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Matos

Inclassables

3/5
05.12 à 15h17 par |Source : http://xbox-mag.net

Test : Matos sur Xbox 360

L'arrivée d'une simulation de course automobile sur Xbox 360 est souvent accompagnée d'une interrogation : à quand un volant pour en profiter pleinement ? Car entre ceux qui ne répondent pas aux exigences de qualité et celui qui fait craquer les porte-monnaies, il n'est pas facile de trouver son bonheur. 2011 est l'année du roi sur le calendrier Microsoft et pour accompagner le souverain Forza Motorsport quatrième du nom, un petit objet fait son apparition. Et à vrai dire, on ne sait pas tout de suite si l'on a à faire au conseiller du roi ou à son bouffon.

Cruchot, passez-moi le volant !

Avec le Wireless Speed Wheel, on pourrait presque reproduire cette scène du Gendarme de St Tropez. Rarement l’appellation "volant" pour un accessoire n’aura aussi bien porté son nom : pas de socle, de pédalier, de levier de vitesse ou de support à boisson. Au moins l’encombrement sera minimal. C’est donc cet objet qui fait suite au défunt – et déjà rare quand il vivait – volant officiel Microsoft, consolant comme il peut le joueur qui rêve d’avoir entre les mains le must made in Fanatec. La première impression face à l’emballage, déjà ressentie lorsque l’accessoire fut présenté, est un mélange de doutes et de préjugés, illustrés par un sourire mesquin. Oui, il y a quelque chose en lui de volant Wii, plutôt étonnant pour deux raisons. La première, c’est que l’arrivée de cet accessoire coïncide avec la sortie du fleuron de la simulation automobile sur consoles, Forza Motorsport 4. C’est même plus qu’une coïncidence, le Wireless Speed Wheel étant également vendu en bundle avec le jeu de Turn10. Un périphérique simplissime pour un jeu au gameplay richissime… Surprenant. La deuxième raison rendant la chose curieuse trouve sa source dans la ludothèque Xbox 360. Quand on pense Mario Kart sur Wii, il n’y a guère que Sonic et ses All Stars qui s’en rapprochent. Etonnant… Mais sommes-nous sur la bonne piste ?



Le déballage du Wireless Speed Wheel vient déjà apporter quelques précisions. Clairement, du point de vue de sa conception, le périphérique Xbox 360 n’a rien d’un volant Wii. Oui mais, me direz-vous, c’est bien normal pour quelque chose qui, vendu seul, coûte un peu moins de 50€. C’est vrai, mais au-delà de ça, le contact des mains avec l’objet le valorise. En forme de U, à la monture noire et chromée, ornée au centre du gyroscope et d’anneaux lumineux aux extrémités, le Wireless Speed Wheel est à la fois sobre et aguicheur. Au centre, les traditionnels boutons back et start se fondent discrètement ; la croix directionnelle et les quatre boutons de base prennent naturellement leur place aux extrémités du volant. Le poids du périphérique est relativement bon : sans être trop lourd, il évite soigneusement la légèreté des volants "gadgets". On sent qu’on a quelque chose dans les mains, condition particulièrement importante au bon dosage des mouvements. A l’arrière, on découvre les deux gâchettes. Elles ont gagné en longueur et, légèrement plus courbées, elles apportent le confort nécessaire pour compenser en partie l’absence de support. Dernier point positif concernant ce design : l’accessoire fonctionne uniquement avec deux piles et leur compartiment est discret, bien placé pour ne pas créer de déséquilibre dans la balance.

