Jeux

Gears of War 3

TPS | Edité par Microsoft Studios | Développé par Epic Games

5/5
360 : 20 septembre 2011
22.09 à 11h29 par |Source : http://xbox-mag.net/

Test : Gears of War 3 sur Xbox 360

Cinq ans après ses débuts, l'incontestable série phare de la Xbox 360 boucle la boucle avec le dernier épisode de sa trilogie. Gears of War troisième du nom nous propose donc de terminer l'aventure de Marcus Fenix et ses incontournables compères de l'escouade Delta que sont Dom, Baird et Cole "Train". Réussiront-ils une bonne fois pour toutes à débarrasser Sera des fléaux que sont les locustes et les lambents ? Epic Games nous a-t-il concocté un final en forme de feu d'artifice digne de sa licence ?


Brothers to the end

Après le sacrifice de la ville de Jacinto, Sera est plus que jamais mal en point : la CGU est dissoute suite à la disparition du président Prescott et les rares rescapés essaient de survivre du mieux qu’ils peuvent. Un exercice des plus périlleux étant donné qu’ils croisent souvent sur leur chemin les Lambents – qui gagnent inexorablement du terrain – et que les locustes n’ont pas dit leur dernier mot. C’est donc dix-huit mois après les évènements du second opus que l’on retrouve l’escouade Delta sur une navire de fortune. Sans crier gare, Prescott fait son retour à la surprise générale avec une surprise pour notre héros : un enregistrement prouvant que son père, un scientifique éminent, est toujours en vie !



C’est donc à ce moment que les choses sérieuses démarrent puisque les lambents décident de mener une attaque d’envergure contre le navire en perdition. A la vue des premières tiges lambents qui s’élèvent au ciel comme le haricot magique de Jack, on comprend instantanément que les développeurs ont mis le paquet pour cette introduction qui démarre très fort (contrairement aux deux premiers opus où cela ronronnait gentiment). C’est aussi à ce moment que l’on se rend compte de l’efficacité des améliorations apportées par Epic Games à son moteur maison. Nous pensions que les deux premiers Gears of War tutoyaient – à l’occasion de leurs sorties respectives – les limites techniques de la Xbox 360. Mais non, puisque le troisième opus de la licence parvient à faire mieux en nous en mettant plein les yeux. Malgré un petit aliasing parfois persistant, Gears of War 3 est absolument éblouissant, bien aidé par une gestion de la lumière qui l’est toute autant. Techniquement, les textures – notamment en intérieur – et les différents effets (fumée, explosions, etc…) sont également bluffants visuellement. Mine de rien, l’Unreal Engine 3 a encore de beaux restes et nous montre qu’il est encore capable de nous impressionner.

Les cinq actes que composent le jeu sont aussi l’occasion de se rendre compte de la volonté des développeurs de sortir de l’ombre et des environnements grisâtres (même si le second opus avait déjà fait un petit effort à ce niveau). Bien entendu, Gears of War 3 n’a pas adopté les couleurs flashies de Halo et garde son atmosphère "apocalyptique" si chère à la série. Le jeu varie beaucoup plus les teintes, c’est un fait mais de nombreux passages restent, malgré tout, vraiment oppressants (notamment le début de l’acte IV qui va clairement rester dans les esprits). D’autant plus que le combat rapproché est bien plus présent que dans le second opus. Pour le plus grand bonheur des fans qui reprochaient notamment l’éloignement des combats dans ce dernier. Votre tronçonneuse va pouvoir rugir de bonheur, à moins que vous optiez pour le rétro lanzor et sa baïonnette dévastatrice ou encore le kaomax avec sa visée FPS si efficace.


Les combats sont, du coup, bien plus dynamiques que les deux précédents opus. Il faut dire que la variété du bestiaire (difficile d’énumérer toutes les nouvelles espèces tant elles sont nombreuses) y est pour beaucoup. Nous pourrions également toucher deux mots sur l’excellent level-design et la direction artistique qui ne connait aucune faute de goût du début à la fin et nous offrent de très belles séquences pour des affrontements toujours plus endiablés. Le rythme global de la campagne – malgré quelques petites lenteurs – est très plaisant. Ce qui compense quelque peu la diminution de séquences "badass" où nous devions affronter des monstres hauts comme deux immeubles. Les moments épiques sont toujours présents mais… ne versent plus autant dans la démesure. Certains regretteront sans doute ce fait tant la séquence du ver géant était impressionnante mais d’un côté, "faire plus, juste pour faire plus" n’est pas forcément un adage efficace.


Fusil Destructor Vs Fusil à canon scié : qui vaincra ?

