Jeux

Left 4 Dead 2

Survival Horror | Edité par Valve Software

4/5
360 : 19 novembre 2009
01.12 à 12h40 par |Source : http://xbox-mag.net/

Test : Left 4 Dead 2 sur Xbox 360

Avec ses zombies qui marchent, courent, escaladent, sautent, Left 4 Dead l'année dernière a créé la surprise en proposant une aventure démentielle à (sur)vivre pour quatre baroudeurs en coopération. À l'annonce de sa suite qui avait de lourds airs d'add-on cachés lors de la conférence E3 2009 de Microsoft, la levée de boucliers qui s'en est suivie chez les joueurs était presque totale. Une menace d'embargo qui n'a pas semblé refroidir les Walking Dead de chez Valve. Alors, sujet d'actualité, faut-il se faire vacciner d'office contre le virus L4D2 ou attendre encore un peu ? You've got to let me eat your brains...
Ready 2 Rumble ?

Un an, il aura fallu une année pour que le géant de l’édition logicielle Electronic Arts remette les couverts vidéoludiques des zombies affamés à trucider, monstres autrefois imaginés pour critiquer une société de consommation totale et abrutissante. À l’image de ce paradoxe qui a valu aux développeurs quelques chaudes remontrances de joueurs sur le qui vive, floués par l’annonce selon eux précipitée de ce Left 4 Dead 2 synonyme d’argent facile au détriment de la qualité, le nouveau FPS de Valve avec ses zombies acrobates se la joue film de série B survolté. Rien de bien nouveau au premier abord, les joueurs doivent toujours fonder une équipe de quatre survivants pour traverser différents endroits ravagés par l’apocalypse zombie afin de se rendre jusqu’au prochain abris, qui deviendra nouveau point de départ en cas de mort de la totalité des membres. Survivre, voilà le challenge véritable des Left 4 Dead. Survivre aux hordes de nuisibles putréfiés qui accourent inlassablement, avec ou sans éléments du décor à actionner pour se frayer un chemin, survivre aux zombies spéciaux, ces créatures belliqueuses qui disposent de pouvoirs propres, survivre aux autres, enfin, puisque le tir fratricide (qui ne peut être désactivé) peut mettre n’importe quel joyeux luron à terre.



Par rapport au premier Left 4 Dead donc, le gameplay de cette suite reste sensiblement identique. Toujours la même rapidité vertigineuse dans les déplacements, toujours la possibilité de porter deux armes avec lesquelles il va falloir switcher habilement dans les dédales grouillantes des missions, toujours cette double utilisation des soins que l’on peut donner au plus mal au point au risque de ne plus pouvoir se guérir soi-même en cas de coup dur, Left 4 Dead 2 persiste et signe dans la catégorie FPS multi nerveux où seule la coopération béton peut mener à la victoire. Car l’entraide, tout au long des cinq chapitres que propose le soft, devient vite la condition sine qua non à la réussite, la substance en filigrane obligatoire à une bonne session de jeu, bref, l’élément indispensable pour puiser toute la force accrocheuse des Left 4 Dead. Le jeu l’y encourage, mais les joueurs sont souvent intrépides, ou pire, idiots. Alors un conseil, évitez de rusher au risque de vous mettre tout le groupe à dos, et aidez votre prochain. C’est de cette façon que personne de votre équipe ne vous laissera pour mort, pendu à la langue d’un Smoker, ou allongé à terre, au lieu de vous aider à vous relever sur une simple pression du bouton X.

