1st Look

22.12 à 21h50 par |Source : Rédaction

1st Look > Breach

Spécialisé dans les jeux de guerre depuis les années 90 et la prestigieuse série des Close Combat, Atomic Games a récemment fait parler de lui avec son titre «réaliste» 6 Days to Fallujah. Loin des contextes politico-polémiques, le studio repart au front en alignant Breach, un FPS essentiellement multi-joueurs. Quels sont les atouts de ce titre à petit prix pour se démarquer face aux mastodontes CoD et BFBC 2 ? Premier aperçu pad en main.

Sortez couverts


Breach se présente comme un FPS tactique, et propose donc une gestion des couvertures qui rappelle celle de Rainbow Six Vegas ou encore des TPS en vogue. L’alternance entre la vue à la première personne et celle à couvert est assez bien gérée, même si la visée Ironsight est assez délicate à enchaîner avec précision depuis une couverture. Le joueur peut également arroser depuis sa couverture au petit bonheur la chance, ce qui se révèle plus dissuasif qu’autre chose. Toujours dans une optique "simulationniste", cette même visée Ironsight est particulièrement lente et il est assez difficile de suivre une cible en mouvement. Pour compenser ce manque de nervosité dans la visée, les impacts sont meurtriers et une rafale bien placée est toujours fatale. D’où l’importance de se mettre à couvert, ce qui vous permet de progresser sur les cartes. En revanche, les grenades manquaient de patate et les trajectoires de lancée étaient parfois fantaisistes.



Les deux maps (parmi les cinq au total) que nous avons pu essayer, Ascension et Passage étaient vastes (rien à voir avec les grandes étendues de certaines maps de BFBC 2 cependant), ce qui se comprend puisque le jeu peut accueillir jusqu’à 16 joueurs. Malgré un aspect couloir assez prononcé, elles proposent de nombreux chemins pour progresser. A noter que le relief des cartes est très marqué, on n’a pas l’impression de se battre sur un terrain vague mais bien dans un environnement naturel. Malheureusement, nous n’étions que quatre lors de la présentation, ce qui rend délicat un verdict tranché sur le gameplay et même le caractère spectaculaire de Breach. On notera tout de même le déplacement lent des combattants, pour ne pas dire mollasson. Pour des soldats, ils ne semblaient pas au top de leur forme ! Malgré cela, au bout de deux heures pad en main, on a le sentiment agréable que le moteur physique de Breach et la conception des maps proposent de nombreuses options tactiques pour renouveler vos parties.

Tout péter !


Le réalisme est sans aucun doute le cheval de bataille du titre d’Atomic Studio et cette volonté se concrétise à l’écran grâce au moteur maison, l’Hydrogen Engine, qui gère la destruction des éléments du décor de manière assez précise. Si vous tirez à la M60 sur des parois en bois, les balles traverseront et pourront tuer sans problème l’imprudent qui se croyait à l’abri pour finalement la faire voler en éclats (la paroi pas l’imprudent !). De même, les couvertures en béton ne résisteront pas longtemps aux explosions des roquettes et autres grenades disponibles, tandis que les sacs de sable pourront être dispersés au gros calibre. Mieux, de nombreux bâtiments sont construits sur pilotis et s’effondrent avec grands fracas si on en détruit les supports. Le jeu utilise à fond cette gestion des dommages et les maps proposent de nombreux bâtiments qui abritent souvent des armes sur pied. Pour les prendre d’assaut, le must sera alors de faire exploser un des murs, ou même le plafond, et de prendre par surprise l’ennemi qui interdisait l’entrée par la porte. Attention cependant à progresser en silence car, grâce à un gadget accessible à tous les joueurs, l’Oreille Bionique (Steve Austin sort de ce corps !), vos ennemis apparaîtront sur la mini map dès que vous les entendrez courir ou tirer.



L’arsenal mis à votre disposition par défaut est assez restreint, heureusement des caisses de munitions sont disséminées sur la map, mais également des armes lourdes comme des lances roquettes qui vous permettront d’exploiter à fond les possibilités de l’Hydrogen Engine. Tout comme les armes fixes, ces caisses deviennent souvent des zones stratégiques à tenir,des zones à tenir, quel que soit le mode de jeu. Vous débloquerez des armes (jusqu’à 22), des gadgets et même des classes (parmi 5) en récoltant de l’XP. Entre le classique fusilier, mitrailleur ou expert en démolition, rien que du classique, c’est presque sage. Nous n’avons pas pu essayer le sniper (Recon) qui devrait être à son avantage, vues la vitesse des déplacements et la configuration des maps assez étroites. Un fois encore, on regrettera de ne pas avoir pu tester le titre avec un plus grand nombre de joueurs pour mieux jauger de l’équilibre des classes et de l’impact réel des nombreuses promesses de Breach.

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