Jeux

Kingdom Come : Deliverance

RPG | Développé par Warhorse Studios

5/5
One : 15 février 2018
02.03 à 19h48 par - Rédacteur en Chef

Test : Kingdom Come : Deliverance sur Xbox One

Bohemian Rhapsody

Dans l’univers des projets Kickstarter, il y a ceux qui atteignent leurs objectifs, ceux qui galèrent, d’autres qui ne servent pas à grand-chose. Et puis il y des jeux qui suscitent immédiatement la curiosité, l’entrain et qui obtiennent l’adhésion du public pour ne plus jamais la perdre. Kingdom Come : Deliverance est de ceux-là, de ces titres qui ont dans leur ADN la volonté, la capacité de plaire, de s’imposer, d’apporter quelque chose de différent. En choisissant de développer un RPG médiéval volontairement vierge de toute référence fantastique fusse-t-elle minime, pour se concentrer sur les détails à l’état brut d’une époque à la fois empreinte de romantisme et de violence exacerbée, les tchèques de Warhorse Studios se sont imposé un sacré défi. Reste donc à voir s’il est relevé. Oubliez dès à présent dragons, magiciens et chasse sauvage. Kingdom Come : Deliverance est là.

C’est au début du XVème siècle, en l’an de grâce 1403 précisément, que débute la grande aventure d’Henry. Il n’est pas noble, ni même bourgeois ; il est simplement le fils d’un forgeron vivant une existence paisible -quoique relativement ennuyeuse- dans un petit village de Bohême appelé Skalice. Aujourd’hui située en République Tchèque, cette région était alors un royaume faisant partie du Saint Empire Romain Germanique. A sa tête il y eut Charles IV, un roi apprécié de tous et qui laissa après sa mort les rênes des terres à son fils Venceslas IV, garçon autrement moins avisé et efficace que son paternel. Si bien que son incompétence lui attire les foudres des nobles de la région qui s’en vont chercher de l’aide auprès du Roi de Hongrie, Sigismond, demi-frère de Venceslas. Rapidement, la Bohême est prise d’assaut par Sigismond et c’est comme cela que ce petit crochet historique nous ramène à Skalice. Attaqué, dévasté jusque dans ses moindres recoins, le village est le théâtre d’un massacre sans précédent. Témoin impuissant de la mort des ses parents, Henry parvient à fuir et ainsi débute sa quête, conduite par une volonté sans fin de se venger. D’un village à l’autre, au service des petits nobles de la région, Henry retrace les pas de son ennemi et découvre un monde bien différent du Skalice de ses heures insouciantes.

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L’insouciance est ce qui caractérise le mieux Henry. Il n’est pas un héros au sens propre. Avant l’attaque du village sa vie est simple et se résume principalement à picoler avec ses amis, courir les jupons et parfois rendre la vie dure aux voisins avec l’âge mental d’un enfant de cinq ans. Kingdom Come : Deliverance débute d’ailleurs sur deux heures de jeu au rythme posé, à base de missions relevant de la vie de tous les jours ; une façon d’introduire un personnage attachant, drôle et surtout simple. Il ne sait pas lire et pas vraiment se servir d’une épée non plus. Heureusement, Henry fait des rencontres, fait ce qu’il faut pour gagner la confiance des seigneurs locaux, même si ceux-ci ne cessent jamais vraiment de le traiter comme le « fils du forgeron ». L’attachement grandissant du joueur pour Henry aussi bien que l’intérêt pour l’intrigue et les personnages annexes tient en plusieurs choses qui sont les grandes forces de Kingdom Come : Deliverance. C’est très bien écrit, l’intrigue tient la route et met en scène des personnages charismatiques, identifiables, qui donnent du crédit à l’univers voulu « réaliste ». Les dialogues sont très soignés, les cinématiques sont nombreuses et mettent en scène des moments tantôt épiques, souvent drôles, voire carrément burlesques (la rencontre avec le prêtre est un très grand moment de n’importe quoi). Le tout est porté par des doublages en français d’une rare qualité. Si l’on met de côté la synchronisation labiale complètement à l’ouest, Kingdom Come : Deliverance réussit son pari haut la main avec les voix bien connues d’acteurs particulièrement impliqués . Une vraie bonne surprise.

