Dossier

07.10.2018 à 08h15 par - Rédacteur en Chef

Le Morceau du Dimanche enquête avec York et Zack sur l’OST de Deadly Premonition

Pas vrai Zack ?

On se retrouve comme chaque semaine pour un petit Morceau du Dimanche, le moment de la semaine où on lâche le pad pour mieux le reprendre après l'écoute d'un bout de bande-originale qui vaut le détour. On s'intéresse aujourd'hui à un jeu né de l'esprit d'un créateur pour qui la musique est véritablement quelque chose d'essentiel, un maillon clé de l'expérience proposée. On l'a vu avec D4, peut-être que cela se reproduira bientôt avec The MISSING: J.J. Macfield and the Island of Memories ; mais c'est surtout avec Deadly Premonition et son OST que SWERY a exprimé le mieux sa vision unique, une et indivisible, du jeu vidéo.

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Deadly Premonition, c’est l’histoire d’un grand écart, probablement le plus grand à avoir eu lieu sur Xbox 360. C’est le grand écart entre de fabuleuses qualités de narration, d’ambiance, de références en tous genres allant de Twin Peaks aux Ramones et à l’opposé, un rendu techniquement abominable pour un jeu sorti en 2010, des combats sans grand intérêt et -qui peut l’oublier- une conduite des véhicules qui est un genre à elle toute seule. Tout ce qu’il faut pour faire un jeu culte en somme.

Oui Deadly Premonition est un jeu schizophrène, un jeu qui nous dépasse, un jeu où observer le personnage principal s’adresser en permanence à quelqu’un qui n’est pas là est loin d’être la chose la plus bizarre qu’il ait à nous offrir. Mais s’il y a bien un aspect du titre qui est très clair et qui a su fédérer autour de lui la plupart des critiques, c’est la bande-originale de Deadly Premonition. Fantasque jusqu’au bout des doigts, SWERY a cherché avec ses trois compositeurs (Riyou Kinugasa, Takuya Kobayashi et Hiromi Mizutani) à donner à chaque type de situation une musique en accord parfait.

Du sifflement de l’homme détendu qui se balade en forêt à l’amas de sons distordus que ne renierait pas Sonic Youth, Deadly Premoniton passe par tous les états. Mais il y a un morceau en particulier qui revient souvent et colle particulièrement à l’ambiance américano-policière/surnaturelle du titre : il s’agit de The Woods and the Goddess et on l’écoute ici et maintenant.

Si Deadly Premonition titille votre curiosité (et c’est bien !) vous pouvez retrouver notre test du jeu à cette adresse, tandis que l’on vous rappelle que celui-ci est jouable sur Xbox One grâce à la rétrocompatibilité.

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