Jeux

Dead Rising 2

Action | Edité par Capcom | Développé par Blue Castle Games

4/5
One : 13 septembre 2016 360 : 24 septembre 2010
26.09 à 13h14 par |Source : http://xbox-mag.net/

Test : Dead Rising 2 sur Xbox 360

Sorti en septembre 2006, Dead Rising premier du nom avait réussi à marquer cette génération grâce au vent de fraîcheur qu’il avait su apporter. Mais aussi pour ses nombreuses qualités qui avaient fait de lui un jeu destiné aux hardcore gamers, chose - malheureusement - tellement rare aujourd’hui. Quatre années plus tard, les canadiens de Blue Castle Games qui ont été chargés par Capcom de reprendre le bébé sous la supervision de Keiji Inafune nous offrent une suite immensément attendu : Dead Rising 2. Est-il à la hauteur de son glorieux aîné ?

« Bienvenue à Zombieland ! »

Si on devait caractériser aujourd’hui Dead Rising en quelques mots, on pense inévitablement à « massacre de zombies ». Or, cela est bien trop réducteur pour qualifier le chef d’œuvre de Capcom qui est bien plus que cela. En effet, toutes les caractéristiques – parfois décriées – comme le système de sauvegarde, le fait que l’aventure se déroule en temps réel et qu’elle soit découpée en plusieurs séquences (les fameux «Cas»), les survivants à ramener, les psychopathes à affronter, etc. s’emboîtaient parfaitement et nous offraient un ensemble parfaitement maîtrisé. Mais d’autres personnes ont pesté malgré tout vis-à-vis de la difficulté du jeu, du système de sauvegarde, du système de visée à la Resident Evil, etc. Blue Castle Games s’est donc attelé à contenter aussi bien les plus gros fans que les autres afin de faire de Dead Rising 2 un jeu qui fédère un maximum de joueurs.

Contrairement à un Lost Planet² qui a dérouté les fans de la première heure avec sa nouvelle orientation, Dead Rising 2 joue la carte de la sécurité en prônant la continuité par rapport au premier opus. On remplace le très charismatique Frank West par Chuck Greene, père d’une fillette qui a été mordue et qui « survit » grâce au zombrex, médicament ultra coûteux, que son père doit lui administrer toutes les 24 heures pour éviter la zombification. Ancien champion de motocross, notre Chuck est obligé de participer à l’émission télévisée « Terror is Reality » où le but est de massacrer un maximum de zombies. Une émission très lucrative qui permet à notre héros de subvenir aux besoins de sa petite Katey jusqu’au jour où les zombies prennent la ville de Fortune City d’assaut, à la surprise générale. Comme un certain Frank West, Chuck Greene va se barricader avec les rares survivants. N’ayant plus de zombrex, celui-ci va braver les milliers de morts-vivants qui infestent les rues et casinos de la ville. Mais ce n’est pas tout, il apprendra également qu’il est suspecté d’être responsable des évènements. Toujours comme le précédent héros, notre Chuck va tenter de découvrir ce qui s’est passé afin de rétablir la vérité et prouver son innocence.

«Game of the Dead»
Si les deux Dead Rising démarrent sur les mêmes bases, les similitudes ne s’arrêtent pas là. Il est effectivement plus facile de répertorier les nouveautés proposées par le second opus que les fonctionnalités identiques au premier. Pour débuter, le système de sauvegarde avec ses trois slots est beaucoup plus clair et moins déroutant même s’il faut toujours attendre la fin des Cas ou aller satisfaire vos besoins dans les toilettes (toujours aussi peu nombreux) disséminés dans toute la carte pour pouvoir sauvegarder. Un point plus simplifié pour le plus grand plaisir de certains tout en restant assez élitiste pour le bonheur des autres. Autre nouveauté : la disparition (que certains regretteront) de l’appareil photo qui est plus ou moins remplacé par les «combos» d’armes. Comme pour le mixage des boissons (toujours présent bien entendu) dans le premier, Chuck pourra combiner deux éléments pour en faire une arme particulièrement mortelle et qui rapportera un maximum des fameux «PP». Des combinaisons plus délirantes et plus dévastatrices les unes que les autres. Sans conteste la principale nouveauté de ce Dead Rising 2. On constate également que l’Intelligence Artificielle des survivants a été revue à la hausse : vos cheveux peuvent d’ores et déjà remercier les développeurs puisque les rescapés n’auront pas trop de mal à échapper aux bras des morts-vivants et à rentrer sans mal dans la zone sécurisée en votre compagnie. Autre point qui progresse par rapport au premier opus : la possibilité de tirer tout en se déplaçant (enfin !) qui évite donc les prises de tête et les séquences où l’on visait plus souvent le plafond que les zombies.

