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FlatOut 4 : Total Insanity

Course | Edité par Strategy First | Développé par Kylotonn Entertainment

3/5
One : 17 mars 2017
02.04 à 21h11 par

Test : FlatOut 4 : Total Insanity sur Xbox One

FlatOut n'est pas encore à plat

On craignait que le genre ait pris le chemin de la retraite. Que nenni ! Flatout est de retour, même après un troisième épisode resté dans les mémoires comme l’une des plus grandes sorties de route d’une série connue justement pour ses qualités. Moteurs rutilants, tôle froissée et grand n’importe quoi sont au rendez-vous pour la sortie de FlatOut 4 : Total Insanity. Croyez-le, il porte bien son nom.

Le dernier rendez-vous des joueurs Xbox avec Flatout et son épisode Ultimate Carnage a beau remonter à près de dix ans, il ne faut pas plus de quelques secondes pour se sentir ici comme à la maison. Répartis sur deux modes de jeu solo principaux, auxquels s’ajoutent le multijoueur en ligne et un hot seat en local dédié aux cascades (mais pas de courses en écran scindé, dommage !), les différentes épreuves de FlatOut 4 : Total Insanity affichent le niveau d’éclectisme et de folie propre à la série. Il y a évidemment les courses classiques et du contre-la-montre. Mais on retrouve aussi les arènes pour se la jouer Destruction Derby, des courses « Carnage » où la casse fait grimper le compteur de points et d’autres où l’on met à contribution des armes pour faire exploser ses concurrents. Enfin, pour clôturer sur du grand n’importe quoi, il y a les cascades consistant à éjecter le pilote pour atteindre une cible, dans des jeux prenant la forme du base-ball, du curling, du saut en hauteur ou du simple jeu de massacre.

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Difficile de dire quel mode de jeu est meilleur que l’autre. Tout se complète et permet d’offrir une progression variée dans laquelle on ne s’ennuie pas. Sur fond de rock punk/alternatif comme on n’entend plus tellement, l’ambiance est posée et FlatOut 4 : Total Insanity nous place aux commandes de toutes sortes de véhicules taillés pour la casse et répartis en trois catégories. Le classicisme est de rigueur avec des voitures légères mais peu résistantes, des intermédiaires ou des objets roulants non identifiés lents bien que robustes. A la force de la victoire et de l’argent gagné, on passe par le garage pour améliorer les capacités des véhicules ou leur appliquer une nouvelle peinture que l’on s’empresse d’aller rayer. La vingtaine de tracés disponibles assure un ensemble solide (bien que les vétérans pourront juger être trop souvent en terrain connu issu des précédents épisodes), entre forêts, zones industrielles, ports et autres lieux propices à laisser au bord du chemin un tas de choses dans lesquelles laisser les malheureux s’encastrer. En vue extérieure ou depuis le capot, plusieurs constats s’imposent. Le premier c’est que ça va vite, très vite, plus vite que dans n’importe quoi d’autre sur Xbox One. Au point que l’on peine parfois à savoir où l’on va, sur qui on tape ; on finit même, avec un peu de connaissance du terrain, par naviguer à tombeau ouvert en se reposant sur de l’anticipation et une petite dose de chance.

« La voiture peut tranquillement défoncer une cabane en bois comme partir en vrille en prenant une (toute) petite bosse. Il y a de quoi prendre un coup de vieux quand la voiture part en tête-à-queue après un léger contact latéral : on pensait la chose disparue ! »

Mais on se rend compte aussi de choses un peu plus embêtantes. La prise en mains des véhicules varie beaucoup d’un à l’autre : la motricité est au rendez-vous pour les uns tandis que d’autres sont de véritables savonnettes. Surtout, FlatOut 4 : Total Insanity a manqué le chapitre du développement dédié aux collisions parce qu’elles sont complètement imprévisibles. La voiture peut tranquillement défoncer une cabane en bois comme partir en vrille en prenant une (toute) petite bosse. Il y a de quoi prendre un coup de vieux quand la voiture part en tête-à-queue après un léger contact latéral : on pensait la chose disparue ! On a également l’impression désagréable que l’IA est toujours prioritaire tant il est difficile de les déstabiliser quand eux nous envoient dans le décor en éternuant. En résultent des courses parfois frustrantes où la défaite n’a reposé parfois que sur un détail tout bête, une brindille au mauvais endroit qui nous a fait tourner trois fois en l’air. Ainsi, sous ses airs de délire décomplexé, FlatOut 4 : Total Insanity n’en demeure pas moins un titre où un minimum de concentration et un poil de patience soient requis pour atteindre de bons résultats. Dernier constat à sauter aux yeux lors des premières sorties : les graphismes. Pas forcément laid d’un point de vue « artistique », FlatOut accuse une bonne génération de retard d’un point de vue technique : textures made in 2007, aliasing à foison et un peu de clipping par-ci par-là ne lui rendent pas vraiment honneur. Quelques chutes de framerate sont à signaler, mais rien de récurrent.

3/5
Quel plaisir de retrouver un genre qui manque beaucoup à cette génération, surtout quand c’est l’un de ses représentants historiques qui se colle à l’exercice. Fidèle à sa réputation et pas trop mal remis de sa déconvenue précédente sur PC, FlatOut 4 : Total Insanity propose exactement ce que l’on attend de lui : plein de modes de jeu, de la vitesse, de la destruction et du fun en barre. Le prix à payer ? Une réalisation datée et une gestion des collisions souvent absurde, parfois frustrante. Un jeu amusant malgré des défauts évidents et que l’on conseille à tous les joueurs en mal de jeux de courses purement arcade et décomplexés.

+

  • Plein de types de courses différents
  • Brut de décoffrage
  • De quoi faire en solo
  • Sensation de vitesse énorme
  • Ambiance années 2000

-

    • C’est les années 2000 pour les graphismes aussi
    • Collisions complètement imprévisibles
    • Parfois frustrant du coup
    • Circuits parfois recyclés d’anciens épisodes

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