16.07 à 09h42 par |Source : Rédaction

Jeremy McGrath’s Offroad

Quand l'ex-star de la motocross des années 90 troque son guidon pour un volant et quatre pneus à crampons, cela donne Jeremy McGrath's Offroad. Si la légende américaine a déjà prêté son nom à bon nombre de softs, sortis sur Nintendo64, Playstation 2 ou encore Dreamcast, c'est un véritable challenge qu'elle tente en débarquant sur le Xbox Live Arcade. Difficile de se faire une place sur un catalogue désormais bien rempli. Mais en allant au-delà de quelques préjugés, il se pourrait bien que l'on se rende compte que Jeremy McGrath's Offroad est plus qu'un jeu avec un nom.

Jean Alesi style

L’évènement est toujours d’actualité, mais certains d’entre nous on peut-être en mémoire ce rendez-vous de choix pour tout bon amateur de motocross lorsqu’il passait à la télévision dans les années 1990 : le supercross de Bercy. Et oui, il fut un temps où on pouvait passer un bon moment en regardant TF1, même en plein mois de novembre. A cette époque, un homme survolait littéralement le monde du supercross : Jeremy McGrath. Une légende qui donne aujourd’hui son nom à un nouveau jeu de courses sur le Xbox Live Arcade. Ce n’est pas la première fois que le monsieur se prête à l’exercice, à la différence qu’il n’est pas question cette fois-ci de motos mais bel et bien de véhicules à quatre roues. Buggy, voitures de rallye ou encore trophy trucks sont trois des cinq types d’engins à piloter sur les six circuits que compte le soft. Comme indiqué dans le titre du jeu, pas un cm² de bitume ici, tout se déroule sur des revêtements bien propices aux glissades et autres sauts en longueur. Au programme de Jeremy McGrath’s Offroad et ses menus pas franchement aguicheurs, on retrouve les modes arcade, carrière et l’incontournable multijoueur sur le Xbox Live. Pas moyen de faire face à ses amis sur une même console et c’est bien dommage, surtout lorsque l’on découvre que le parti pris du soft s’y serait bien prêté car il est très simple : rouler à fond, à fond, à fond.



Et hop, dans les graviers ! Et bien non, même pas. Jeremy McGrath’s Offroad est un soft résolument tourné vers l’arcade et ne demande pas grand chose pour être bien appréhendé. En clair le frein ne sert quasiment à rien, la sensation de grip est au rendez-vous pour ces véhicules qui, en dépit des différences propres à leurs classes, ont un commun une prise en mains très agréable. Les tours propres s’enchainent rapidement, le plaisir est immédiatement au rendez-vous. Si l’on veut bien se classer sur le Xbox Live il faudra tout de même bien analyser les parcours pour prendre à son avantage les spécificités des tracés, et maitriser le "turbo". Il s’agit en fait de l’embrayage et il faut donc apprendre à appuyer au bon moment pour donner au véhicule le petit coup d’impulsion qui fait la différence. Voilà tout ce qui demande un peu d’investissement. Et encore, sans trop forcer, on vient assez facilement à bout des adversaires, voire bien trop facilement. La difficulté amateur est à bannir, la semi-pro doit servir les premières courses et une fois le véhicule un peu amélioré, il est grandement conseillé de jouer en difficulté pro. Le vrai challenge se trouve donc du côté du mode en ligne, pouvant accueillir jusqu’à huit joueurs. Si l’on peine parfois à trouver des joueurs (mieux vaut se caler sur les horaires des nos compères américains), il n’y a absolument rien à redire sur la stabilité des parties, ça va toujours aussi vite. C’est qu’il aurait été dommage de ne pas profiter ici encore du bon travail effectué sur certains aspects techniques du soft.

Rock’n'Roll racing

Jeremy McGrath’s Offroad est un peu le jeu de tous les extrêmes. Il sait se montrer impressionnant comme il peut parfois pêcher sur des choses à première vue insignifiantes, puis plus gênantes lorsque mises bout à bout. Le gros point fort du soft, appuyant de fait les excellentes sensations de conduite, se trouve dans la stabilité et la vivacité de l’action. L’affichage à soixante images par secondes se ressent et donne véritablement du punch aux courses. En contre-partie, de grandes concessions sont faites sur d’autres aspects techniques, en particulier du côté des graphismes : quelques jolis effets de lumière mais un manque flagrant de détails, notamment sur la piste. Pas de traces à la Sega Rally, le tout est un peu trop lisse, la palme revenant aux véhicules, tous sans exceptions. L’ensemble est néanmoins propre et pas désagréable à regarder ; regroupant un peu tous les types d’environnements hostiles (désert de roche, forêt tropicale, piste enneigée…), Jeremy McGrath’s Offroad parvient à offrir une bonne dose de diversité. Il sait même se rendre addictif en intégrant un système d’expérience simple et efficace : un dépassement, un tour en tête, un saut, etc… permettent d’engranger des points autorisant l’amélioration des véhicules sur quatre aspects : maniabilité, accélération, vitesse et freinage. Voilà un point qui, au-delà de son impact sur la durée de vie, ne doit absolument pas être négligé si l’on veut s’en sortir en multijoueur, ce mode prenant en compte toutes ces améliorations.



Le mode carrière est donc le bon endroit pour se faire les dents et engranger de l’expérience. Composé de vingt-trois épreuves, principalement des courses (sauf pour un circuit pensé pour le rallye), il affiche rapidement les limites du soft en termes de contenu. Environ trois heures suffiront à survoler le championnat… Avec le plaisir pris au volant de ces engins, on n’était pas contre quelques heures de plus, même en considérant le support choisi par les développeurs et le tarif abordable. Le nombre de circuits est bon mais peut-être que ce mode de jeu aurait gagné en intérêt s’il avait proposé plus de façons d’aborder la course : plus de rallye, des défis, du contre-la-montre (disponible en mode arcade) ou pourquoi pas de l’endurance ? On peut encore reprocher à Jeremy McGrath’s Offroad un certain manque de détails, comme des indicateurs sur l’écart qui nous sépare de nos adversaires (affiché seulement sur les épreuves de rallyes), des réglages des véhicules qui soient un peu plus que "lents mais stables" ou "rapides mais instables". Il ne manque pas grand chose au titre de 2XL pour être excellent. Mais il est tout de même un très bon jeu de courses un peu inspiré par Baja, pas mal par Sega Rally, et mérite franchement votre attention si vous êtes un acharné du champignon.

  • Dou
    26.07 à 12:59

    Le défaut number one est de loiiiiiin le fait qu’il n’y ai pas de multijoueurs local. D’ailleurs c’est assez étrange cette mode de supprimer les multijoueurs local. Les joueurs n’ont plus d’ami dans la vrai vie ?

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