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Away: Journey to the Unexpected

Aventure | Edité par Playdius | Développé par Arkedo Studio

2/5
One : 08 février 2019
21.02 à 17h24 par - Rédacteur

Test : Away: Journey to the Unexpected sur Xbox One

Friend Zone

Difficile d'être totalement objectif lorsqu'une production 100% française voit le jour, surtout lorsqu'il s'agit d'un titre réalisé avec peu de moyens et qui débarque dans la jungle du marché dématérialisé. Avec Away: Journey to the Unexpected, Aurélien Regard, son studio Arkedo et l'éditeur Playdius attisent donc notre curiosité, d'autant que ce nouveau titre semble taillé pour embarquer le joueur dans une aventure haute en couleurs. Partant d'un concept original celui-ci vise désormais la consécration, mais gare à la déception.

Désireux de proposer un peu de fraicheur, à l’image de The Next Penelope plutôt apprécié des critiques, Aurélien Regard et son studio Arkedo reviennent avec un nouveau titre original, qui débarque cette fois-ci un plus grand nombre de support, dont la Xbox One. Le thème composé par Kazuhiro Naruse – très inspiré des opening d’anime nippons – balance rapidement le joueur au centre d’un projet ambitieux, bien aidé par une esthétique léchée et aguichante qui se dégage dès les premiers instants.

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L’ambiance graphique du titre balance le joueur en plein coeur d’un dessin animé à l’aide de décors façon cartoon et une colorimétrie chatoyante, le joueur nomme le personnage principal comme il le souhaite et se lance ainsi à la recherche de ses parents disparus. Rapidement, le héros – que l’on contrôle à la première personne – s’équipe d’un bâton qui l’accompagnera tout au long de l’aventure. Avec, il est alors possible d’anéantir des ennemis façon jeu de rôle, en réduisant leur barre de vie à zéro, à raison d’un point de vie retiré à chaque coup donné. Heureusement, la majorité des ennemis possède une jauge minuscule et les combats en temps réel se résument la plupart du temps à avoir un bon timing pour frapper et quelques réflexes pour éviter les projectiles lancés. Au rayon des commandes, le héros est également capable de sauter et de courir afin d’atteindre des plateformes qu’il ne serait pas possible de rejoindre autrement.

Un gameplay plutôt restreint donc, et qui s’élargit avec l’obtention de cube d’amitié. Ces cubes qu’il faut récupérer dans les différents environnements traversés permettent d’ouvrir des pages de dialogues avec certains personnages croisés, et de les inclure dans l’équipe à raison de trois maximum. Chacun d’entre eux possède une capacité spéciale qui va de l’arme destructrice, au don de coeurs. Ils possèdent également une jauge d’énergie afin de limiter l’utilisation de leur compétence, et pousser le joueur à bien gérer son équipe pour ne pas devoir se retrouver à user du bâton face à un boss ou un ennemi puissant. La difficulté du titre n’existe donc que dans la capacité du joueur à alterner et à économiser ses acolytes pour les utiliser au bon moment. Autrement dit, si le héros voit ses amis être en panne d’énergie il devra livrer un rude combat face au boss, alors qu’avec l’aide d’un ami puissant il lui faudra moins d’une minute pour passer à la suite.

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Le monde de Away: Journey to the Unexpected se découpe de façon assez simple. A mesure que le joueur récupère des amis (huit au total), de nouvelles zones s’ouvrent et ainsi de suite. Au total de quatre, celles-ci possèdent généralement des mini-donjons qu’il faut explorer pour en débloquer un plus gros. A la manière d’un rogue-like ces donjons sont générés aléatoirement mais parmi un nombre très restreint de level-design différents. On tourne donc très rapidement sur des donjons déjà connus et souvent minuscules. Chaque mort renvoie le joueur à sa maison, avec l’acquisition de nouvelles capacités suivant l’expérience amassée. Le héros se verra ainsi doté d’un quatrième, puis d’un cinquième coeur, débloquera des portes pour éviter de refaire encore et toujours les mêmes mini-donjons et obtiendra de nouvelles capacités. L’avancée dans le jeu permet également de débloquer un vélo qui permet de passer un environnement, au risque de passer à côté d’un ami puissant. Une progression très sommaire qui aurait sans doute méritée d’être plus complète et plus emballante.

Au final, malgré quelques défaites et des retours à la maison nécessaires pour partir à la recherche de nouveaux amis, le titre possède une durée de vie minime. De plus, si les quatre environnements proposés sont plutôt travaillés, ils sont bien trop vides et ne proposent pas vraiment de quoi satisfaire l’appétit vidéoludique attendu face à ce genre de titre. Globalement, l’ambiance sonore est en deçà de la charte graphique, et le chara-design des différents personnages ne fera sans doute pas l’unanimité, surtout pour certains amis. Côté technique, nous n’avons pas été victime de bugs ni de grosses chutes de framerate, et les temps de chargement sont tout à fait acceptables.

2/5
Away: Journey to the Unexpected c'est une promesse qui tombe à l'eau. Absolument charmant dans son emballage fait de décors envoyant le joueur au coeur d'un dessin animé, il s'en dégage un petit goût amer une fois que l'on passe à la dégustation. Finalement bien trop générique malgré un concept original, le titre du français Aurélien Regard s'enferme rapidement dans une spirale qui voit les mêmes générations aléatoires de donjons et les mêmes ennemis, dans un monde remplit de vide et traversé en une poignée d'heures pour ne laisser à la fin qu'un tout petit souvenir.

+

  • Patte graphique très soignée
  • Concept des amis intéressant
  • Environnements diversifiés

-

    • Beaucoup trop court
    • Une seule arme pour le héros
    • Système d'expérience limité
    • Bestiaire peu fourni
    • Trop facile et trop dur à la fois
    • Génération aléatoire vite répétitive

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