12.09 à 16h49 par |Source : Rédaction

Red Johnson’s Chronicles – Seul Contre Tous

Totalement absent de la ludothèque Xbox 360 durant plus de cinq ans, Lexis Numérique est bien décidé à rattraper son retard. Après s'être chargé de la publication d'AMY en début d'année sur le Xbox Live Arcade, l'éditeur français effectue déjà son retour sur le service en nous proposant de découvrir Red Johnson Chronicles - Seul contre Tous, un soft résolument différent de la production de Paul Cuisset. Après un survival-horror qui n'aura pas totalement convaincu les joueurs, l'éditeur s'en remet désormais à l'expérience de ses studios internes pour s'imposer sur le service de téléchargement de Microsoft. Deuxième essai transformé ?
Précis comme Magic Johnson

Un an après la sortie de Red Johnson’s Chronicles en exclusivité sur le Playstation Network, le jeune détective revient traîner ses guêtres sur le marché du jeu dématérialisé en n’oubliant pas cette fois-ci de faire un crochet du côté du Xbox Live Arcade. Sous-titré "Seul contre Tous", ce nouvel opus de la jeune franchise fait suite aux événements qui ont marqué la fin de l’opus précédent sans handicaper pour autant les joueurs qui découvrent la licence par le biais de ce second épisode. Une bonne chose pour les joueurs Xbox 360 qui n’ont aucun moyen, si ce n’est faire l’acquisition d’une Playstation 3, de s’essayer au prologue des chroniques de Red. C’est donc les fesses posées dans un siège installé au fond d’un troquet miteux que notre jeune héros va débuter sa nouvelle aventure, entrainant le joueur dans un point’n click aux mécanismes très classiques et adaptés à la manette Xbox 360 de façon tout à fait correcte. Forcément, certains joueurs pesteront devant cet énorme cercle blanc faisant office de curseur de souris, n’hésitant pas à souligner le manque de précision de certaines actions. Les autres se contenteront du travail effectué par les équipes expérimentées de Lexis Numérique, pour un résultat qui leur permet d’appréhender, de façon suffisamment confortable, un genre qui manque cruellement à la ludothèque de la Xbox 360.



Comme dans n’importe quel point’n click, le joueur va donc devoir récolter des indices, obtenir des informations auprès de différents protagonistes et résoudre des énigmes afin de faire progresser une enquête riche en rebondissements qui tiendra le joueur en haleine durant un peu plus de six heures. Des actions auxquelles viennent s’ajouter divers mini-jeux sympathiques mais aussi quelques phases de QTE qui apparaissent à des moments parfois inopportuns. Cette volonté de diversifier au maximum le gameplay permet néanmoins de donner un certain rythme à l’aventure, loin des jeux qui se concentrent quasi-exclusivement sur la recherche et l’exploration, aussi banales et ennuyeuses puissent-elles être.


Dopé comme Ben Johnson ?

Au delà de cette diversité, Red Johnson’s Chronicles possède également d’autres atouts à faire valoir, à commencer par ses énigmes. Généralement tirée de jeux de société mondialement connu comme le picross ou le sudoku, elles apparaissent la plupart du temps cohérentes, inattendues et parfois même grisantes. Qu’elles soient basées sur la logique ou le sens de l’observation, elles parviennent à s’imbriquer parfaitement dans l’ambiance polar du titre. Pour vous aider à les résoudre Saul, copie conforme d’Huggy les Bons Tuyaux, peut vous distiller de précieux conseils – moyennant finance – au cas où vous sécheriez, chose qui risque d’arriver plus d’une fois. La faute à la complexité en elle-même des énigmes mais aussi parfois à cause de petites imprécisions dans certains éléments traduits qui obligent le joueur à résoudre l’énigme en procédant par élimination ou à tâtons. Un comble pour un jeu développé par une équipe française… De même, la méthode de sélection des réponses lors de questionnaires à choix multiples en déstabilisera certainement plus d’un au départ, et ne manquera pas de faire échouer le joueur qui sélectionnera une autre réponse que celle désirée.


Des défauts que l’on oublie rapidement à mesure que l’enquête progresse. L’alternance de cinématiques en noir et blanc et de décors aux couleurs sépias offrent également un certain cachet à ce Red Johnson Chronicles – Seul contre Tous et renforce le côté malsain des bas-fonds de Metropolis. Des détails qui permettent de s’immerger rapidement dans l’ambiance polar du titre. La modélisation des personnages particulièrement soignée contribue également à cet état de fait, tout comme la bande-sonore minimaliste qui sonne toujours juste. A l’image d’un Runaway, référence du genre s’il en est, le titre de Lexis Numérique apporte également une touche d’humour bienvenue qui parvient régulièrement à décrocher des sourires chez le joueur.

http://www.dailymotion.com/video/xtbyt5

  • 13.09 à 12:30

    Je ne doute pas qu’il soit bon mais la démo m’a ennuyé (3 heures de cinématiques pour ouvrir un petit sac…) donc ce sera sans moi.

  • 13.09 à 08:45

    Ils pourraient freiner un peu les sorties live arcade, ça devient quasi impossible de suivre la cadence.

    Quelle horreur, un service de qualité qui enchaine les titres intéressants, mais de qui se fiche-t-on !

    Ne retire pas le XBLA à MS, il ne reste plus que ça à la 360, la pauvre.

  • 12.09 à 07:37

    Tiens je ne l’ai pas vu venir celui là. Une bonne surprise apparemment mais je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps… Ils pourraient freiner un peu les sorties live arcade, ça devient quasi impossible de suivre la cadence.

  • 12.09 à 07:07

    En général quand on parle d’erreur de traduction, c’est que le jeu est en français

  • 12.09 à 03:29

    Tu ne le précise pas dans le test, mais le jeu est-il en français ?

  • 12.09 à 03:04

    Totalement absent de la ludothèque Xbox 360 durant plus de cinq ans, Lexis Numérique est bien décidé à rattraper son retard. Après s’être chargé de la publication d’AMY en début d’année sur le Xbox Live Arcade, l’éditeur français effectue déjà son retour sur le service en nous proposant de découvrir Red Johnson Chronicles – Seul contre Tous, un soft résolument différent de la production de Paul Cuisset.

    Lire la suite

On en parle aussi