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Metro 2033 Redux

FPS | Edité par DeepSilver | Développé par 4A Studios

4/5
4.0/5
One : 29 août 2014 360 : 19 mars 2010
10.04 à 00h55 par |Source : http://xbox-mag.net/

Test : Metro 2033 Redux sur Xbox 360

2033. Un cataclysme nucléaire sans précédent a ravagé la planète, obligeant les populations à recourir aux moyens les plus invraisemblables pour assurer leur survie. A Moscou, les derniers rescapés ont trouvé refuge au coeur des couloirs inquiétants du métro, constituant une véritable utopie où la sécurité est devenue un terme illusoire. C'est dans ce contexte post-apocalyptique que les développeurs ukrainiens de 4A Games nous transportent. Prochain arrêt, la station Metro 2033.

Cartes postales : derniers vestiges d’un monde fabuleux

Plusieurs générations ont évolué au sein du métro moscovite. Parmi elles, certaines n’ont jamais vu la lumière du jour, et n’ont comme souvenir que les couloirs sombres et crasseux de leur station d’origine. Artyom, le héros de l’aventure, est de ceux-là. Entre attaques de mutants, combats contre diverses factions ennemies, le jeune homme d’une vingtaine d’années n’a connu que la peur et le sang. Sa vie va rapidement basculer lorsqu’une mission périlleuse l’oblige à quitter sa station natale. Dès les premières minutes de jeu, le ton est donné, Metro 2033 est un titre qui construit son intérêt autour d’une ambiance hors du commun. Force est de constater que le résultat est impressionnant de justesse. Entre une gestion des éclairages et des particules millimétrée, des décors post-apocalyptiques suintant la peur à chaque recoin, Metro 2033 place la barre à une hauteur que peu de jeux actuels peuvent prétendre atteindre. Le titre de 4A Games nous emmène au coeur d’un monde détruit, et pousse parfois à une réflexion plus profonde que dans la majorité des FPS lambda, notamment lorsque Artyom collectionne des cartes postales d’endroits qu’il n’a jamais connu.



Les premières minutes de jeu permettent d’explorer les stations habitées du métro moscovite, et la ballade se révèle fort intéressante. Entre les hommes qui jouent aux cartes dans le bar du coin, la femme de ménage qui nettoie le sol, les enfants qui courent et les marchands qui scandent leurs dernières bonnes actions, l’ambiance euphorique est magnifiquement retranscrite, et contraste admirablement avec le chaos ambiant. Par la suite, différentes phases au coeur de ces bidonvilles attendent Artyom. Phases lors desquelles il peut se réapprovisionner en munitions, acheter de nouvelles armes et étoffer son inventaire. Metro 2033 étant assez exigeant en termes de difficulté lors de certains passages, il se révèle rapidement indispensable de fouiller les niveaux à la recherche de munitions militaires, qui constituent la principale monnaie d’échange des sous-sols moscovites. En effet, bien que le titre soit présenté comme un FPS relativement classique, il puise son inspiration bien au-delà, préférant souvent suggérer la peur plutôt que de nous mettre face à des dizaines d’assaillants.

Ces derniers sont d’ailleurs l’une des pierres angulaires du titre. Les radiations du cataclysme nucléaire ont crée de véritables monstres. Les mutants sont en effet particulièrement agressifs, et n’hésitent à nous sauter au visage lorsque l’on s’y attend le moins. Dans cette optique, Artyom doit veiller à conserver soigneusement ses munitions, certaines faisant plus de dégâts que d’autres. Pour venir à bout de ces monstruosités, le héros aura avec lui toute une panoplie d’armes : fusils pneumatiques, armes pré-apocalyptiques, fusils à pompe, mitraillettes, les moyens ne manquent pas pour purifier les couloirs du métro.




L’attaque du métro 2033

Très dirigiste, l’aventure de Metro 2033 n’est pourtant pas dénuée de moments forts. L’ambiance sonore du titre y est pour beaucoup. Lorsque Artyom se déplace dans des couloirs glauques, le titre de 4A games met les bouchées doubles pour mettre le joueur mal à l’aise : hurlements lointains, grognements de créatures, frottements du métal, l’aspect sonore est saisissant, et permet au titre de s’offrir un cachet unique. Une tripotée de détails, comme par exemple les objectifs de missions, que l’on affiche en temps réel sur son carnet avant de l’avoir au préalable éclairé avec son briquet, ou encore la gestion parfois ardue des masques à gaz en zones toxiques, contribue à apporter à Metro 2033 une singularité par rapport aux FPS actuels.