Vous le remarquerez certainement au premier coup d’oeil : dès le lancement du jeu, un lobby (qui ressemble à s’y méprendre à celui des derniers Halo) vous est proposé sur l’écran principal. Preuve de l’importance qu’a pris le multijoueur depuis le premier Gears où il était considéré comme un bonus anecdotique par Epic Games. Coopération allant jusqu’à 4 joueurs (contre deux auparavant), Horde 2.0, nouveaux modes de jeu dont le Bestial, l’équivalent du Horde mais du côté Locuste, les développeurs ont mis le paquet pour satisfaire les joueurs après la "déception" qu’avait incarné le second volet. Que les joueurs solo se rassurent néanmoins : la campagne se suffit à elle-même avec une bonne dizaine d’heures de jeu en difficulté vétéran. Une petite dizaine d’heures qui aurait pu se transformer en une quinzaine d’heures s’il n’était pas si rare de mourir ! En effet, si les locustes (nous) visent bien, ils n’ont pas le réflexe immédiat de nous achever et nos coéquipiers se révèlent, en général, plus prompts qu’eux pour nous secourir. Au final, la difficulté n’est pas spécialement relevée, ce qui est évidemment assez dommage, même si le mode Dément (que l’on débloque après avoir terminé une première fois le jeu) fait exception, et plus particulièrement en coopération (jouable jusqu’à quatre sur le Xbox Live mais seulement deux en écran splitté) ! Et pour ceux qui ne se lassent pas de rejouer la campagne, Epic a eu la bonne idée de nous proposer un mode "Arcade" assez proche de ce que nous propose Halo avec des "mutators" en lieu et place des crânes. Du scoring entre amis avec une touche de fun (fleurs à la place du sang, grosses têtes, munitions infinies, etc…), que rêver de mieux ?


Pour en revenir au multijoueur, il est indéniable que l’apport des serveurs dédiés est plus qu’appréciable : fini le temps où nous râlions tout le temps envers les hébergeurs américains cheatés et les parties qui lagguaient à tout va. Les parties se déroulent sans aucun accroc ou presque. Dommage toutefois qu’il n’y ait que, pour l’instant, dix cartes. Des maps dans l’ensemble absolument magnifiques au passage même si l’on regrette qu’elles se déroulent toutes (à l’exception du remake d’Impasse) de jour, ce qui manque un peu de variété. Quant aux modes multijoueur, il est assez dommageable qu’il n’y ait pas de nouveaux modes en plus du "match à mort par équipe". Il faut avouer que ce dernier – excellent dans son principe – file un sacré coup de vieux aux modes classiques tels Zone de Guerre ou Execution.

Après la superbe réussite qu’avait été le mode Horde, Epic Games remet doublement le paquet en nous offrant un mode Horde 2.0 et en y apportant une petite touche de gestion proche du principe du Tower Defense : il est désormais possible d’acheter non seulement des armes, mais aussi et surtout des protections pour ralentir des vagues ennemies. Si cela semble plutôt aisé de repousser les incessantes vagues locustes/lambents au début, la musique ne sera plus la même quand tout le bestiaire s’invitera dans la partie avec notamment les berserkers. Pour ne pas rendre les locustes jaloux, Epic nous offre avec le mode Bestial, le "verso" du mode Horde où nous incarnons donc les différents locustes dont le but est, bien entendu, d’éliminer les humains. Dommage que ce mode soit limité à douze petites vagues et qu’il ne soit pas possible de jouer contre des vrais joueurs, ce qui aurait sans doute pimenté la chose ! Malgré tout, il est difficile de trouver des vrais défauts à ce multijoueur plus complet que jamais et sur lequel bon nombre de joueurs vont prendre du plaisir pendant un nombre incalculable d’heures !

http://www.dailymotion.com/video/xktlpn

Pour la troisième fois de suite, Epic Games nous offre un chef d'oeuvre et signe avec ce Gears of War 3 une superbe conclusion à sa licence qui, nous l'espérons, reviendra sous une autre forme. Les aventures de Marcus et ses copains sont définitivement terminées et c'est avec une petite larme à l'oeil que nous leur disons au revoir ! Et que nous les remercions pour toutes ces heures de plaisir passées et à venir !

+

  • Le dynamisme des combats
  • Le rythme de l'aventure
  • Horde 2.0
  • Multijoueur plus que complet et enfin stable
  • Coopération à 4, absolument démentielle en Dément !
  • Bonne durée de vie pour le genre
  • Les nouveaux effets (lumière, fumée etc.)
  • Réalisation magnifique

-

    • Un peu trop facile
    • Moins de moments "badass" par rapport au deux
    • Un mode Bestial qui aurait pu être plus poussé
  • 21.12 à 07:48

    Oui, contrôler Raam est assez jouissif mais n’empêche que les passages sont à sens unique et c’est toujours le même objectif : se débarrasser des CGU pour permettre l’arrivée des grosses pupuces. Y’a pas une once de variété : on massacre les CGU qui sont sur place puis y’a une vague qui arrive et hop, on passe à la zone suivante pour refaire le schéma à zéro.

  • 21.12 à 06:57

    Surnotage 8O je l’es fini hier en coop et je l’es trouvé super, magnifique, assez long bref c’est pour ce genre de contenue que j’ai pris le season pass.
    Par contre j’ai au contraire trouvé les séquences avec RAAM super, c’était assez jouissif !

  • 19.12 à 01:12

    [img:ce129c8g]http://static.gamekult.com/i/forum/icones/icon65.gif?2010-06-21-13-08[/img:ce129c8g]

  • 19.12 à 12:21

    Surnotage évident.