Jeux

Cities : Skylines

Gestion | Edité par Paradox Interactive | Développé par Colossal Order

5/5
One : 21 avril 2017
04.05 à 17h48 par

Test : Cities : Skylines sur Xbox One

Ce qu’il faut, c’est l’ex-pen-sion é-co-no-mi-que !

Souvent cantonnés au monde du PC, les jeux de gestion et particulièrement les city-builders ont désormais leur représentant sur Xbox One avec Cities Skylines. Les premiers magistrats en herbes sont donc appelés à faire parler leurs compétences de gestionnaires et à faire preuve de vision dans un titre qui leur laisse tout loisir d’exprimer leur talent créatif. Même avec une manette, oui.

La mission, si vous l’acceptez, est simple : donner naissance et faire prospérer votre ville, de la petite colonie à la mégalopole de stature internationale. Cities Skylines propose pour cela une dizaine de cartes aux inspirations et propriétés différentes. En fonction du choix, on a plus ou moins de possibilités de développer l’agriculture par exemple, l’industrie pétrochimique, l’exploitation minière ou encore celle forestière. De la sélection de la carte dépend également l’accessibilité à l’eau ou à une gestion plus ou moins poussée du relief, éléments indispensables à la conduite par ailleurs d’une politique énergétique tournée vers l’éolien et l’hydroélectrique. Enfin, bien choisir sa carte détermine l’aspect à venir de la ville, certaines s’orientant vers une esthétique raffinée à l’européenne tandis que d’autres sont parfaites pour développer des villes XXL à l’américaine. Une fois lancé aux commandes de ce PLU dont vous êtes le héros, le jeu se charge d’introduire progressivement les éléments à insérer sur la carte, de manière claire et détaillée. On est ainsi informé immédiatement du coût et des répercussions éventuelles en matière de pollution, de nuisances sonores mais aussi d’accessibilité pour les habitants aux services et équipements en question.

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La base de tout dans Cities Skylines, c’est les routes. De deux à six voies, ornées d’arbres ou non, pourvues ou pas de pistes cyclables et autres couloirs de bus, les routes sont essentielles car c’est autour d’elles qu’apparaissent les zones constructibles. Représentées par des grilles, ces zones ne demandent qu’à être affectées au bon vouloir du joueur (qui prend néanmoins garde à jeter un œil à l’indicateur de besoins, toujours en vue) entre zones résidentielles, commerciales ou industrielles. Au bout de quelques heures de jeu, il est possible d’affiner le choix avec deux degrés de taille pour les habitations et les commerces ainsi que le choix entre l’industrie ou les services pour la troisième catégorie. C’est simple, clair et cela apporte un début de réponse à la question que tout le monde se pose forcément : Cities Skylines est-il jouable correctement à la manette ? Oui et encore oui. Même si l’on met un petit bémol pour les routes et autres accès en tous genres qui ont parfois du mal à prendre la forme que l’on souhaite leur donner dès que la carte présente un peu de relief ou que les éléments commencent à s’accumuler, Cities Skylines réussit haut la main son passage à la manette. Tout est à sa place, les menus de construction permettent l’accès aux éléments en un maximum de trois sous-catégories et les gâchettes sont utilisées à bon escient. Pas grand-chose à redire non plus du côté du menu dédié aux choix des politiques et de l’imposition : tout est clair et accessible.

« De la bourgade touristico-écologique au grand centre industriel qui préfère miser sur la pleine puissance du nucléaire, il est vraiment possible de construire une ville telle qu’on la souhaite »