Il faut dire qu’avec les nouveaux adversaires qui viennent fleurir le bestiaire du premier épisode, les habitués devront rapidement revoir leurs stratégies. Après les connus Smoker, Hunter, Boomer, Witch, qui pouvaient déjà entre autres immobiliser, traquer, attirer la horde de macchabées d’un simple claquement de bile, et tuer en quelques coups de griffes, s’ajoute au casting des affreux une tripotée de nouveaux amis aux facultés toutes aussi attrayantes. La Splitter par exemple peut envoyer des jets acides au sol, tandis que le Jockey en sautant sur un survivant peut en prendre le contrôle, alors que le Charger peut foncer sur un groupe pour terminer à la main le malheureux personnage qu’il a réussi à bloquer contre un mur. En versus, ou quand l’I.A des méchants fait horriblement bien son boulot, cela donne une Splitter qui créé une piscine acide sous les pieds des survivants juste après que ces derniers aient été aveuglés par de la bile de Boomer, tandis que le Jockey ramène les pauvres fuyards vers leur mort certaine, que ce soit vers la horde de zombies, vers d’autres pièges sordides, ou bien près d’un Tank, ce boss quasi indestructible qui peut tout envoyer valser d’une simple pichenette.



Depeche Mode

Face au nouveau bestiaire de vilains, les armes brillantes et lustrées ne seront clairement pas de trop ! Suite « à plus » oblige, Left 4 Dead 2 propose tout un tas de nouveautés. Déjà en apportant des armes de corps à corps, qui comblent si le joueur décide d’en ramasser le slot réservé aux pistolets (aux munitions infinies). Batte de Baseball, katana, casserole, tronçonneuse, ces petits jouets destructeurs lors des rencontres frontales avec les zombies communs se révèlent vite inutiles face à une Splitter ou un Smoker haut perchés. Étant donné que le jeu ne propose que deux armes à porter (une de poing et une lourde), et que les armes de corps à corps remplacent les pistolets, les choix se font vite cornéliens. Il va donc falloir faire rapidement des choix, et des bons, car les monstres n’attendent pas en accourant par vagues, que l’on avance dans le niveau ou que l’on se planque dans une chambre. Plutôt fusil à pompe ? Mitraillette ? Sniper ? Lance-grenades ? Faites votre choix, mais faites le bon. À signaler que le level design force parfois à se détacher de son arme fétiche pour en porter un autre, la faute à des munitions de plus en plus rares. Se dépêcher, avoir des yeux partout (surtout dans son dos et dans celui de son coéquipier), se baisser pour gagner de la précision mais perdre de la vitesse, économiser sa vie pour soigner un survivant dans le besoin, le tout dans des chapitres bondés de monstres nerveux et récalcitrants, voilà le défi de Left 4 Dead 2. Une aventure corsée, plus difficile et bourrine que celle du premier épisode, où même le mode normal apporte son lot de déconvenues. Les fans en redemanderont. Les néophytes, par contre…

En plus des nouvelles armes, les développeurs ont placé des objets spéciaux inédits pour agrémenter le gameplay simple mais rapide de L4D. Le défibrillateur, tout d’abord, permet de « ressusciter » un personnage mort, avant que ce dernier ne respawne dans une cachette à l’instar du premier volet. Problème, cet accessoire indispensable comble le slot réservé au kit de soin. Du coup, si lors d’une partie vous voyez un joueur qui au lieu de ramasser son kit prend un défibrillateur, ajoutez d’emblée ce même joueur dans votre liste d’amis et gardez le à tout jamais. Pour en terminer avec ce slot, Valve a eu la bonne idée d’incorporer dans son jeu des améliorations d’armes et de munitions. Visée laser, cartouches explosives, ce sont les Tanks qui vont en prendre pour leur grade, et les zombies devenir de véritables boules de feu. Gare à la contagion lorsqu’ils vous foncent dessus dans cet état ! Les cachets (qui redonnent temporairement 50% de la santé) sont toujours de la partie, accompagnés de la toute nouvelle dose d’adrénaline. Cette piqure, qui permet de gagner en vitesse pour toutes ses actions (courir, utiliser un objet, relever un survivant, entre autres) sans être ralenti par les coups de griffes de la horde, octroie en plus un léger gain de vie temporaire. Indispensable pour les « final-missions » où les zombies sont plus nombreux que les bactéries derrière un genou. Au niveau des grenades, après les éternels cocktails molotovs et bombes « à bip », s’ajoutent les bouteilles pleines de bile de Boomer, pour attirer (longuement) les zombies dans un endroit précis, ou sur un Tank qui devra alors faire face lui-même à la horde.

