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Badland : Game of the Year Edition

| Edité par Frogmind | Développé par Frogmind

4/5
One : 29 mai 2015
26.05 à 11h07 par - Rédacteur en Chef

Test : Badland : Game of the Year Edition sur Xbox One

Pas loin de deux ans après sa sortie sur les appareils iOS et Android, Badland débarque sur Xbox One dans une version estampillée Game of the Year. Profitant ainsi de tous les ajouts faits par les développeurs de Frogmind au fil des mois sur mobiles et tablettes, Badland semble s’être donné les moyens d’imposer son aventure sur notre console de salon. Une expérience qui risque de mettre votre adresse et vos nerfs à rude épreuve.

C’est un petit malin ce Badland. Car sous ses airs paisibles et son ambiance visuelle presque onirique se cache un jeu qui vous demande une bonne dose de sang froid pour mener à bien la quête d’une bande de bestioles s’apparentant à un croisements entre oursins et hérissons volants, roulants, sauteurs et toujours prompts à finir en bouillie. Les choses se présentent néanmoins assez simplement : de la 2D à scrolling horizontal sur 100 niveaux, avec une entrée, une sortie et une pelletée de pièges entre les deux. Pas de prise de tête pour la prise en mains puisque c’est une seule et unique touche qui est utilisée pour donner les quelques battements d’ailes nécessaires à l’avancée. L’écran défile tout seul et ne s’ennuiera pas à attendre que vous ayez réfléchi au meilleur moyen de passer ; on avance vite ou on meurt. Simple.

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Badland, c’est du bon vieux die & retry comme on l’aime ou on le déteste. Les niveaux ne durent que quelques minutes, parfois même pas une, mais sont rapidement de véritables exercices de style. Un rocher qui s’arrache, des scies circulaires qui trainent en pleine forêt, des piques qui sortent de terre… La nature semble avoir une dent contre notre sympathique armée de bestioles volantes. D’accord, elle n’est pas très fut-fut, mais elle a le sens du devoir et du sacrifice. On retrouve ainsi le long des niveaux des camarades (ou plus précisément des clones) à emmener avec nous, pour les sauver si c’est possible, mais il s’agit le plus souvent de disposer d’un nombre suffisant pour passer au travers de quelques pièges particulièrement brutaux. On envoie la nuée dans le tas, on maitrise la trajectoire autant que faire se peut, et on essaye d’en faire sortir au moins un du lot histoire de pouvoir continuer le niveau. Cette multiplication ponctuelle des bestioles donne aussi lieu à des phases où l’on est amené à séparer le groupe en deux, les uns récupérant par exemple les objets qui permettront aux autres de passer. C’est ainsi sur le terrain que Badland développe son gameplay aux bases d’apparence simpliste : des orbes pour grossir, rapetisser, rouler ou encore se coller parsèment les niveaux et ont une importance capitale. S’il y en a trois, il faut prendre les trois.

«Plongé dans une nature luxuriante et coloré, on la voit peu à peu s’assombrir, devenir menaçante, user d’ombres et de noirs profonds à la manière d’un Limbo pour attirer notre regard. »

Dans Badland, la moindre erreur se paye cash, mais le jeu de Frogmind n’est pas punitif pour autant. Les points de contrôle sont nombreux et très bien placés, ce qui évite la frustration d’avoir à recommencer un bout de niveau pour lequel on a déjà bien souffert. La véritable difficulté et source de tension dans Badland, c’est la maniabilité. En dépit de l’utilisation d’une seule et unique touche, on manque de précision, il est parfois difficile de faire aller les bestioles à l’endroit précis où on le souhaite. Un certain temps d’adaptation est donc nécessaire pour s’habituer à la gestion du vol, ce qui ne nuit pas pour autant à l’envie que l’on a de vouloir avancer encore et encore. Ce côté addictif, Badland le doit aussi à son habillage très soigné. Plongé dans une nature luxuriante et coloré, on la voit peu à peu s’assombrir, devenir menaçante, user d’ombres et de noirs profonds à la manière d’un Limbo pour attirer notre regard. Seuls les bruitages de la nature nous accompagnent alors dans ce périple aussi beau que brutal. Cerise sur le gâteau, Badland accueille deux modes multijoueur en local, jouables à quatre pour de la coopération ou du compétitif.

4/5
Badland passe sans grande difficulté son test d’entrée sur Xbox One. Les amateurs de die & retry trouveront avec le jeu de Frogmind une expérience addictive, pas punitive inutilement bien que parfois frustrante par le manque de précision (volontaire ?) des commandes. Visuellement accrocheur et costaud du côté du contenu avec entre autres la présence des modes mulitjoueur à quatre en local, Badland se pose comme une valeur sûre sur une Xbox One décidément gâtée côté indés.

+

  • Rapidement addictif
  • Visuellement accrocheur
  • Le multijoueur local

-

    • Prise en main délicate
    • A consommer avec modération

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