Jeux

Monstres contre Aliens

Action/Aventure | Edité par Activision-Blizzard | Développé par Beenox

3/5
360 : 27 mars 2009

Test : Monstres contre Aliens sur Xbox 360

Dernier film d’animation des studios Dreamworks (Shrek, Madagascar, Souris city…), Monstres contre Aliens est aussi l’occasion rêvée pour les éditeurs de jeux vidéos de profiter du filon et de produire un jeu basé sur une licence porteuse. Cette fois c’est Activision qui s’y colle et qui confie le bébé au studio Beenox. Généralement ce genre d’adaptation se conclut par un jeu au rabais à peine digne d’amuser nos enfants. Est-ce le cas de cette dernière tentative ?

Je m’appelle Susan !

Susan Murphy est une jeune fille plutôt simple qui vit une idylle avec son futur mari Derek Dietl. Seulement, le jour de son mariage, une météorite remplie de Quantonium s’abat sur elle et fait de la pauvre fille une femme de 15 mètres de haut. Capturée par l’armée, elle ne sera libérée que lorsqu’une attaque extra-terrestre surgira, afin d’aider à l’endiguer. Pour ce faire, elle sera aidée du maillon manquant (un croisé singe/poisson préhistorique), du Dr Cafard (savant fou muté en cafard géant), de B.O.B (une masse gélatineuse sans cerveau) et d’Insectosaure (une chenille de la taille de godzilla). Sous ce speech aux allures de nanard cosmique, Monstres contre Aliens est pourtant un film d’animation très plaisant qui ne semble pas vraiment se prêter à une adaptation en jeu vidéo.



Beenox a pourtant trouvé matière à créer un contenu adapté, ludique et consistant. Loin des clichés des adaptations foireuses, Monstres contre Aliens est une excellente surprise qui se laisse jouer avec plaisir. Il faut tout d’abord savoir que si voir le film reste préférable, cela n’est pas nécessaire dans la mesure où le jeu raconte via de longues (et bien réalisés) cinématiques tout ce qu’il y a à savoir et évite les habituelles coupes franches. On est donc face à une œuvre complète qui se suffit à elle-même. De plus ceux qui auront vu le film seront ravis d’apprendre que le jeu n’est pas qu’une simple réplique du long métrage. Ainsi, le premier quart du jeu raconte la tentative d’évasion des monstres de la prison, chose totalement absente du film. La suite des événements reste plus proche des faits, mais diffèrent sur bien des points, à tel point qu’on redécouvre l’histoire sous un jour nouveau.


Le jeu dispose de plus d’une durée de vie conséquente (comptez une dizaine d’heures de jeux), et de nombreux défis à réaliser pour débloquer divers contenus. Parmi ces derniers, on notera la présence de commentaires audio qui, pareillement à ceux disponibles sur bon nombre de DVD, permettent de redécouvrir une scène du jeu commentée par les acteurs. Il sera donc au final possible de refaire intégralement le jeu en profitant de l’humour généralement réussi de ces commentaires. Il sera aussi questions d’illustrations, des mini-scenettes, ou plus concrètement d’amélioration des capacités des personnages.

Il nous faut des monstres

Concernant les phases de jeu, ces dernières sont réparties en trois catégories distinctes, selon que l’on dirige Susan, B.O.B ou le maillon manquant. Chacune de ces phases propose un type de gameplay complètement différent. Ainsi, Les séquences de la belle héroïne seront l’occasion de courses poursuites dans la ville. Sur rail, ces séquences devront surtout nécessiter du timing afin d’esquiver les différents pièges posés par les concepteurs. Simple au premier abord, les choses se gâtent largement par la suite avec certains pièges réellement vicieux. Ces scènes sont les plus basiques ludiquement parlant, elles n’en sont pas moins amusantes, en grande partie grâce à une mise en scène soignée et à une prise en main rapide.