Toutes ces petites améliorations transcendant autant qu’elles compliquent l’expérience Left 4 Dead 2. Les moins habiles du pad risquent d’être vite dépassés, alors que les fans du genre trouveront en cette sauce bien remontée par Valve un challenge jubilatoire. Les campagnes en expert promettent de véritables sueurs froides. Pire, si le mode réaliste est sélectionné, les auras de lumière autour des personnages qui facilitent la localisation de ses coéquipiers sont juste effacées, alors qu’une mort renvoie directement le joueur à la case départ. Une merveille de sadisme ! Les campagnes elles-mêmes ont subi une belle évolution, avec un « scénario » lié par un fil rouge, et des missions plus scriptées pour assurer plus de spectacle : orage aveuglant par-ci, mur qui explose par-là. Du coup, l’ambiance de ce Left 4 Dead 2 est tout bonnement excellente, avec ses quêtes annexes certes timides (remplir le réservoir d’une voiture, apporter du soda à un PNJ, etc) mais bien présentes, soulageant un déroulement peut-être un peu trop systématique (je vois, je tire). L’A.I Director, qui change la place des monstres et objets dans les niveaux à chaque nouvelle partie, est bien sûr toujours présente pour assurer un capital rejouabilité énorme. Les quatre nouveaux survivants vont donc devoir survivre dans cette Louisiane inondée que ce soit sous les eaux tumultueuses et ralentissantes, qui abritent des créatures spéciales capables d’aveugler le personnage qu’elles blessent, ou les vagues tumultueuses de zombies sanguinaires. C’est notre amie la transpiration qui va être heureuse de venir perler nos corps meurtris !



« It worked in the moooovie ! »

L’aspect série B entrevu dans le premier Left 4 Dead est cette fois-ci perceptible à tous les niveaux du jeu, provocant de belles rigolades dans les campagnes en multi. Entre les clowns zombies, le grain de l’image, les femmes Boomer, les situations cocasses (massacre de monstres dans le circuit de l’amour d’un parc d’attraction, entre autres), et les répliques déjantées des personnages (ah, cet Ellis…), il ne manquerait plus qu’une jaquette dessinée par Laurent MELKI pour s’y croire. Signalons la présence d’easter eggs fendards, et de musiques dynamiques encore plus barrées que celles du premier volet lors des moments de boucherie. Graphiquement, même s’il est évident que la Xbox 360 ne crache pas tout ce qu’elle a dans le ventre, le jeu parvient à rester très agréable à regarder, voire joli, lors de certaines missions (surtout dans les deux dernières campagnes).

Avec ses nombreux modes de jeu allant du nouveau mode collecte, sorte de mode versus où les infectés doivent empêcher les survivants de remplir un générateur avec des bidons d’essence cachés un peu partout dans la map, aux déjà vus « Survie » et « Versus », Left 4 Dead 2 est clairement calibré pour les parties endiablées en multijoueurs. Les gamers qui cherchent un bon FPS solo, ou qui n’ont pas le Live, peuvent aller voir ailleurs sans ménagement, même si le split-screen qui permet à deux joueurs de s’adonner aux campagnes en coopération sur la même console est un plus bien évidemment non négligeable. Comme vous l’aurez compris, le virus L4D aidé de sa nouvelle mutation que nous osons appeler suite a toutes les cartes en main pour contaminer une vaste partie du globe adepte du tir aux zombies. Send… more… paramedics !