Pour autant, le titre accuse certaines errances. Parmi celles-ci, nous pouvons citer la durée de vie un peu faiblarde, la version française très moyenne, qui emploie au moins cinquante fois des voix similaires en cours de partie (le jeu est à faire en russe sous-titré français, pour en profiter pleinement. Option bien heureusement disponible.), sa linéarité qui pourra en rebuter certains, mais également sa rejouabilité très accessoire.

Avec Metro 2033, le studio Ukrainien de 4A Games prouve sa maitrise en matière d'ambiances. Reposant sur des bases solides et un univers fort intéressant, Metro 2033 va plus loin en termes d'immersion que la plupart des FPS actuels. Préférant bien souvent laisser de côté l'action brute pour une peur plus viscérale, le titre accuse néanmoins quelques errances, notamment au niveau de sa durée de vie et de son extrême linéarité. Des défauts qui n'entachent pourtant en rien l'expérience offerte par Metro 2033, prenante et envoûtante, qui devrait ravir les amateurs du genre.

+

  • L'univers du métro
  • Bestiaire réussi
  • Ambiance sonore étincelante
  • Graphismes soignés
  • L'ambiance

-

    • VF exécrable
    • Très linéaire
    • Durée de vie faiblarde
  • 21.06 à 08:05

    Ambiance terrible dans cette video ! ça me donne envie !

  • 11.04 à 06:40

    Ouai ok, donc ça reste ultra marginal, un petit bug quoi, comme dans tous les jeux! ; )

  • 11.04 à 03:48

    Mode de difficulté max. Mais on s’est mal compris, je disais que quand j’éclairais un mec (SPOIL : au moment où ton pote se fait capturer et qu’on se trouve dans la gaine d’aération), y avait aucune réaction de sa part (et j’étais à la sortie du conduit, la grille ouverte et quasiment en face du bonhomme).

  • 11.04 à 02:22

    Tu dois jouer en facile…parce que moi dès que je passe à côté d’une lampe je me fais plomber!
    Et essaie de faire le niveau "Front" sans te faire repérer, tu verras…

  • 10.04 à 11:37

    Pas difficile d’être discret quand les ennemis nous voient même pas quand on les éclaire…

  • 10.04 à 05:43

    Le gameplay a certe des failles. Mais il propose un choix dans son approche, en fonction de son équipement et de ces action.(discretion ou gun fight) La ou un Call of et BF décide a notre place si l’on est dans un passage action ou infiltration(script a gogo)

  • 10.04 à 11:54

    Une ambiance terrible!
    Un gameplay bien pensé!
    Une aventure prenante et surprenante!
    Des graphismes bluffants, avec ombres dynamiques, fumées volumétriques et j’en passe!

    Pour ceux qui aime ces ambiances post-apocalyptiques, foncez, vous ne serez pas déçu!
    Dommage qu’il n’ai pas fait l’unanimité, car cela fait partie de ces jeux que l’on attendait pas forcément et qui au final sont des perles vidéoludiques, dont beaucoup sont passé à côté…à tort!

    Pour moi, c’est déjà un des jeux de l’année!
    Je l’ai déjà fini 3 fois et je continue d’y jouer, comme quoi, quand on dit que la durée de vie est faiblarde, cela dépend souvent du joueur!

    Je voulais m’acheter le bouquin, mais il est malheureusement déjà en rupture de stock.
    (pour ceux qui le cherche aussi, il doit reparaître en mai dans une autre collection)

    Je trouve ça incroyable qu’il se soit si peu vendu sur 360: seulement 170 000 exemplaires vendus dans le monde!!!
    J’espère que ça ne les refroidira pas pour faire la suite Metro 2034, mais c’est surtout les investisseurs qui vont freiner des quatre fers…

  • 10.04 à 08:28

    Grosse déception pour moi par contre du fait de la partie FPS (sensations de tirs etc) vraiment bof. D’ailleurs le test fait mention dans les points positifs de l’ambiance, mais pas vraiment du gameplay…

  • 10.04 à 07:17

    +1

    C’est vraiment plus intéressant de voir un jeu si atypique plutot qu’un énime Call of ou BF.

  • 10.04 à 06:52

    Le genre de jeu avec des défauts dont on se souvient longtemps… Du moins je ne l’oublierai pas au contraire des autres Halo, Cod, Battlefield.

    Une sorte de successeur spirituel a feu Bioshock, le 2 n’étant qu’un plat réchauffé.

    Ps : Successeur dans le sens : Fps a ambiance Forte !