Avoir comme cela les choses bien en mains est essentiel pour ce jeu aux mécaniques relativement simples d’accès mais avec une indéniable profondeur. Au-delà de la simple gestion des niveaux d’imposition et de la budgétisation des activités, Cities Skyline propose de nombreux choix de politiques. Il est ainsi possible d’interdire le tabac pour préserver la santé (au risque de rendre les gens irritables), de réguler l’ouverture des attractions pour limiter les nuisances sonores, d’inciter à une consommation énergétique moindre et bien d’autres choses encore. De la bourgade touristico-écologique au grand centre industriel qui préfère miser sur la pleine puissance du nucléaire, il est vraiment possible de construire une ville telle qu’on la souhaite. Pour aller plus loin, Cities Skylines permet d’appliquer des politiques dédiées à chaque « quartier ». On surligne simplement une zone qui se voit ainsi attribuer un nom et pour laquelle il est possible d’appliquer des choix spécifiques : on peut par exemple interdire le trafic des poids-lourds dans une zone exclusivement résidentielle. Le prix du m² ne s’en porte ainsi que mieux. Cette gestion par quartier devient rapidement un outil indispensable, quand les limites de la ville s’agrandissent et qu’il devient difficile d’avoir les yeux partout. De quoi relativiser l’absence d’option avance rapide, un peu gênante au début du jeu il faut dire.

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Véritable croqueur de temps, Cities Skylines est un titre parfait pour s’initier au genre, à plus forte raison sur consoles. Certains adeptes du genre peuvent sans doute lui reprocher une trop grande facilité, due à l’absence par exemple de catastrophes naturelles (il ne faut pas plus d’une poignée d’heures pour ne plus jamais voir la couleur rouge du déficit). D’autres préfèreront voir en lui un titre qui procure du plaisir et du challenge en incitant nous seulement à la réussite mais également à la perfection. Il y a toujours un détail à régler, le trafic routier à revoir pour éviter les bouchons, des servitudes à vérifier pour se rendre compte qu’il n’est pas toujours évident de contenter tout le monde. Gérer l’énergie, maitriser le maillage des habitations, faire toujours attention à ce que les services d’urgence puisse accéder à toutes les rues, développer les transports en commun : même après des dizaines d’heures de jeu, on se surprend à apprendre encore quelque chose. Le plaisir est de la partie, porté par une technique tout à fait convenable sans être jamais remarquable mais surtout exempte dans les grandes lignes de ralentissements. Dans notre cas, après une trentaine d’heure de jeu et une ville bien étendue, la stabilité demeurait au rendez-vous ; à part quelques icônes d’information visible seulement en zoomant et des véhicules qui peuvent disparaître inopinément, rien à signaler. Au rayon des petits regrets, malgré la présence du cycle jour-nuit et de la possibilité de voir (et d’entendre) la ville de très près, on nommera l’absence de conditions météorologiques qui auraient pu apporter un petit plus pour l’immersion.

5/5
A la joie de retrouver un city-builder sur Xbox One s’ajoute celle de jouer à un titre de grande qualité. Sans jamais fléchir, Cities Skylines répond aux attentes des amateurs du genre en proposant une expérience à la fois facile d’accès et consistante, parfaitement adaptée aux contraintes qu’impose la manette. Il parvient aussi à surprendre en se montrant stable alors que les heures de jeu s’enchainent à grande vitesse et que la ville s’agrandit. Même s’il demeure plus intéressant pour la richesse de son gameplay que pour son challenge somme toute assez léger, Cities Skylines a largement de quoi fédérer les joueurs de tous bords, habitués comme simples curieux.

+

  • Utilisation intelligente de la manette
  • Accessible à tous…
  • … Mais permet d’aller aussi très loin
  • Interface claire
  • Gestion des politiques par quartier
  • Framerate relativement stable

-

    • Pas d’avance rapide
    • Ni de conditions météorologiques
    • Construction des routes parfois délicate
    • Peut-être un peu trop facile
  • 09.05 à 12:28

    Comment tu arrives à spécialiser une route seulement pour les camions ?

  • 09.05 à 08:02

    En ce qui me concerne, j’ai créé un tunnel dédié aux camions en dessous d’un rond-point et il rejoint l’autoroute, ça à l’air de le faire …en tout cas pour le moment ! Mais ça peut vite dégénérer…mdr !

  • 08.05 à 08:29

    Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt, je n’avais pas vu ton message.