De nombreux défauts qui handicapaient parfois lourdement le premier Dead Rising qui sont donc corrigés. Et les principaux points forts du premier opus ? Toujours au rendez-vous, rassurez-vous. Les psychopathes sont présents en masse et les confrontations contre ces derniers sont toujours des moments inoubliables ou désastreux si vous n’avez pas prévu le coup au niveau de la nourriture ou des armes, sans oublier la sauvegarde. Le plaisir de massacrer des zombies est, comme expliqué plus haut, transcendé par l’apparition des armes combos ou autres véhicules (qui sont, au passage, plus maniables). Ajoutez au tout, des personnages féminins aux attributs à peine voilés et très souvent mis en valeur par la caméra, un multijoueur plutôt réussi (vous devez enchainer quatre épreuves du Terror is Reality – qui sont au nombre de neuf – contre trois autres adversaires) tout en étant anecdotique et un mode coopératif, cela fait-il de Dead Rising 2 le meilleur opus de la franchise ? Non. Si le jeu de Blue Castle Games est incontestablement une très belle réussite de leur part, justifiant par cela la confiance de Capcom et leur rachat par celui-ci, il reste en dessous de l’original en terme d’expérience.

Pourquoi donc ? Tout simplement parce que les développeurs se sont beaucoup trop inspirés du premier opus. On constate tout au long de l’aventure de Chuck Greene un manque flagrant d’originalité tant les ficelles sont absolument identiques entre les deux épisodes. Autre point regrettable, les améliorations du système de sauvegarde et de l’I.A. ont conduit à une baisse générale du challenge et de la difficulté. « Tant mieux » diront certains mais les plus passionnés regretterons probablement le fait qu’il soit possible de finir le jeu avec la meilleure fin possible dès le premier « run » tout en sauvant un maximum de survivants et en éliminant la majorité des psychopathes. Le point fort du premier Dead Rising était son challenge. Etre obligé de refaire plusieurs fois le jeu (tout en sauvegardant son niveau) afin de bénéficier du meilleur timing possible était jouissif au possible. Cela n’est plus le cas pour ce Dead Rising 2. Certes cela ne sera pas un défaut pour beaucoup et de même, cela ne privera pas les fans de renouveler l’expérience avec grand plaisir, d’autant plus que les cinquante succès du jeu vous obligeront, de toute façon, à refaire le jeu plusieurs fois. Certains préfèreront également le design général du Mall de Willamette aux casinos plutôt froids et redondants de Fortune City.

4/5
Malgré l'absence d'un réel challenge et le manque de nouveautés par rapport au premier opus, Dead Rising 2 est une franche réussite de la part des développeurs canadiens de Blue Castle Games qui justifient ainsi la confiance donnée par Capcom. Massacrer des zombies à la chaîne est toujours aussi jouissif, les aventures de Chuck Greene et ses rencontres, que ce soit avec les survivants ou les psychopathes, toujours aussi marquantes. C’est bien là le principal pour tous ceux qui ont apprécié le premier opus. Quant aux autres, détournez votre chemin de Fortune City puisqu’il est bien trop proche de celui de Willamette.

+

  • Très fidèle au premier opus
  • Le charme des personnages féminins
  • Chuck Greene
  • Les armes combos
  • Les zombies
  • Les survivants
  • Les psychopathes

-

    • Les temps de chargement (même avec l’installation)
    • Quelques soucis techniques (bloom, ralentissements)
    • Le manque de challenge pour les plus hardcore
    • Trop fidèle au premier opus
  • 03.10 à 02:11

    on peut trouver du challenge a RDR en virant d entrée le radar et la visée auto et je pense qu ils auraient du creer des modes de difficulté en jouant sur ces options ca aurait rendu le jeu carrément plus sympa .

  • 03.10 à 10:27

    Je suis quasiment à la fin et finalement le test est très juste, ça manque un peu de challenge et le timing est un poil trop large. Après, c’est clair que la pratique de DR 1 et le levelling initial grâce à Case Zero m’a bien aidé. Enfin ça manque de challenge mais c’est pas RDR quand même !

