Jeux

Metal Gear SurviVe

Action | Edité par Konami | Développé par Konami

3/5
One : 22 février 2018
16.03 à 16h29 par

Test : Metal Gear SurviVe sur Xbox One

Quand Konami essaye de Survivre face aux hordes de fanboys mécontents

Lorsque Konami annonce Metal Gear SurviVe, un an après MGS V : The Phantom Pain et donc une année après le départ de Kojima, les fans ne sautent pas de joie. C'est même une bronca lorsque les joueurs découvrent un jeu de zombies dans une pseudo suite à MGSV. C'est donc pendant un an et demi que le nouveau titre de Konami accumule les critiques des joueurs ; pourtant sous cette couche de mauvaise-foi pourrait se cacher une bonne surprise, non ? C'est ce que nous allons essayer de décortiquer avec ce test.

Vous-souvenez vous quand Ground Zeroes se terminait sur l’attaque de Skull Face et de son armée XOF sur la Mother Base de Big Boss ? Mais si, quand Skull Face avait du charisme et quand The Phantom Pain était potentiellement LE MGS ultime avant que la malheureuse vérité revienne pour détruire nos rêves et nos espoirs. Bref, à cette époque la Mother Base était pratiquement détruite et Big Boss avait été laissé pour mort. C’est à ce moment précis qu’une mystérieuse faille dimensionnelle fait son apparition et emporte la Mother Base ainsi qeu certains de ses occupants. C’est à partir de ce moment que devons créer notre propre personnage (homme ou femme), dans un mode de création assez pauvre, afin de vivre cette folle aventure avec notre soldat personnalisé. Et il faut dire que c’est tout de même bien plus subtil comme procédé que ce que proposait Hideo Kojima. Après cette brève introduction où notre personnage est envoyé de force dans cette autre dimension du nom de Dité, le jeu nous propose un prologue sous forme de tutoriel avec tout un enrobage scénaristique et une très bonne ambiance. Oppressante surtout, car elle marque l’arrivée des infectés.

«Quoi ? Des zombies dans MGS ? Mais sacrebleu, c’est un viol de la licence, Konami fait n’importe quoi depuis le départ de Kojima. D’ailleurs Kojima c’est un gentil, Konami c’est les méchants et Metal Gear Survive c’est forcément mauvais.»

Voilà ce que nous pouvions retrouver comme propos lors de l’annonce de Metal Gear Survive et ce que certains plaisantins trouveront à dire devant un visionnage Youtube. Puisque, outre le fait que la séparation Kojima/Konami est aussi dommageable que partagée (dépenses, temps de développement, renvoi de David Hayter …), il existait déjà des spin-off de MGS s’éloignant totalement de la saga, dont Metal Gear Rising : Revengeance. Personne ne criait alors au scandale et Kojima était toujours présent, étrange. Bref, nous voulions revenir rapidement dessus après l’introduction du prologue afin de rétablir un fait. Ici nous ne testons pas un enrobage (le titre Metal Gear) mais bien ce qu’il contient et comme vous allez pouvoir le voir, il y a des choses intéressantes pour celui qui aura un regard objectif.

Revenons à nos moutons. Notre protagoniste, qui semble aussi bavard que Venom Snake si ce n’est plus, fait la rencontre d’un soldat de XOF. Cela aurait pu (du) partir en vrille mais vu la situation il doivent s’entraider pour survivre, en compagnie également d’une IA schizophrène. Parce que comme vous avez pu le noter, dans Metal Gear Survive il y a le terme ‘Survivre’ ; eh bien à ce niveau, Konami a fait du très bon boulot. En effet, le cœur du jeu est clairement la survie autour de l’exploration, la progression de notre personnage via un arbre de compétence mais aussi par le craft et la recherche de matériaux ou de vivres. La saga MGS avait déjà proposé un système de survie avec MGS3 et la première aventure de Big Boss. Mais ici Konami propose quelque chose d’encore plus complet avec une gestion de la faim, de la soif, mais aussi des maladies et autres blessures. Nous sommes clairement dans un jeu de survie et les premières heures sont assez compliquées afin de trouver de quoi manger et d’essayer de se défendre puisque le jeu oblige à l’exploration.

Il est donc recommandé de prendre son temps, de bien préparer le terrain en élaborant une tactique pour passer furtivement ou gérer un à un les infectés. Le joueur ne fera clairement pas long feu s’il ne sort pas explorer des zones secondaires et s’il ne prend pas de risque puisque les matériaux sont importants pour équiper sa base et crafter des armes afin de mieux avancer par la suite. Une fois que la base est correctement gérée et que vous avez appréhendé les mécaniques du titre, vous pouvez vous balader librement sans vraiment craindre les infectés autour de vous, sauf si vous rameutez une troupe et que vous restez planté sans bouger.

