29.01 à 04h32 par - Rédacteur |Source : Rédaction

The Cave

Auréolé d’un glorieux passé, c’est avec un tout nouveau jeu que le sieur Ron Gilbert revient timidement sur le devant de la scène après un sympathique DeathSpank. Nouveau, il faut le dire vite, puisqu’aux dires du développeur, le concept de The Cave lui trotte dans la tête depuis maintenant plusieurs années. Cela n’étonnera alors personne de constater que ce dernier possède quelques similitudes avec un certain Maniac Mansion. Ce qui n'est bien évidemment pas pour nous déplaire.

Hommes des Cavernes

Le point de départ de The Cave est très simple. Sept individus, allant du péquenaud au moine tibétain, en passant par la voyageuse temporelle, partent à l’exploration d’une mystérieuse caverne. Leur petite escapade spéléologique est pour chacun d’eux l’occasion d’effectuer une introspection et de plonger, littéralement, au plus profond d’eux même. Tous ont une raison bien précise pour entrer dans cette caverne. Raison que vous découvrirez à mesure que vous explorez celle-ci.


Leurs aventures sont narrées, non par les explorateurs eux-mêmes qui restent muets comme des carpes, mais par la Caverne en personne, véritable personnage à part entière. Ce narrateur insolite n’hésite pas à commenter chacun de vos faits et gestes, et ce non sans un certain humour, Ron Gilbert oblige. Le monsieur n’a effectivement rien perdu de son talent d’écriture avec le temps et de nombreuses situations ou interventions de la Caverne ne manqueront pas de vous faire sourire. C’est donc le sourire aux lèvres que vous vous enfoncez dans ce bien étrange narrateur (…), et levez le voile sur les motivations qui guident nos aventuriers. Ces derniers sont en effet loin d’être les preux chevaliers ou gentils bambins qu’ils paraissent être. Vous vous apercevrez, à l’aide de scénettes éparpillées dans la caverne, qu’ils sont en réalité de véritables imposteurs, couards, menteurs voire assassins !

L’allégorie de la caverne par Ron Gilbert

Pas de menu ou d’écran titre dans The Cave. Le jeu s’ouvre directement sur ces sept explorateurs du dimanche (huit en réalité, mais les jumeaux ne comptent que pour un personnage). A vous d’en choisir trois avec lesquels vous partirez à l’aventure. Le choix de ces trois personnages conditionne les niveaux que vous traverserez. Si vous prenez le Chevalier, vous explorerez alors un château médiéval, ou une maison londonienne pour les jumeaux, etc… Tous disposent d’une capacité spéciale qui leur est propre. Le Chevalier toujours, est par exemple capable d’être temporairement invincible. A vous de les utiliser à bon escient pour résoudre les différentes énigmes. A l’image d’un certain Maniac Mansion en somme. A la différence près qu’il n’y a cette fois-ci aucune gestion d’inventaire, puisque vos personnages ne peuvent porter qu’un objet à la fois.


Enfin, entre les niveaux propres à chaque personnage, vous traversez également d’autres niveaux, communs à tous cette fois-ci. La résolution des énigmes, qui loin d’être difficiles vous feront néanmoins cogiter un petit moment, s’appuie donc sur la coopération de vos trois personnages. D’autres au contraire sont propres à l’un d’eux et reposent sur sa seule capacité spéciale. Les habitués du genre ne peineront pas beaucoup, puisque les puzzles et autres énigmes reposent pour l’essentiel sur l’activation de leviers. Nous sommes donc loin de la difficulté et de l’absurdité (dans le bon sens du terme) auxquelles nous avait habitué Ron Gilbert.

Explorer la caverne de fond en comble ne vous prendra donc que quelques heures. Disons en moyenne cinq heures lors de votre première partie. Mais rassurez-vous, il vous reste encore à explorer la caverne avec les quatre autres personnages restant, ce qui gonfle donc la durée de vie de quelques petites heures. Cependant vous devez également repasser par les niveaux communs à tous. Niveaux faisables alors en moins de cinq minutes lorsque vous connaissez la solution aux puzzles. Si le cœur vous en dit, vous avez également la possibilité de jouer, en local, avec deux amis. Les joueurs incarnent alors chacun un personnage. Mais comme en solo, un seul d’entre eux peut se déplacer, les deux autres étant condamnés à attendre leur tour. L’expérience de jeu, seul ou à trois, et alors peu ou prou la même. En réalité, vous constaterez très rapidement que The Cave est une aventure avant tout solitaire et déciderez de renvoyer vos amis chez eux.

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