t’essayer était plus réussie (surtout graphiquement en fait). Certains avancent que la démo est tiré d’une version plus ancienne et donc pas forcément représentative du jeu qui sortira prochainement.

    T’en penses quoi ? :)

  • 13.03 à 11:13

    oki! Sinon les niveaux sont ils sufisament large pour contourné ou avancé de façon libre dans le niveau ? Un peu comme Chaos theory.

  • 12.03 à 11:39

    En fait, ce n’est pas la qualité de la voix qui pose problème, c’est le jeu d’acteur. Les premières minutes sont assez déroutantes, car lors d’un tutorial, il est censé raconter une histoire à sa fille, et on a l’impression qu’il est sur le terrain !

    Sinon, graphiquement parlant, c’est pas mal du tout, mais il faut replacer ça dans son contexte : niveaux de nuit, évolution dans des bureaux ou dans un complexe militaire… Des lieux assez faciles à mettre en scène en fait. Pour la modélisation des visages, on est pas dans Mass Effect, mais ça a quand même de la gueule.

  • 12.03 à 10:18

    Pour la voix, sachant que c’est toujours le même doubleur, pas de soucis. Et quid de l’aspect graphique ? Parce que même si ce n’est pas le principal, les Splinter ou toujours été au top sur la technique (Chaos theory Xbox qui pouvais passer pour un jeu 360 de première génération sans soucis).