Les dialogues sont très soignés, les cinématiques sont nombreuses et mettent en scène des moments tantôt épiques, souvent drôles, voire carrément burlesques

Au-delà de l’intrigue et des personnages, c’est tout un univers qui assure sa mission de crédibilité. La carte n’est peut-être pas la plus grande que l’on croise dans le genre mais elle compense ce défaut en offrant des paysages tout simplement envoutants. Artistiquement, Kingdom Come : Deliverance est une invitation au voyage dans un décor bucolique avec des plaines, des forêts et des collines qui enlacent le voyageur et donnent vraiment du sens à l’exploration. Le plaisir de la chevauchée est immense, le sentiment de liberté est fantastique lorsqu’au bout d’une forêt étouffante s’ouvrent des champs à perte de vue. Les éclairages en fonction du moment de la journée ajoutent une touche de romantisme à des pérégrinations menant jusqu’à un village, une ferme, un bourg pour constater qu’ici aussi les habitants ont tous une fonction précise. Les types de boutiques sont nombreux et en marge des traditionnels armuriers, forgerons et autres taverniers, on peut faire ses achats chez le boulanger, le boucher ou le primeur. On peut bien sûr regretter que les habitants lambda n’aient pas ou peu de choses à dire et qu’en pleine nature l’activité se limite à quelques voyageurs isolés et une poignée d’animaux à chasser. Il en va de même pour les intérieurs des habitations, souvent similaires voire identiques, à des années lumières de la richesse et du détail d’un Elder Scrolls. Pour autant, il est difficile de ne pas être comme happé par l’ambiance singulière du titre de Warhorse. Il suffit de se pencher sur les deux romances disponibles pour y retrouver une sincérité comme on en croise bien rarement. On est aussi surpris la première fois que des gardes viennent nous soumettre à un contrôle inopiné, histoire de vérifier que l’on ne trimbale pas d’objets volés. L’envie de sonner juste de Kingdom Come : Deliverance se retrouve à tous les niveaux. A commencer par les missions elles-mêmes qui, principales ou secondaires, profitent d’une mise en scène soignée et répondent dans le second cas aussi à des objectifs concrets, avec ce qu’il faut d’intrigue, loin des quêtes « Fedex » qui peuplent tant de RPG. On retrouve bien sûr ici et là une poignée d’activités basiques (comme ramener de la viande à l’aubergiste, rendre service à l’un en volant l’autre), mais on apprécie sincèrement de ne pas être bombardé de demandes d’aides à tout va, surtout si cela avait consisté en une énième livraison. Les missions principales sont plaisantes, très scénarisées et donnent lieu à quelques moments loin de toute idée de combat, de bravoure pour se concentrer sur les rapports entre les personnages et intégrer une dose de sérieux, de drôle, de grave. Le rythme est assez posé dans l’ensemble et correspond finalement assez bien à l’envie de proposer quelque chose de réaliste.

[...] et s’il faut s’adresser à une personne de haut rang, mieux vaut faire un tour aux bains publics avant cela sous peine de souffrir d’un sérieux malus d’éloquence.

