Jeux

Agents of Mayhem

Action/Aventure | Edité par DeepSilver | Développé par Volition

1/5
One : 18 août 2017
04.09 à 22h37 par

Test : Agents of Mayhem sur Xbox One

Quatre années après un Saints Row IV, aussi osé qu’exceptionnellement grisant à parcourir, Volition se lance dans une nouvelle aventure avec Agents of Mayhem. Ce spin-off de la saga Saints Row s'oriente vers un jeu d'action dynamique avec gestion de héros et le tout avec son humour habituel. Il ne faut jamais cracher sur une nouvelle licence mais le risque n'était-il pas trop grand ?

Agents of Mayhem porte bien son titre puisque nous contrôlons des membres de l’agence de Mayhem qui doivent sauver le monde d’une organisation malveillante. Du nom de Legion et dirigée par le machiavélique Docteur Babylon, cette organisation cherche à détruire l’agence de Mayhem et à mettre mainmise sur le monde dans sa globalité en commençant par la Corée du Sud et plus précisément dans un Séoul futuriste. Précisons également que même si Agents of Mayhem semble être un spin-off de la saga Saints Row, les rapports entre les deux titres sont bien trop minimes et anecdotiques. Malheureusement pour les fans du studio, Volition semble avoir perdu quelque chose d’important en route. De la démesure ? Du fun ? De l’humour ? En effet, Agents of Mayhem est aux antipodes de ce qui avait fait le succès de la saga Saints Row en général et de surtout Saints Row IV. Pire encore, il est également à l’exact opposé de tout ce qu’il mettait en avant dans sa campagne marketing. Vous pensiez que le délire de la musique de Magnun ou autre laissait entrevoir un délire parodique totalement assumé de cette époque ? Et bien pas vraiment, Agents of Mayhem rend hommage et parodie un peu cette époque avec notamment les séries animées créées pour vendre des jouets mais rien d’autre. Le jeu est fade à un point inimaginable et les seuls sourires que fera décrocher le titre se compteront sur les doigts de votre main et généralement dans des passages très secondaires. Par secondaire nous voulons dire des discutions de personnages, tout dépend duquel est choisi, et qui se déroule pendant l’action. Et quand un studio propose ses meilleures délires dans des textes illisibles à cause de leurs tailles, de leurs incrustations avec le décor et le tout en pleine action c’est que le problème est grave.

Heureusement pour contrebalancer tout ceci, nous avons quelques cinématiques en animation plutôt agréables à l’œil et qui entrent parfaitement dans le délire parodique/hommage des animés du type G.I. Joe ou M.A.S.K. Une idée qui a son charme et qui permet un minimum de travailler un scénario qui ne dépasse pas la taille d’un post-it. Bref, du côté de l’humour et de la prise de risque, Agents of Mayhem déçoit et puisque c’était la principale force du studio, nous ne comprenons pas vraiment l’idée d’être sage au point d’être aussi creux et vide. Comme vous pouvez l’imaginer, il est dans le devoir de l’agence de recruter afin de contrecarrer les plans du Docteur Babylon et c’est surement la meilleure chose que propose le titre. En effet, Agents of Mayhem propose une douzaine d’agents afin de choisir son trio dans le but de tuer du méchant et faire pleuvoir les explosions dans Séoul. Il faudra donc passer par la base d’opération de Mayhem, l’ARK, afin de faire progresser les compétences de nos personnages à l’aide de points et de cristaux disséminés dans tout Séoul. Armes, pouvoirs et autres objets sont donc au rendez-vous à l’ARK en plus de la gestion de missions secondaires pour libérer des continents en envoyant un agent en mission.

« Agents of Mayhem propose un gameplay arcade aussi dynamique que grisant à jouer »

Revenons aux agents qui possèdent donc leurs propres capacités et leurs propres personnalités avec notamment une cinématique qui introduit le personnage. Malgré des designs assez génériques, les agents peuvent se montrer intéressant avec leurs personnalités. Tant du côté d’Hollywood, le Johnny Cage d’Agents of Mayhem que du côté de Scheherazade, la ninja toute droite sortie de la Ligue des Ombres de DC Comics en passant par l’hooligan fan de football, Red Card. Il y a également quelques costumes à dispositions qui font référence à la culture populaire (Harley Quinn, Wonder Woman, Magnum, Iron Man, Hulk …) mais en soi rien de bien extraordinaire. Cela dit, même si le gameplay prédomine sur le choix des agents, vous devrez également choisir vos personnages préférés via leurs apparences et leurs personnalités. Parlons un peu du cœur du jeu avec le gameplay et à défaut d’un intérêt scénaristique, il faut bien avouer que ce Agents of Mayhem propose quelque chose de plutôt dynamique et grisant à jouer. Lors de chaque mission vous aurez trois agents à choisir afin de profiter pleinement de leurs capacités spéciales, tant dans les attaques de bases (Katana, arc ou encore mitrailleuses) que dans les ultimes (invisibilité, bombardement…). Ajoutons à cela un gameplay arcade qui n’est pas sans rappeler un certain ReCore avec une fluidité de mouvement agréable et ce besoin d’être sans-cesse en mouvement et de son fameux triple-saut. Nous n’aurions pas craché sur la possibilité de grinder façon Sunset Overdrive, mais malheureusement il faudra contenter des véhicules dans une conduite totalement arcade. Nous avons donc droit à un gameplay plutôt grisant mais les situations se répètent sans-cesse à tel point qu’il faut attendre les combats de boss pour trouver un véritable intérêt d’utiliser le switch de nos trois héros et d’utiliser pleinement leurs capacités. D’ailleurs les boss ne sont pas réellement mauvais mais ils restent totalement oubliables et nous sommes très loin de la relation et du délire qui accompagne ‘Le Président Vs Zinyak’, autant dire que Volition loupe encore le coche.

