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Le Seigneur des Anneaux : L’Age des Conquêtes

Action | Edité par Electronic Arts | Développé par Pandemic Studios

1/5
360 : 09 janvier 2009
09.04 à 16h20 par |Source : http://www.xbox-mag.net

Test : Le Seigneur des Anneaux : L'Age des Conquêtes sur Xbox 360

Le petit monde de Tolkien a fasciné et passionné plus d'une génération. Que ce soit dans la littérature ou le cinéma, beaucoup d'artistes ont été influencé par la Terre du Milieu. Sauf que dans le monde du jeu vidéo, la mayonnaise n'a jamais vraiment prit et que les joueurs en manque de souffle épique ont trop souvent rongé leur frein. Alors quand Pandemic Studios décide de reprendre la licence de la trilogie cinématographique de Peter Jackson et de la mettre à la sauce Battlefront, on se surprend à enfin y croire. Et si on s'amusait au pays d'Aragorn ?


Une question de classe

Les aficionados de Battlefront retrouveront dans ce Seigneur des Anneaux: l’âge des Conquêtes un concept assez simple mais qui paraît efficace au premier abord:Quatre classes de personnages, toutes différentes et, à première vue, complémentaires. Le guerrier, spécialiste du corps à corps et aux combos dévastateurs, l’archer, véritable mitraillette sur pattes et capable de « head shot » lointains, l’éclaireur, qui peut devenir invisible et inflige des morts instantanées tel un fourbe, et enfin le mage et sa panoplie de pouvoirs surpuissants.


Après avoir choisi sa classe selon son style de jeu, voir même selon certaines situations, le joueur se retrouve propulsé sur une carte ou il faudra aller gagner des points de contrôles pour progresser, tout en découpant/transperçant des hordes d’ennemis nombreuses, orientation jeu d’action oblige. Le programme semble donc alléchant, mais rapidement, le bât blesse.

Je bourrine, donc je suis ?

Tout d’abord, le jeu s’avère très bourrin. On se retrouve à massacrer les touches, quitte à oublier les combos, pour se frayer un chemin jusqu’au point de contrôle suivant. La faute à un incroyable manque de précision dans les attaques. Le but du jeu en devient donc très simple: On nettoie la zone, on prend le point de contrôle, et on va nettoyer la zone suivante. Le faible nombre d’attaques spéciales jouent aussi en défaveur de la réflexion. Bref, on appuie rapidement sur les touches correspondantes pour se débarrasser d’un maximum d’ennemis, et ce, pratiquement tout le temps. Quand Track & Field croise le monde des beat’em all, cela donne un mélange plutôt indigeste.


Et puis le jeu souffre d’un déséquilibre extrême entre ces classes. Si l’archer, qui peut tirer un nombre impressionnant de flèches à la suite, ressemble plus à la sulfateuse de l’héroic fantasy qu’à autre chose. Que l’éclaireur peut tuer n’importe qui, même un boss (sic), en un seul coup bien placé, que dire du pauvre guerrier, cible de tous les maux possibles et imaginables, et n’ayant presque rien pour lui. Enfin le magicien souffre quant à lui d’une trop grande puissance. : que faire face à un ennemi qui peut se protéger des flèches, lancer des sorts de zone pouvant tuer plusieurs ennemis d’un seul coup et qui a, en plus, des attaques de corps à corps? Si on arrive toujours à s’en sortir dans le mode campagne, ce déséquilibre devient problématique sur la partie multijoueur.

Car si cette dernière est assez complète tout en restant classique, les serveurs sont peuplés en immense majorité de magiciens, au point qu’on se demande vraiment à quoi peuvent bien servir les autres classes? Après quelques parties en ligne, la joie d’évoluer dans l’univers de Tolkien laisse place à la frustration de ne pas pouvoir s’y amuser, et surtout de ne pas pouvoir diversifier le plaisir du jeu en trouvant un aspect stratégique dans l’évolution des parties en ligne.


Aussi sexy qu’un Hobbit

Pour ne rien arranger, Le Seigneur des Anneaux: l’âge des conquêtes est pauvre techniquement. Si l’univers des films de Peter Jackson est bien retranscrit, que les principaux protagonistes sont bien présents et que les musiques de la trilogie sont parfaitement exploitées, la pauvreté graphique du titre fait peine à voir: Textures fades, animations presque ridicules et aliasing à foison, le jeu semble tout droit sorti d’un autre temps.

Si le tableau est assez noir finalement pour le titre de Pandemic Studio, tout n’est pas à jeter. Certains combats sont assez nerveux et plaisant à jouer. Et puis finir la campagne permettra de débloquer la possibilité de changer le cours de l’histoire. Une nouvelle campagne appelée « l’essor de Sauron » part du principe que Frodon aurait succombé aux charmes de l’Anneau et ne l’aurait pas détruit. En vrai méchant, cette deuxième campagne donne un nouveau point de vue sur les événements et permettra aux fans de s’amuser quelque peu dans un univers relativement sadique mais particulièrement jouissif. Mais ces quelques satisfactions restent malgré tout bien maigres en comparaison avec les énormes difficultés que rencontre le jeu.

Comment ne pas être déçu par cette énième adaptation bancale de l'univers de Tolkien? Sur le papier, Le seigneur des Anneaux: L'âge des conquêtes avait tout pour réussir, mais son gameplay fébrile et répétitif, ainsi que sa partie multijoueur totalement déséquilibrée et qui manque cruellement d'intérêt finissent par plomber, une fois de plus, une licence qui garde toujours un énorme potentiel, sans jamais réussir à nous sortir un titre marquant et fédérateur. Frustrant.

+

  • Certains combat épiques
  • La Campagne l'essor de Sauron

-

    • Techniquement pauvre
    • Gameplay répétitif et ultra bourrin
    • Multi déséquilibré et sans intérêt
    • Durée de vie très limitée
  • 09.04 à 09:14

    Afin de boucler une année fiscale plutôt moyenne avec une licence bien juteuse, sans doute ouais.

  • 09.04 à 09:06

    La note est largement mériter…
    Je comprend pas comment on peut massacrer l’univers de Tolkien après une Bataille pr la terre du milieux II qui été juste énorme…
    Et en plus de la part des pères des battlefront,bravo quoi…
    J’avais entendu dire qu’ils avaient été presser de la sortir,un peu comme si EA leur avait mis la pression et c’est peut être le cas

  • 09.04 à 07:57

    Le petit monde de Tolkien a fasciné et passionné plus d’une génération. Que ce soit dans la littérature ou le cinéma, beaucoup d’artistes ont été influencé par la Terre du Milieu. Sauf que dans le monde du jeu vidéo, la mayonnaise n’a jamais vraiment prit et que les joueurs en manque de souffle épique ont trop souvent rongé leur frein. Alors quand Pandemic Studios décide de reprendre la licence de la trilogie cinématographique de Peter Jackson et de la mettre à la sauce Battlefront, on se surprend à enfin y croire. Et si on s’amusait au pays d’Aragorn ?

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