Jeux

Enclave

Action | Edité par Swing | Développé par Starbreeze

3/5
360 : 30 août 2002
15.09 à 10h46 par

Test : Enclave sur Xbox

Enclave ou l’histoire du débarquement de l’heroïc fantasy sur Xbox. Les dévéloppeurs de chez Swing nous font baver depuis quelques mois avec des photos superbes et voilà que débarque enfin la version finale. Les premières versions bêtas distribuées nous avaient quand même refroidis sur l’intêret du titre : une maniabilité un peu défaillante et une difficulté indomptable avaient très sévèrement calmé notre enthousiasme. Alors qu’en est–il maintenant ?? Enclave est-il cette tuerie dont tous les gamers Xbox rêvent ou n’est-il qu’un enième soufflé qui se dégonfle ??

Maman, c’est zoli ce jeu

Commençons par replacer le jeu dans son contexte. Dès le début du jeu, vous êtes fait prisonnier mais vous parvenez à vous enfuir grâce à une attaque ennemie. A ce moment-là, impressionnés par votre pugnacité, les forces de la lumière (le territoire d’Enclave ou Celenheim si vous préférez) vous proposent de tirer un trait sur votre passé malsain si vous les aidez à massacrer les forces des ténébres (Dreg’atar). A partir de là, le vrai challenge commençe. Là, le premier truc qui me parvient à l’esprit, c’est « put… comme c’est beau ». Oui, Enclave est techniquement superbe, et chaque coin que vous traversez est un petit coin de magie technique (même si la qualité est variable entre les niveaux). Le revêtement des murs ressemblent vraiment à de la pierre ou du bois et pas seulement à une vulgaire texture grisâtre. Même constat pour les armes, les décors et les personnages des 2 camps, qui sont magnifiquement détaillés (regardez les photos !!!), leurs armures sont regorgées de petits détails, de gravures, de sculptures. Au moins à ce niveau, Enclave en jette un max. Parlons-en justement des personnages. Au fur et à mesure du jeu, vous débloquerez de nouvelles classes de personnages, de nouvelles armes etc… Vous commencez par un chevalier puis vous aurez accès aux chasseresses, sorciers et autres druides. Du côté ténébres, orcs, gobelins et autres bersekeurs seront présents. D’ailleurs, mention particulière pour ces derniers qui s’avèrent être plus sympas à jouer. Chaque classe de personnage possède bien sûr des aptitudes particulières qui lui permettront de surmonter plus facilement certains niveaux que d’autres. Par exemple, un niveau peut paraître infranchissable avec le chevalier mais sera beaucoup plus « accessible » avec une chasseuse ou un sorcier.

Là où le bât blesse…

Abordons maintenant les points qui fâchent. Car oui, il

y en a plusieurs. Tout d’abord, j’aurais personnellement aimé que le côté

aventure et lutte «le Bien contre le Mal» soit plus prononcé et ne soit pas

qu’un prétexte à une interminable séance de massacre. A part une petite

cinématique de temps en temps pour montrer l’évolution de la situation, pour

vous, le jeu va se résumer à du « je tue tout ce qui bouge voire même ce qui ne

bouge pas ». J’aurais aimé être plus immergé dans ce type d’ambiance mais cela

manque à Enclave, dommage. Mais il n’en reste pas moins sympathique à jouer.

Plus grave par contre, la difficulté est quasi-insurmontable pour la grande

majorité des joueurs. Explications : votre jauge de vie a tendance à descendre

très vite lorsque vous encaissez un ou deux coups et les potions de soins sont

plutôt rares. C’est le cas déjà dans la première campagne et cela le sera encore

plus dans la seconde, où la difficulté atteint des sommets (même si elle s’avère

plus distrayante). Rajoutez à cela le fait de ne pas pouvoir sauvegarder en

cours de niveau et vous obtenez un jeu infinissable (ou presque), voire même

frustrant. Du coup, la durée de vie peût être interpretée de deux façons : soit

vous voulez à tout prix finir le jeu et vous risquez d’y être encore dessus au

mois de décembre 2003 (et dans ce cas, vous risquez de balancer pas mal de fois

la console par la fenêtre), soit vous allez laisser tomber. Et c’est

malhereusement ce qui arrivera pour la plupart d’entre vous car la maniabilité

des persos aura souvent tendance à vous énérver (le fait de taper dans le vide à

cause des dénivellations ou bien d’être à coté de votre ennemi et que l’on

semble le toucher de plein fouet alors que la console ne lui donne aucun

dommage) et arriver à franchir un niveau sera un véritable exploit vous faisant

exploser de joie comme si vous aviez gagné la coupe du monde de foot !! J.

Dernier point que je veux aborder : il n’y a pas de mode multijoueurs ni de mode

online alors que lors de ses premières présentations, Enclave semblait être

destiné à être le pionnier du jeu online sur boîte X. Cela aurait pu compenser

les défauts énoncés auparavant car on sent que le jeu y était pré-disposé. Tant

pis pour lui, et surtout tant pis pour nous….

En résumé, Enclave se révèle être un jeu sympathique, doté d’une esthétique superbe mais qui manque de ces « petits riens » qui font d’un jeu sympathique un jeu qui marque les mémoires. Handicapé par une trop grande difficulté, un côté aventure trop peu prononcé et le manque d’un mode multijoueurs qui aurait pu décupler son intêret, il ne figurera pas parmi les grands jeux de la Xbox. Alors, messieurs de chez Swing, on note tout ça et d’ici 2 ans, vous nous livrez un Enclave 2 qui dépote ??

+

    -

      • Raaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh ça tue la gueule !!
      • Des coups pas toujours évidents à placer, on se fait tanner la face assez facilement.
      • Soit vous êtes fou et le jeu mérite un 19, soit vous êtes normal et...
      • Bruitages sympathiques de monstres hurlants et ziks correctes.
      • Enclave aurait pu être une tuerie, mais à cause de sa difficulté, de ses petits errements de gameplay, il ne restera qu'un jeu sympathique...
      • Les mouvements du perso sont corrects, sans plus.

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