« Metal Gear Survive porte parfaitement son nom avec son ambiance pesante et son système de survie aussi profond qu’addictif »

Cela dit la difficulté revient de plus belle avec une autre carte qui propose de nouveaux infectés. Oui, comme tout jeu de zombie qui se respecte, Metal Gear Survive propose des variantes au zombie de base. Ainsi vous retrouvez un zombie explosif, une sorte de zombie ninja, des animaux et insectes mutants et des zombies avec des armes telles que des lances grenades et des mitrailleuses. Ajoutez par ailleurs à cela la faune locale qui peut se montrer agressive. Il existe même des créatures légendaires sous forme de Boss cachés que nous préférons garder secrets. N’oublions pas que le cœur du jeu est également les fameuses zones de cendres. Comme leur nom l’indique, les zones en question sont toxiques et il faudra gérer son oxygène, quitte à faire beaucoup d’aller retours afin de mieux préparer le terrain, et veiller à ne pas se faire repérer puisque le chemin est très obscurcit et cache de nombreux infectés. Nous passons la plupart de notre temps dans ces zones, tant pour les missions principales que pour les missions secondaires ou il faut notamment sauver un rescapé afin de le ramener à votre base et avoir un atout non négligeable.

Comment le ramener ? Et bien notre héros à la chance de pouvoir bénéficier de machine de téléportation, que ce soit pour les ressources ou pour les êtres humains. Le petit hic dans l’histoire c’est qu’il faut activer les machines en question et cela attire les infectés et il faut veiller à protéger la machine durant un laps de temps afin de pouvoir l’utiliser. Nous sommes ici dans une mécanique de jeu très utilisé et parfois très éreintante surtout en fin de jeu lorsqu’il faut faire face à de nombreuses vagues de tous les côtés parce qu’il s’agit bien d’un mode horde à la Gears of War et il faut donc gérer ses défenses via nos nombreux objets (mines, grillages …) mais aussi attaquer pour espérer tenir les minutes demandées.

Sauver des survivants et téléporter des ressources est également ce que propose le multijoueur, jouable en coopération jusqu’à quatre joueurs. Ce mode de jeu demande une bonne coordination entre les équipiers afin de ne pas se retrouver totalement enseveli sous les ennemis, mais permet en contrepartie de récupérer des ressources qui sont bien utiles pour le mode solo, en plus de rallonger une durée de vie déjà bien intéressante. En effet, comptez facilement une vingtaine d’heures pour venir à bout du mode histoire et sans s’éparpiller dans les diverses missions secondaires et dans le mode multijoueur. Ce n’est pas rien et cela prouve que Konami ne se moque pas du joueur. Cela dit, tout n’est pas rose bien évidemment puisque même si le titre est stable et pas désagréable visuellement, nous notons tout de même quelques textures douteuses et globalement un important recyclage des décors de MGS V.

Alors même si c’est expliqué scénaristiquement, il faut avouer que Konami a plutôt cherché à rembourser le budget pharaonique du moteur Fox Engine avec les assets et le gameplay du précédent opus, même. Ajoutons à cela que malgré la tentative de mise en scène de ce MG Survive, nous notons clairement un manque de budget et de réelle écriture puisque le 3/4 des conversations se font via une interface de codec et c’est bien dommage puisque Konami prouve qu’il est parfois capable de belles cinématiques. Pour finir il faut avouer également que le mode solo est assez répétitif au final et commence à perdre en intérêt au fil du temps malgré une envie de proposer un scénario prétexte digne d’une série B. Pour finir avec une note positive, il faut noter que le système de survie, les nombreux infectés, les passages dans la cendre et les musiques donnent une grosse ambiance pesante au point de parfois devenir un Survival-Horror, sans jamais faire peur, entendons-nous bien.

3/5
Alors que tout le monde condamnait le titre à son annonce, Metal Gear SurviVe se révèle donc une bonne petite surprise, malgré des défauts bien présent. Grâce à son système de survie aussi complet qu'addictif qui pousse à l’exploration dans une ambiance pesante, le nouveau titre de Konami surprend. Le fond est solide, s'appuyant sur un contenu assez riche entre la campagne solo et le multijoueur. Malheureusement la forme n'est pas aussi positive avec trop de ressemblances avec MGS V et un manque cruel de budget pour proposer un réel scénario captivant et surtout une bonne mise en scène, en l'état trop pauvre malgré une volonté de bien faire. Bref, le résultat est sans appel : Metal Gear Survive mérite d'être joué et jugé pour ce qu'il propose et non boudé à cause d'un nom et d'une querelle entre un studio et un ancien développeur.

+

  • Un système de survie complet
  • Un gameplay qui répond parfaitement
  • Ambiance pesante
  • Une belle durée de vie
  • Mode multijoueur coopératif
  • Une envie de bien faire ...

-

    • ... Mais manque cruel de budget
    • Et d'idée de scénario
    • Un peu trop de copier/coller de MGSV
    • Répétitif sur la longueur
    • Aurait du être une nouvelle licence
  • 20.03 à 04:41

    Les vrais savent 8)

    [quote="Dobermann X":wg8jhdmu]Je crois qu’il manque la note dans l’article, en tout cas je ne la voie pas :/[/quote:wg8jhdmu]
    C’était un problème d’Admin, cela a été corrigé, merci ^^

  • 20.03 à 10:05

    Le test résume très bien ce que j’ai pensé du jeu

    GG Careiro :bravo:

  • 18.03 à 01:07

    Je crois qu’il manque la note dans l’article, en tout cas je ne la voie pas :/

Fiche succès

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