    C’est assez difficile à dire. Il faudrait idéalement pouvoir tout penser en large, limiter les intersections (notamment à l’entrée de la ville où il faut dégager progressivement la circulation) et ne pas hésiter à passer sous terre quand c’est possible. L’idéal est d’avoir un grand axe principal qui permette d’entrer et de sortir de la ville avec le moins de coupure possibles. Le truc c’est que les finances ne sont pas forcément très larges au départ et du coup, on est un peu obligés de composer avec des routes simples.

    Il faut essayer de soigner au mieux les axes que vont emprunter les poids-lourds pour entrer et sortir de la ville, sachant qu’ils vont et viennent principalement des zones industrielles. La difficulté vient du fait que l’on ne se rend compte des choses que progressivement et ça oblige parfois à faire de grands changements à l’intérieur-même de la ville. Faut pas hésiter à casser :)

  • Stv
    05.05 à 09:43

    OK.

    Vu que le trafic routier est très important dans le jeu, quelle est la meilleure façon de commencer une ville pour pas être coincé quelques heures plus tard par les embouteillages ?

  • 05.05 à 07:09

    Alors, pour te donner une idée, j’utilise actuellement 5 des 9 surfaces disponibles en tout sur ma carte (tu les achètes au fur et à mesure). Sur cet ensemble, j’ai trois cases couvertes par la ville à plus de 90%. Le seul vert que l’on voit, c’est les parcs :mrgreen: . J’ai un bon niveau de couverture pour tous les services, une bonne quinzaine de bâtiments spéciaux, de routes qui passent sous terre et un bon gros paquet de lignes de bus. Seul le métro est un peu en retard. J’ai choisi le style européen donc les immeubles ne l’élèvent pas trop ; à voir si c’est différent avec les gratte-ciels américains.
    Le reste est beaucoup plus aéré mais on retrouve tout de même des zones d’activités, du rail, etc, et franchement ça tient bien la route.
    Si tu veux tu n’as qu’à m’ajouter à ta liste d’amis sur le live et je te fais passer des screenshots et extraits vidéo :wink:

    [quote="Stv":1g6zv7bh]Hors-sujet potentiel, mais je trouve très étrange qu’une sortie sur console d’une marque aussi appréciée sur PC comme Cities Skylines soit passée quasi inaperçue par les médias spécialisés dans le jeu vidéo. On parle quand même d’une licence avec une certaine réputation, qui plus est vendue bien plus cher que la plupart des productions indépendantes sorties sur Xbox … :|
    Ou alors c’est juste moi qui me fais des idées, et surestime l’aura que peut avoir le jeu auprès des amateurs du genre. :?[/quote:1g6zv7bh]

    Je trouve aussi qu’il passe relativement inaperçu. La plupart des sites de jv majeurs n’en parlent pas ou peu alors que c’est d’une part un bon jeu et d’autre part un genre qui ne court pas les rues. Certaines de ces sites ayant déjà publié le test PC, un test aurait été l’affaire d’une poignée d’heures et de 10 lignes pour préciser les spécificités de la version console… Va comprendre.

  • Stv
    04.05 à 10:45

    Merci pour ton avis. :)
    Je pense que je vais me le prendre. Il me faisait très envie depuis son annonce sur Xbox. Seule la partie technique me mettait le doute. Tu me l’as ôté.

    J’ai déjà hâte de m’y mettre.

    Question : quand tu parles d’une trentaine d’heures de jeu et d’une ville bien étendue, niveau population, infrastructures, bâtiments spéciaux, ça représente quoi ? Tu peux préciser ?

    Hors-sujet potentiel, mais je trouve très étrange qu’une sortie sur console d’une marque aussi appréciée sur PC comme Cities Skylines soit passée quasi inaperçue par les médias spécialisés dans le jeu vidéo. On parle quand même d’une licence avec une certaine réputation, qui plus est vendue bien plus cher que la plupart des productions indépendantes sorties sur Xbox … :|
    Ou alors c’est juste moi qui me fais des idées, et surestime l’aura que peut avoir le jeu auprès des amateurs du genre. :?

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