Le curieux peut d’ailleurs se plonger à sa guise dans un codex bien fourni et alimenté par les découvertes successives. Le titre reprenant des lieux et personnages historiques, il est toujours intéressant de se rendre compte du contexte réaliste dans lequel se déroule cette fiction. Mais c’est aussi dans le gameplay lui-même que se retrouve l’envie des développeurs de faire vivre une expérience la plus réaliste possible. Dehors donc dragons, magiciens et autres êtres fantastiques ; même lorsqu’il s’agit de se soigner, le joueur ne dispose de rien d’autres que quelques bandages, décoctions à base de plantes (aux effets très limités). Rien ne venant remplacer une bonne nuit de sommeil. Il faut surveiller la faim d’Henry, tout en prenant garde à ne pas avaler n’importe quoi : oui, les aliments périment. Et puis il y a l’alcool qui fait tourner la tête mais peut rendre plus éloquent… Mais attention, il est important de prendre soin de son image. Les vêtements s’abiment et il convient de le réparer ou les changer ; et s’il faut s’adresser à une personne de haut rang, mieux vaut faire un tour aux bains publics avant cela sous peine de souffrir d’un sérieux malus d’éloquence. Autant d’éléments qui attestent d’un souci du détail et ne sont qu’une toute petite partie du système de gestion et d’évolution du personnage. La base de toutes les compétences est simple : plus on utilise quelque chose, plus vite on évolue avec. Cela est valable pour l’endurance, le maniement des différents types d’armes (épées, haches/massues, armes de hast, arc), le marchandage, la discrétion mais aussi pour des capacités plus originales comme l’équitation, la lecture ou encore l’alcool. On n’oublie jamais le goût d’Henry pour la gnôle et boire régulièrement peut permettre d’en tirer de vrais bénéfices. Comme pour la lecture qui après une phase d’apprentissage contre écus sonnants et trébuchants permet d’affiner ses compétences dans la plupart des autres domaines. Concrètement, à force de pratique, on déverrouille des atouts dans les classes en question. Au final, on contrôle un Henry un peu à notre image.

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La progression du personnage est ainsi soumise à une idée de prise de risque. Il faut combattre pour être plus fort, essayer de voler pour devenir un meilleur voleur. Dans ce dernier cas, on découvre un système de vol à la tire et de crochetage très difficile à utiliser, frustrant, surtout pour nous autres joueurs sur console. Pensé pour le combo clavier/souris, ce système est en cours de révision chez Warhorse à l’heure où sont écrites ces lignes. Même s’il ne présente pas de problème mais résulte avant tout d’un choix, attendez-vous à souffrir devant le tir à l’arc. Pas de curseur, pas de touche pour retenir sa respiration et autres aides : tout se fait au jugé, la main tremblante. Difficile à prendre en main, le tir à l’arc se révèle cependant particulièrement gratifiant une fois maîtrisé. Planter une flèche sur un lapin (attention cela dit, le braconnage est interdit !) ou mieux, entre les deux yeux d’un bandit après des heures d’entrainement et sans trop d’essais avortés est une déjà récompense en soi. Et puis il y a le combat au corps-à-corps, le fameux, celui qui se place totalement à l’opposé des autres RPG. Dans l’esprit de celui proposé par un Chivalry Medieval Warfare, le système de combat nous invite à gérer garde, coup de taille et d’estoc tout en indiquant manuellement avec le stick droit l’une des six directions dans lesquelles frapper. La caméra cible automatiquement l’adversaire ; il faut rester en mouvement, feinter et surtout observer la position de l’adversaire. Pas la peine de se mentir : on doute beaucoup au début, on a parfois envie de s’arracher les cheveux parce que tous les adversaires ne se valent évidemment pas. Tomber sur un soldat Couman en début de partie au détour d’une promenade en forêt est souvent synonyme de mort.

C’est un peu sa propre éducation vidéoludique du RPG qu’il faut revoir pour rentrer pleinement dans Kingdom Come Deliverance. Se priver de cela serait une erreur, parce que le jeu de Warhorse est passionnant.