Autre personnage, autre gameplay. Les séquences du maillon manquant sont axées beat’em all et plate-forme. Les plus anciens retrouveront des sensations proches de Crash Bandicoot, avec bon nombre de caisses à détruire, et un mouvement de toupie. Mais le maillon manquant a plus d’un tour dans son sac et dispose d’une panoplie de coups plus variée. Il sera même possible d’utiliser une sorte de ‘Lock’ en bullet time. Ces phases de jeu sont bien plus variées que celles de Susan et constitueront d’ailleurs le plus gros morceau du logiciel. Outre le combat, il faudra parfois prendre le contrôle de tourelles lance-missiles, dévisser des boulons à la force des jambes ou encore sauter de plateformes en plateformes.



Enfin, les phases de B.O.B sont d’avantage tournées vers la réflexion. Assez originales dans l’approche, elles partent du principe que B.O.B peut passer au travers des grillages, sauf lorsqu’il mange quelque chose de solide et qu’il le garde dans son corps. De plus il est capable de coller aux murs et aux plafonds. Cela implique des labyrinthes parfois vicieux, et au level design assez élaboré. Bien évidemment, cela ne veux pas dire que B.O.B ne peux pas se battre, et outre des coups de boule gélatineux, B.O.B se lance parfois dans des séquences dites de tourelle. Il s’agira alors de diriger un viseur pour tirer sur les cibles, tirer sur les tirs ennemis avant qu’ils ne nous atteignent, et a défaut, de savoir utiliser le bouclier a temps.

Toutes ces différentes phases de jeu s’enchaînent naturellement pour ne pas ennuyer le joueur, et sont entrecoupées de nombreuses cinématiques de qualité. Au cas ou le joueur soit accompagné, il est possible (quel que soit le type de niveau) pour un second joueur d’intégrer la partie en incarnant le docteur cafard. Concrètement, cela se matérialise par un viseur à l’écran. Le joueur peut alors à loisir tirer sur les ennemis, ou les attraper pour les lancer. Dommage que le mode 2 joueurs se limite à cela, malgré tout, il a le mérite d’exister.

Tous à Monstre Plage

Techniquement, Monstres contre Aliens est un jeu étrangement solide avec des graphismes particulièrement soignés. Bien sûr il reste loin des plus grosses productions, mais néanmoins, il reste dans le haut du panier des adaptations de dessins animés. Les cinématiques sont d’une qualité plus qu’honorable, avec un doublage de qualité (malheureusement le casting n’est pas intégralement le même) et une mise en scène réussie. Concernant le jeu en lui-même, malgré un côté très propre, on peut regretter que la jouabilité ne soit pas parfaite, surtout durant les séquences de B.O.B. Rien de bien méchant néanmoins, le jeu reste largement praticable et globalement agréable. Le tout est enrobé par une musique d’une très grande qualité que bien des grosses productions lui envieraient. Long et intéressant, le jeu plaira à un très large public. Les gros joueurs hardcore n’en feront sans doute qu’une bouchée, vu sa relative facilité, mais le jeu vise une tout autre audience. L’un des plus gros reproches que l’on peut émettre à l’encontre de cette adaptation reste les temps de chargement parfois longuets. Le reste est plus que correct et sans briller, le jeu reste convaincant.

Adaptation de dessin animé rime généralement avec navet, et Activision nous prouve cette fois que toute règle a ses exceptions. Monstres contre Aliens est un jeu plus qu’agréable. S’il ne peut en aucun cas rivaliser avec les plus gros hits de la machine, il reste néanmoins, un bon jeu, capable de vous faire passer un bon moment. Il s’agit clairement d’une des meilleures adaptation du genre sur nos consoles, il serait vraiment dommage de le sous-estimer.

+

  • Pas mal de défis à réaliser
  • Les commentaires
  • Plutôt long pour un jeu du genre
  • Excellentes Musiques
  • Cinématiques de qualité
  • Histoire entièrement remaniée
  • Gameplay varié

-

    • Temps de chargements un peu longs
    • Relativement simple
    • Jouabilité moyenne pour B.O.B

Fiche succès