Jeux

Micro Machines World Series

Course | Edité par Codemasters

2/5
One : 23 juin 2017
22.08 à 12h03 par

Test : Micro Machines World Series sur Xbox One

Micro voitures, maxi déception

Un vent de siècle dernier souffle sur Xbox One avec l’arrivée de Micro Machines World Series. Les nostalgiques y voient certainement l’occasion rêvée de renouer avec les plaisirs d’antan à base de « tut tut vroum vroum » et de toucher du doigt le souvenir d’un type de jeux de courses intimement lié aux machines 16bits. Mais un conseil : arrêtez tout de suite la machine à explorer le temps.

Si le nom d’un grand habitué des jeux de course de qualité comme Codemasters avait normalement de quoi rassurer, c’est non sans une certaine amertume que les vieux adages se rappellent aux joueurs de Micromachines. L’exception qui confirme la règle, ça arrive aux meilleurs d’entre nous, tant va la cruche… Bref, avec Micro Machines World Series, Codemasters nous fait une Jean Alesi. On retrouve pourtant au travers de la douzaine de véhicules jouables les indispensables de tout bon bac à jouets : voiture de police, camion de pompier, engin de chantier, char d’assaut, l’essentiel est là. Mais déjà le nombre de circuits fait sourciller. Dix c’est peu, surtout pour le genre où les tracés, vus du dessus, n’ont pas vocation à multiplier les kilomètres. Reste que si l’on met de côté les très nombreuses références ô combien visibles sur les jeux Hasbro et autres marques de céréales, les environnements ne sont pas inintéressants. Cuisine, bureau, chambre d’enfants, etc… Tout y passe, comme au bon vieux temps et en dehors des véhicules qui bavent quand on les regarde de près, l’ensemble n’est pas désagréable graphiquement.

Micro-Machines-World-Series-XBOXONE

Si Micro Machines aurait pu avoir des airs madeleine de Proust aux yeux de quelques trentenaires et plus, elle manque clairement d’ingrédients. Seul ou en ligne, trois modes de jeu sont proposés. Il y a évidemment les courses, les éliminations (une variante où disparaissent les malheureux qui sortent de l’écran) et les combats. Chacun pour soi ou en équipe, on livre bataille ici sur des affrontements tantôt classiques, parfois sous la forme d’une capture de base et autres drapeaux. Trois modes de jeu pour dix cartes, on vous laisse faire le calcul. Oui c’est peu. Il y a bien un système de niveaux qui essaye de compenser le manque en offrant quelques petits éléments de personnalisation de véhicules, mais rien de bien fou fou. Et puis l’ennui c’est qu’il est assez difficile de trouver une partie en ligne et tout autant d’y jouer dans de bonnes conditions, la faute à un netcode faiblard. Jouer sur la même console ? C’est possible jusqu’à quatre mais pas de vraies courses au programme ; il faut se contenter de combats rapidement gonflants (utiliser les armes ne procure aucun plaisir) et de parties d’éliminations bancales.

« il faut composer avec une caméra qui ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, qui elle suit. Son placement semble toujours un poil trop haut ou trop bas »

Oui elles sont clairement bancales car c’est ce mode de jeu qui met en évidence les grands errements de la caméra. Bien que l’on ait que peu à redire sur la maniabilité des véhicules –le temps de s’adapter aux dérapages- il faut composer avec une caméra qui ne sait pas vraiment ce qu’elle veut, qui elle suit. Son placement semble toujours un poil trop haut ou trop bas et lors des éliminations il n’est pas rare de se faire piéger par une caméra qui suit mal l’action. Oui, on peut carrément être éliminé tout en étant premier. Attention aussi aux virages ratés qui ouvrent vers des collisions à l’issue aléatoire et il n’est pas rare de se retrouver bêtement coincé dans le décor sans possibilité de sauter ou de forcer le retour sur la piste. En ajoutant à cette frustration celle d’être renvoyé au menu à la fin de chaque course, même en solo, le plaisir est souvent de courte durée. A consommer par micro doses en somme.

2/5
Passé le plaisir de faire son choix parmi une sélection de véhicules certes petite mais bien proportionnée, la rencontre avec Micro Machines World Series est à oublier. Bien trop juste sur son contenu, le titre de Codemasters parvient tout de même à rendre sa progression laborieuse entre parties trop hachées en solo et modes en ligne qui peinent à rallier les joueurs dans de bonnes conditions. Amusant une poignée de minutes par ci par là, Micro Machines World Series demeure trop timide et mal fichu pour être conseillé.

+

  • Petites voitures qui ont la classe
  • Environnements intéressants

-

    • Caméra gênante, source de frustrations
    • Contenu très léger
    • Modes en ligne à la ramasse
    • Tout est long à se mettre en place
    • Ennuyeux au bout d’un quart d’heure

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