On peut reprocher à Kingdom Come : Deliverance une difficulté assez mal dosée (par ailleurs non paramétrable), rien ne venant indiquer au joueur le péril vers lequel il s’avance. Les ennemis ne sont pas forcément répartis par zones selon leur dangerosité, c’est au petit bonheur la chance. Cela ajoute assurément de la tension aux déplacements car subsiste toujours le risque d’une attaque, même lors d’un voyage rapide. Et que dire alors lorsque l’on fait face à plus d’un seul ennemi… Le système de combat n’est clairement pas pensé pour cela, il est même taillé pour donner de l’intensité aux joutes en un contre un. Le lock faisant alors un peu ce qu’il a envie, les combats contre plus de deux adversaires tournent souvent à la correction. Défaite qui peut faire vraiment rager lorsque l’on sait que l’on ne peut pas vraiment sauvegarder comme on veut dans Kingdom Come : Deliverance. C’est soit dans son lit, parfois au lancement d’une quête ou alors en utilisant un objet baptisé Schnaps du Sauveur. Très onéreux en début de partie (on peut en confectionner par la suite en travaillant l’herboristerie), il vient souvent à manquer alors que l’on est franchement déstabilisé par l’absence de cette possibilité qui nous est donnée d’habitude, dans d’autres jeux, de sauvegarder à la volée. C’est un peu sa propre éducation vidéoludique du RPG qu’il faut revoir pour rentrer pleinement dans Kingdom Come Deliverance. Se priver de cela serait une erreur, parce que le jeu de Warhorse est passionnant. Si l’on a l’habitude de dire que l’avis sur un jeu se fait la plupart du temps sur la seule première heure, Kingdom Come : Deliverance est l’antithèse de tout cela. Plus on y joue, plus on adhère. Les combats terribles du début, la mort, la souffrance de la sauvegarde lointaine laissent place peu à peu au plaisir de jeu pur et simple. A force de pratique, on maitrise le combat, on comprend le système de combo et de gestion avisée de la jauge d’endurance. Et là, la frustration laisse place peu à peu à des moments de satisfaction grandiose. C’est semblable à ce que peut procurer un Dark Souls, un Ninja Gaiden ; le sentiment du devoir accompli dans la souffrance.

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Oui, de la souffrance, et pas seulement pendant les combats mais parce que l’on en vient aux choses qui fâchent dans Kingdom Come : Deliverance et elles ont toutes un rapport plus ou moins direct avec sa finition. S’il est incontestablement une réussite artistique, le titre de Warhorse l’est moins sur l’aspect technique. La végétation est superbe tant que l’on n’approche pas trop le nez d’un buisson, les lieux de vie manquent de détails (à l’exception des églises, un peu plus soignées), les PNJ lambda se ressemblent tout de même beaucoup. Quelques chutes de framerate sont à signaler mais ne viennent pas gâcher l’expérience ; en revanche, l’aventure d’Henry est parsemée de bugs en tous genres : textures qui s’affichent en retard, éléments qui apparaissent soudainement, objets acquis en toute légalité qui deviennent catalogués comme volés, personnage qui galère comme un diable pour monter un escalier et autres petites choses pas forcément rédhibitoires mais qui soulignent un certain manque de finition. Parfois ce sont les voix qui disparaissent ou passent subitement dans une langue étrangère. Heureusement, nous n’avons pas eu à relever de bugs critiques empêchant de poursuivre le jeu ; pour être précis, il est arrivé une fois en un peu plus de quarante heures de jeu que le chargement d’une séquence n’arrive pas à son terme. Cela dit, les temps de chargement sont très longs (c’est pénible lorsqu’il faut recharger une sauvegarde) et s’invitent parfois carrément pour quelques secondes avant le début d’une discussion. En bref Kingdom Come : Deliverance aurait peut-être du s’accorder quelques semaines ou mois de développement, histoire de lisser et de peaufiner tout cela. Mais d’un autre côté, il transpire la passion pour un lieu, une époque, il témoigne d’un lien viscéral entre les équipes de développement et cette terre que l’on prend malgré tout un plaisir immense à fouler, porté évidemment par une série de compositions souvent calmes, parfois guillerettes, toujours dans la justesse. A l’image du jeu en somme.