Du coup, ce très bon gameplay arcade est utilisé dans plus d’une vingtaine d’heure de recyclage qui donne l’un des jeux les plus répétitifs que nous ayons pu voir. C’est simple, en dehors de quelques missions dans Séoul, tout se déroule dans la même base. Seuls les chemins et les directions changent mais les décors et les objectifs restent. Entrer, pirater, tuer, pirater, tuer, sortir : Voilà le schéma d’Agents of Mayhem et avec un tel recyclage, nous nous demandons clairement ce qu’a produit le studio pendant quatre ans ? C’est très simple, si vous trouvez les missions répétitives au départ, dites-vous que c’est la même chose pendant tout le jeu et avec les mêmes ennemis. Mission principale et mission secondaire, c’est du pareil au même, sans le petit côté ‘histoire’ inutile. Rébarbatif et répétitif sont clairement les mots à utiliser pour parler d’Agents of Mayhem sachant que le jeu n’ose rien et est clairement bien trop sage pour ce qu’il aurait dû être. D’ailleurs faut-il réellement parler de ce Séoul sans vie et avec une intelligence artificielle qui cause des accidents de la route sans raison ? Heureusement il y a quelques coins sympathiques, mais entre deux zones copier/coller et c’est bien dommage. Techniquement, le titre est dans la même lignée avec des textures indigne d’un jeu de 2017, du clipping et une physique des véhicules totalement incompréhensible. Heureusement, le titre s’offre quelques bonnes idées artistiques avec un petit côté cel-shading notamment au niveau des effets de particules et une physique qui permet de jouer avec les explosions. Heureusement que le titre se montre stable, en dehors de quelques rare passages, sinon le titre aurait ruiné le plaisir de jeu. Nous ne parlerons même pas des musiques qui ne sont pas du tout marquantes et mises en avant.

1/5
Au final, la prise de risque d'Agents of Mayhem n'était pas trop grande puisque le studio semble avoir fait le strict minimum pour un résultat des plus décevant. Avec une direction artistique banale, une histoire sans folie et des missions recyclées, le titre est aussi vide que creux. Heureusement que le gameplay dynamique rattrape le reste et permet quelques heures sympathiques avant de tomber dans les limbes de l'ennui total. Le plus gros soucis d'Agents of Mayhem n'était pas d'être une nouvelle licence, mais d'être un jeu sans folie et sans âme. Une véritable déception !

+

  • Gameplay arcade dynamique
  • Large choix de héros
  • Cinématiques animées sympathiques
  • Jolis effets de particule
  • Physique intéressante

-

    • Pas drôle
    • Pas de prise de risque
    • Aussi creux que vide
    • Aussi long qu’ennuyeux
    • Techniquement pas au niveau
    • Recycle ses missions jusqu'à l'infini
  • 06.09 à 08:21

    Cela confirme les conséquences d’un plan media foireux. Si le jeu ne m’intéresse pas, ou pire, si j’ai été mal informé (et que je pense que le jeu incarne un genre que je rebute, le multi only) ben je ne risque pas de cliquer sur une news relatant ce jeu.

    Étant fan des Saints (même si le test indique qu’il n’y a pas trop de similitude finalement), j’aurai pu tenter leur jeu plutôt que Shadow of Warrior 2 (grosse déception mais pas nul pour autant).

  • 06.09 à 07:54

    Si cela peut confirmer ce soucis Marketing, j’ai appris qu’au mois d’avril que le jeu n’était qu’un jeu solo grâce à une News de [b:3pk6gqwl]Matfer[/b:3pk6gqwl] ^^

  • 06.09 à 05:47

    Effectivement, je rejoins Gattuso sur la comm’ autour du jeu. J’étais persuadé que c’était un jeu exclusivement multi-joueurs. Je le voyais dans le même train que les Overwatch, Fortnite etc… Du coup je ne m’y suis pas du tout intéressé.

  • 06.09 à 10:19

    Ne te presse pas, ce n’est pas comme si son scénario était assez intéressant pour te pousser à te bouffer toujours la même mission et le même décor pendant 20 heures de jeu :mrgreen:

  • 06.09 à 09:51

    La com autour du titre a vraiment été bancale avec des vidéos pour chaque équipe (ou que sais-je) qui ressemblait effectivement beaucoup à du jeu multi.
    Je pense que c’est le genre de jeu que je ferai d’ici quelques mois/années lorsque le prix aura chuté.

  • 05.09 à 09:48

    Entièrement solo ouep. Il aurait gagné à proposer du multi d’ailleurs vu le système de jeu.

  • 05.09 à 04:47

    Euh j’ai dû passer à coté d’une info… C’est un jeu solo ?