Vidéo exclusive : Left 4 Dead 2 et son carnaval de zombies !

envoyé par Xbox-Mag

Left 4 Dead 2 est déconseillé aux moins de 18 ans, par conséquent la vidéo l’est tout autant.

Le laissé pour mort de l'année dernière revient avec un appétit monstre. Fort de se repaitre de la bonne réputation de son illustre grand frère, Left 4 Dead 2 creuse toutes les bonnes idées vues auparavant en apportant plein de petits éléments qui au premier abord peuvent sembler anodins, mais qui finalement rehaussent et agrémentent un gameplay autrefois juste nerveux. Le retour des morts vivants peut donc se faire sans heurt, malgré un prix malheureusement prohibitif sur Xbox 360 qui risque de faire battre bien des coeurs. Le catacomble pour un jeu sur les zombies ! Les fans seront en tout cas aux anges dans cet enfer putréfié, contrairement aux détracteurs qui n'y sentiront qu'une odeur de viande avariée. Ceux qui restent pourront toujours découvrir le meilleur épisode de cette jeune série, ainsi que ce qui se fait de mieux en terme de FPS jouable en coopération.

+

  • Left 4 Dead en mieux !
  • Plus d'armes, d'objets, de monstres, de modes...
  • Le split-screen bienvenu
  • Aucun lag en ligne
  • Le mode « Réaliste »
  • Des campagnes de grande qualité

-

    • C'est trop cher !
    • Tout de même très proche du premier
    • Inintéressant en solo
    • Toujours très peu d'options de filtres de parties
    • … Ce qui le rend plus compliqué que le premier, à tous les niveaux
  • 18.10 à 01:03

    N’imp xD

  • 18.10 à 12:15

    [quote="Ouiche Lorra1ne"]Très bon test sinon :bravo:[/quote]

    Tout ça parce qu’il a joué avec toi à DR 2… mais il ne sait pas tout ce que tu m’as dit sur lui dans son dos niark niark niark

    Voilà c’était mon post j’fous la merde par plaisir ^^

  • 18.10 à 08:28

    Non

    A noter également que les infectés spéciaux dirigés par l’IA jouent beaucoup plus avec les coups de griffes qu’avant. On l’avait constaté sur No Mercy en expert, mais c’est également vrai sur The Sacrifice !

    Très bon test sinon :bravo:

  • 17.10 à 02:41

    No mercy est en version française sur Left 4 Dead 2 ?

  • 17.10 à 09:14

    bon test, le final de the sacrifice utilse en effet la meme map que the passing, mais avec une grosse nuance quand meme, ce final est tendu et chaotique quand meme.
    par contre no mercy en L4D2 style, c’est un bonheur perso.

  • 17.10 à 08:21

    560 ms point pour deux campagnes, je l’ai pris direct

    si on calcul un peu L4D2 et sorti à 69 euro avec 5 campagnes, soit plus de 10 euro la campagne.

    bon j’ai quand même attendu que le jeu soit à 20 euro d’occasion pour l’acheter. du coup je suis très content de retrouver "no mercy" dans le 2 (bien fait d’avoir revendu le 1 tout compte fait)

  • 17.10 à 08:16

    j’attendrais une baisse de prix si je le prends car payer si cher pour 45 min de jeu (et le finish de "the Passing") + "No Mercy" avec quelques rajouts c’est léger, en plus uniquement en anglais comme "The Passing" (sans traduction cela enlève un peu de l’ambiance), c’est dommage déjà dans "Crash Course" on a 4 ou 5 passages non traduit, bon là ce n’est pas trop important vu qu’ils ont au moins traduit tout le reste.

  • 16.10 à 09:32

    [quote="kelanflyter"]C’est pour combler le vide scénaristique que Valve a annoncé il y a quelques temps un comic digital, et un nouveau contenu téléchargeable commun à Left 4 Dead 1 et à Left 4 Dead 2.[/quote]

    Un scénario dans Left 4 Dead ? Première nouvelle ! ^^