5/5
Donner une note à un titre comme Kingdom Come : Deliverance n’est pas simple. Parce que malgré tout le manque de finition qui le caractérise, en dépit de tous ses petits bugs, de ses temps de chargement longs et de sa difficulté pas toujours bien dosée… Malgré tout cela, il est un titre passionnant, un peu unique en son genre et qui porte haut les couleurs d’une vision du RPG différente, quitte à se mettre parfois en difficulté. Cette Bohême est une invitation à l’exploration, à la contemplation, le temps de se rendre compte qu’elle est dangereuse et qu’il faut s’y investir pleinement si l’on veut espérer survivre. Avec ses combats difficiles mais jouissifs une fois maitrisés, son système de progression complet et intelligent et surtout son ambiance soignée jusque dans les moindres détails, Kingdom Come : Deliverance est un jeu que l’on aime chaque heure un peu plus. Surprenant de qualité même là où on ne l’attendait pas (écriture, doublages notamment), certainement renforcé dans les mois à venir par l’implication du studio dans le suivi de son titre, Kingdom Come : Deliverance mérite que l’on s’y intéresse et surtout que l’on regarde au-delà des défauts -certes bien réels- pour s’octroyer le plaisir d’une expérience comme on en a vécu rarement sur Xbox One.

+

  • Décors enchanteurs invitant au voyage
  • Ambiance soignée, unique, sincère
  • Souci du détail omniprésent
  • Très bien écrit
  • Doublages excellents
  • Pareil pour la bande-son
  • Scénario accrocheur dans un univers cohérent
  • Quêtes secondaires bien fichues, intéressantes, « sans fedex »
  • Système de progression complet et intelligent
  • Combats tendus pour une victoire gratifiante…

-

    • … Mais difficiles à prendre en main
    • Et pas adaptés au combat contre plusieurs adversaires
    • Plein de petits bugs (visuels, sonores, de collision…)
    • Graphiquement inégal
    • Inégal aussi dans la difficulté
    • Temps de chargement longs
  • 06.03 à 03:07

    [quote="Gattuso":1bdaumxo]Les bugs sont nombreux mais justement, ils ne parviennent jamais à faire s’écarter le joueur du chemin de l’amusement [/quote:1bdaumxo]

    J’ai aussi lu le contraire ailleurs^^ Mais je comprends parfaitement tes arguments et je n’ai rien contre le principe même de la note maximale. Certains pensent que la note parfaite ne peut exister puisque aucun jeu ne l’est, moi je dis que si l’échelle va de 0 à 5, 10 ou 20, c’est qu’on a le droit de mettre la note maxi! 8)

  • 06.03 à 02:40

    Les bugs sont nombreux mais justement, ils ne parviennent jamais à faire s’écarter le joueur du chemin de l’amusement et du plaisir de composer avec autant de qualités. Ca fait bien sûr râler quand les textures mettent du temps à apparaître, quand on flingue 20 crochets sur une serrure, quand on crève et qu’il faut se taper un temps de chargement lourd. Mais le reste est tellement prenant… En revanche, pour ce qui est du framerate, il n’y a pas de quoi s’offusquer. Franchement, je n’ai rien eu de bien différent par rapport à un open world de chez Bethesda pour ne citer qu’eux.

    La note tient du coup de cœur en effet… Et de notre système de notation qui, basé sur 5, laisse peu de place à la subtilité :mrgreen: (pour situer, sur 10 il aurait eut 8, ou 17/20). Elle tient plus de l’idée de promouvoir un travail qui est allé, avec ses moyens, au bout de ses idées. Avec du bon et du mauvais, mais jusqu’au bout. J’ai personnellement tendance à prendre en considération la provenance d’un jeu quand c’est pour le tirer vers le haut (à l’inverse je n’aime pas rabaisser un blockbuster sous prétexte qu’il a été fait avec des moyens).