Objet volant non identifié

Comme le dit l’adage, il faut souffrir pour être beau. Dans le cas du Wireless Speed Wheel, cette petite réussite esthétique se paye en faisant le sacrifice des boutons LB et RB. Et il n’y a rien pour les remplacer. Il faudra donc faire sans, ce qui peut s’avérer gênant à notre époque où toutes les touches sont mises à profit : la navigation dans les menus perd en souplesse mais surtout, cela oblige à faire le deuil de deux fonctionnalités dans un WRC 2 par exemple. On trouvera toujours quelque chose à faire passer à la trappe, comme le rewind ou le changement de caméra, mais l’opération n’en demeure pas moins frustrante. Toujours au rang des manques, on notera l’absence -logique d’un point de vue confort- d’une prise casque. Pour le chat ce sera donc oreillette sans fil ou rien. Une fois que tout cela a été réglé, place aux choses sérieuses, qui dans notre cas ont eu lieu sur divers jeux d’orientations bien différentes. Un constat global s’impose : la reconnaissance des mouvements est convaincante. Les vibrations sont de la partie (mais plus faibles que sur un pad), l’objet reproduit bien à l’écran la force que l’on donne au coup de volant et une fois encore, le poids du Wireless Speed Wheel facilite le dosage. Un temps d’adaptation est de rigueur mais honnêtement, la mission est accomplie sur ce point. Il y a cependant un revers à la médaille vous vous en doutez. Logiquement, tenir quelque chose dans les mains face à soi, sans support, se révèle rapidement fatiguant. C’est l’accessoire qui veut ça. Il est taillé pour les sessions courtes et dans un exercice pas trop technique si possible.



Au-delà du Mario Kart-like, le Wireless Speed Wheel gagne sa légitimité du côté des classiques du Xbox Live Arcade. Testé sur Daytona USA, le niveau de reconnaissance permet de profiter du titre de Sega dans de bonnes conditions, au moins aussi agréables qu’avec une manette ; dans la même lignée, les parties sur Sega Rally se montrent plaisantes même s’il faudra ici un peu d’entrainement pour afficher de bons résultats. Le volant sans fil de la Xbox 360 fait même encore mieux lorsqu’il s’agit de parcourir des centaines de kilomètres dans Test Drive Unlimited 2. L’exploration étant une activité plutôt douce, la reconnaissance de mouvements n’est pas trop attaquée et le plaisir est bien réel. Lorsque l’on passe à quelque chose de plus technique, les bons résultats de l’accessoire sont à pondérer. Sur un Forza Motorsport 4 l’expérience reste acceptable mais demandera beaucoup de pratique ; dans WRC 2, on atteint rapidement les limites des possibilités offertes par le volant. Dans un titre et surtout dans l’autre, gérer un appel/contre-appel est très délicat et garder la concentration suffisante pour tenir la corde ne seront pas des exercices faciles. La fatigue vient, les virages s’enchainent et rendent impossible le repos tout en gardant une bonne maitrise du véhicule. Dommage, on se rend compte que tout cela tient moins à la qualité de la reconnaissance qu’à la nature même de l’accessoire. Car aussi soigné qu’il puisse être, le concept n’en demeure pas moins incompatible avec la notion de performance en course. Et cette course à la perfection est ce qui caractérise précisément les simulations de course automobile. Assis entre deux chaises, le volant sans fil de la Xbox 360 sera un peu ce que vous décidez d’en faire.

Le Wireless Speed Wheel est un produit difficile à discerner. Non, il n'y avait pas besoin d'être médium pour savoir que ce volant allait avoir du mal à s'imposer sur le terrain de la simulation. Jouer à Forza Motorsport 4 avec cet accessoire ne sera pas désagréable grâce à une bonne reconnaissance de mouvements, mais rien ne saurait remplacer le confort d'un équipement classique ou la précision d'une manette. Ce volant trouvera plutôt sa place du côté du jeu arcade et se pose comme une nouvelle alternative au pad. Bénéficiant d'un design soigné offrant une bonne prise en mains, le Wireless Speed Wheel est plus agréable qu'il en a l'air mais n'en demeure pas moins un accessoire au sens très strict du terme.

+

  • Qualité du matériel
  • Prise en mains agréable
  • Bonne reconnaissance

-

    • Efficacité limitée par le concept lui-même
    • Il manque des boutons !
    • Vite fatiguant
  • 16.12 à 09:22

    J ai bien aimé jouer avec ce petit volant…
    Plutôt que de sortir mon volant ms.

    Je regrette de ne pas l’avoir acheter avec le jeu