  • 27.09 à 08:09

    Ouais enfin comparer des jeux comme Ninja Gaiden ou Red Dead à Dead Rising ça n’a aucun rapport. Les gameplay divergent trop. Et puis comme le dit Nogen la difficulté c’est subjectif. Moi faire des jeux durs ça m’emmerde. Je veux que ça coule sans prise de tête. Le challenge c’était bien sur Ghouls ‘n ghost…

  • 27.09 à 06:25

    Je ne suis pas tout à fait d’accord. Par le simple biais de la comparaison avec un ou plusieurs titres appartenant à la même catégorie de jeu si possible, il est relativement aisé -sans extraire tout subjectivement on est d’accord – de donner un très bon ordre d’idée de la difficulté du jeu (car en effet le but n’est pas de faire preuve d’une précision redoutable dans l’évaluation de la difficulté). Et puis vous êtes des spécialistes messieurs :).

    Personnellement, si vous me dites "ce jeu m’a donné plus de difficulté que Ninja Gaiden"ou "J’me suis encore plus balladé que dans Red Dead Redemption*" bah j’trouve ça assez parlant :) .

    * oui je sais c’est pas le meilleur exemple mais je garde une rancœur terrible contre Rockstar et son pseudo niveau de difficulté évoqué avant la sortie du jeu.

    [EDIT] : Ok au temps pour moi j’avais zapé ta dernière remarque. En effet je n’en demandes pas plus. :)

  • 27.09 à 06:11

    Il suffirait aux dev de faire plusieurs modes de difficulté équilibrés a chaque fois et on se poserait pas la question .

  • 27.09 à 05:52

    [quote="PunkO":3rxqtqcf]Merci de préciser quand est jeu manque de challenge. C’est tres appréciable et cela devrait être fait systématiquement. Pour moi, et meme si je sais que vous n’êtes pas friant de cette catégorisation à l’extrême (mais cela illustre bien mon propos ici), la DIFFICULTE devrait etre un critere de notation au meme titre que ce qui est communement appelé JOUABILITE ou GRAPHISME.
    Merci encore donc, je ne le prendrai pas, juste pour ça :)[/quote:3rxqtqcf]
    C’est un aspect de la notation qui serait très difficile à justifier. Tout simplement parce que la difficulté d’un jeu est quelque chose de beaucoup trop subjectif [size=85:3rxqtqcf](oui, la jouabilité et le graphisme aussi, mais dans une autre mesure)[/size:3rxqtqcf]. Un jeu peut avoir une difficulté juste correct pour certain, tandis que pour d’autre elle est insurmontable et d’autres, ridicule. Le pire dans tout ça, c’est que tous ont raisons. Tandis que pour les graphismes, l’intelligence artificielle, le scénario, la durée de vie ou la jouabilité, on peut généralement plus être en accord puisque ce sont des variables plus facilement "quantifiables".
    Par contre, ce serait une bonne chose d’avoir toujours une appréciation de la difficulté d’un jeu dans un test, sans que cela n’influe la note. :)

  • 27.09 à 05:41

    Et j’me suis tout à fait reconnu dans cette description…
    Si je me rends compte que j’adore en le testant chez un pote, je ne vous tiendrez pas responsable de m’avoir fait manquer un bon jeu hein ;). D’autant que je sais qu’il est excellent et qu’il me plairait malgré cela, mais pas maintenant, pas au prix neuf (même import), et pas avec tout ce qui sort en ce moment :)

  • 27.09 à 05:24

    [quote="PunkO":lxlmt9br]Merci de préciser quand est jeu manque de challenge. C’est tres appréciable et cela devrait être fait systématiquement. Pour moi, et meme si je sais que vous n’êtes pas friant de cette catégorisation à l’extrême (mais cela illustre bien mon propos ici), la DIFFICULTE devrait etre un critere de notation au meme titre que ce qui est communement appelé JOUABILITE ou GRAPHISME.
    Merci encore donc, je ne le prendrai pas, juste pour ça :)[/quote:lxlmt9br]

    Le jeu reste malgré tout un peu difficile hein, ce n’est pas devenu une promenade de santé pour autant :wink: J’ai dû mourir une bonne vingtaine ou trentaine de fois. J’ai juste souligné le fait que ceux qui adoraient l’aspect challenge du premier seront un peu déçus.

  • 27.09 à 05:21

    Merci de préciser quand est jeu manque de challenge. C’est tres appréciable et cela devrait être fait systématiquement. Pour moi, et meme si je sais que vous n’êtes pas friant de cette catégorisation à l’extrême (mais cela illustre bien mon propos ici), la DIFFICULTE devrait etre un critere de notation au meme titre que ce qui est communement appelé JOUABILITE ou GRAPHISME.
    Merci encore donc, je ne le prendrai pas, juste pour ça :)

  • 26.09 à 08:13

    Ok, merci à vous deux ^^.
    Sinon au niveau de l’aspect exploration ( secrets à découvrir, armes cachées, bidules à collectionner … ) c’est toujours aussi généreux et sympa ?