    Pour faire un parallèle à la fois de ressenti et de notation sur un titre techniquement contestable, j’ai testé Kingdom Come avec le même ressenti que -dans un registre tout autre- Deadly Premonition, il y a 6-7 ans de cela. Ce dernier est une purge technique monumentale (un des jeux plus en retard au regard de son année de sortie), ses combats sont chiants, son personnage rigide comme le plus rigide des personnages d’un jeu PS2. Pourtant, le reste était tellement fantastique, tellement différent, tellement fou que j’ai dévoré le jeu de bout en bout et lui ait collé un 17 à la fin.

    J’espère que ça explique un peu plus clairement le pourquoi de la note maximale :) . Après, je peux comprendre que l’on puisse être réticent à ce genre de manque de finition technique.

  • 06.03 à 12:48

    Les retours des joueurs disent tous la même chose : grande qualité d’écriture, immersion totale, gameplay riche, très axé role-play. Ce jeu est sans doute le RPG qu’on espérait voir venir depuis des années!

    Cela dit, même si je peux comprendre le coup de coeur, objectivement je vois mal comment on peut lui mettre la note parfaite sachant que ses défauts, qui sont loin d’être négligeables, peuvent être un obstacle à l’amusement. Quand on fait un peu le tour des critiques, le nombre de bugs et de soucis techniques qui viennent entraver notre aventure sont assez dingos, sans parler du framerate parfois totalement aux fraises! Le jeu n’est clairement pas fini et l’adaptation console a été pondue à la va-vite. Si on rajoute à ça une difficulté très inégale pointée dans plusieurs domaines, ça fait quand même beaucoup de problèmes… Je pense qu’il faut soit pas être trop regardant, soit vraiment acharné et passionné par le reste pour pouvoir vraiment y accrocher. Personnellement, j’étais plutôt intrigué, mais je vais passer mon tour. Il y a trop de soucis qui risquent de me pousser à abandonner en cours de route et il y a trop de jeux à sortir encore cette année! Déjà que je gueule sur les quelques petits défauts des grosses prods plutôt bien finis^^, je sens que ça risquerait de m’énerver ; ou alors j’attendrai une grosse baisse de prix. C’est dommage, parce que les développeurs avaient l’air d’avoir développé un jeu qui se démarquait vraiment de tout ce qui se faisait autour.

  • 03.03 à 12:34

    Je vais finir par me le prendre ce jeu. J’ai super envie de me le faire mais je suis rebuté par le système de sauvegarde, de crochetage et par la taille de la MAJ. Avec ma connexion en bois, j’en ai pour une journée avant de jouer. Quand j’achète un jeu, je veux y jouer dans l’heure…

  • 03.03 à 11:19

    Une tuerie ce jeu, difficile à prendre en mains mais après ….c’est que du bonheur ! L’alchimie est vraiment super,…

    Pour ceux qui ont le jeu et qui ont fait ce passage, j’ai rencontré le père Godwin récemment…un moment inoubliable… ! Je suis pas loin de la fin et c’est vraiment super prenant !

    En revanche, le crochetage est une vraie plaie pour ma part …je n’y arrive pas ! J’ai du crocheter 2 coffres à tout casser et c’est vraiment un coup de chance ! Résultat, je loupe toutes les quêtes qui demandent du crochetage car en plus de ça, les crochets sont super chers, du moins au début vu qu’on est fauché !

    Quant aux sauvegardes, faut gérer et c’est peu de le dire ! Ça sauvegarde pas tout le temps et en particulier chez le meunier, même après avoir dormi ! Le tir à l’arc, tout un poème aussi …

    Mais il reste quand même excellent !

  • 03.03 à 08:36

    Très bon test il reflète bien le ressentis que j’ai pour ce merveilleux jeux .

  • 02.03 à 08:22

    Un jeu qui me fait de l’oeil….a voir par la suite. Sinon excellent test au passage ^^

  • 02.03 à 07:22

    Très bon test !

    Kingdom Come c’est un jeu où tu sens que les dèvs étaient hyper impliqué, et qu’il a été façonné avec plein d’amour.