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Rush’n Attack : Ex-Patriot

Infiltration | Edité par Konami | Développé par Vatra Games

2/5
360 : 30 mars 2011
30.03 à 17h09 par - Rédacteur |Source : http://www.xbox-mag.net

Test : Rush'n Attack : Ex-Patriot sur Xbox 360

Il existe des licences cultes que les éditeurs ont totalement abandonnées et cela même si elles ont marqué une génération de joueurs. Rush'N Attack fait partie de celles-ci et il aura fallu attendre plus de vingt-cinq ans pour que Konami se décide à la remettre au goût du jour avec un épisode totalement nouveau, dans la forme bien entendu, mais aussi dans le fond. Et pour cela, l'éditeur nippon a fait appel au studio Vatra Games qui travaille également sur une vieille licence de Konami puisque parallèlement ils sont en charge du prochain Silent Hill. Mais en attendant c'est Rush'N Attack Ex-Patriot qui doit passer au crible.
It’s just a little RushSorti en 1985, Rush’N Attack n’usurpait pas son nom : vous deviez traverser des niveaux en scrolling horizontal en éliminant les nombreux ennemis qui se présentaient à vous. Un peu étrange comme démarche lorsque l’on sait que vous faisiez partie d’un commando américain à qui l’on avait demandé d’infiltrer une base russe de la plus discrète des manières. Quoiqu’il en soit, le soft de Konami était resté dans les mémoires comme un bon jeu d’action où le joueur pouvait éteindre son cerveau le temps de nettoyer de fond en comble le complexe soviétique renfermant des missiles nucléaires. Quatre ans avant la chute du mur de Berlin et six avant le démantèlement de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques, de telles armes étaient plutôt mal venues de la part de l’adversaire à demi-avoué des Etats-Unis. Un scénario totalement ancré dans son époque à laquelle fait référence l’habile jeu de mot Rush’N Attack (à la prononciation proche de Russian Attack pour les cancres du fond).

Avec ce contexte politique, on peut donc facilement comprendre pourquoi il a fallu tant de temps à Konami pour ressortir cette licence du placard, le pays de l’Oncle Sam ayant fait ami-ami avec les buveurs de Vodka depuis. Toutefois, pour ce nouvel opus, Konami et Vatra Games n’ont pas souhaité faire de retour en arrière mais plutôt fait le choix d’emmener le joueur vingt-cing ans plus tard, à l’époque actuelle donc, tout en proposant une suite qui possède quelques liens avec les événements du jeu originel. En effet, votre supérieur était l’un de ceux qui ont participé à l’expédition de 1985 et par ce fait détient le droit de conserver ses miches au chaud quand Morrow, le héros, traine les siennes dans le froid sibérien. Si la paix entre russes et américains s’est faite naturellement au début des années 90, il semblerait que certains généraux de l’armée rouge ne l’entendent pas de cette oreille et préparent leur vengeance. C’est le cas de Volkov, un véritable fou furieux qui a mis la main sur de l’Ulyssium, un matériau capable de réduire en cendre la totalité de l’Amérique du Nord, et cela avec un seul missile. Manque de pot, dès votre arrivée dans la base vous vous faîtes prendre, vous et le reste de votre équipe de bras cassés, et c’est dans une cellule d’un vieux complexe soviétique que vous débutez alors l’aventure qui se terminera environ trois heures plus tard pour les plus rapides, le tout entrecoupé de cut-scenes pointant du doigt l’animation parfois ridicule des personnages qui semblent tout droit sortis d’une série B inspirée de la saga Rambo.Shadow «Attack» ComplexUne fois sorti de votre prison, le but sera alors de retrouver les membres de votre équipe dans des locaux insalubres, le tout sur un plan en 2D. Bien entendu, côté réalisation on est à des années-lumières du premier opus puisque l’environnement lui est réalisé sur plusieurs plans offrant ainsi au joueurs une impression de 3D plutôt jolie à l’œil, tout en nous rappelant qu’il ne s’agit là que d’un jeu Xbox Live Arcade. C’est donc dans ces décors qu’il va falloir évoluer, le mini-didacticiel vous incitant plutôt à emprunter la voie de l’infiltration et ainsi utiliser les nombreuses cachettes parsemées tout au long des trois niveaux que compte le jeu. Une méthode qui sera bien vite oubliée au profit du bon vieux rush, moins frustrant et surtout plus efficace. Seuls les amateurs de scoring choisiront d’agir dans l’ombre histoire de faire grimper leur score, ou à la limite ceux qui auront sélectionné le mode de difficulté le plus élevé des trois disponibles. Chacun sa méthode donc, mais au final le résultat reste le même. Vous passerez les trois-quarts du temps dans des couloirs sous-terrains qui se ressemblent à peu près tous et quelques fois vous serez amenés à voir la lumière du jour pour refaire exactement les mêmes actions que lorsque vous êtes à l’intérieur du complexe. Seuls quelques ennemis diffèrent puisque les chiens, les parachutistes (clin d’oeil au premier opus) et les snipers viendront compliquer votre tâche lorsque vous mettrez les pieds dehors.

Compliqué ça l’est aussi dans les quelques phases de plateformes que propose le titre. Si maitriser le héros durant les phases de combat devient rapidement un jeu d’enfant, c’est tout de même légèrement différent lorsqu’il s’agit de sauter de caisse en caisse pour éviter de tomber dans un liquide irradié. Bien entendu, un loupé signifie la mort immédiate de Morrow, ce qui ne manquera pas d’arriver. Heureusement la palette de mouvements de ce dernier tient plus du véritable ninja que du bidasse de base. A la manière d’un Ryu Hayabusa, vous serez capable d’escalader des murs verticaux à la force de vos pieds ou de sauter de façade en façade pour atteindre des hauteurs inaccessibles d’ordinaire. Des mouvements indispensables pour espérer récupérer les 36 fragments d’Ulyssium éparpillés dans les niveaux, ainsi que compléter votre arsenal avec grenades, lance-flammes ou mines de proximité. histoire d’éliminer les ennemis autrement qu’avec votre fidèle couteau A noter d’ailleurs que lorsque votre inventaire est plein, un son vraiment désagréable vous mettra au courant lorsque vous voudrez ramasser un item que vous avez à foison. Le complexe cache de nombreux passages secrets qu’il faudra découvrir pour espérer dénicher certains objets ou plus simplement pour vous faciliter la tâche dans votre progression, si tant est que vous avez choisi de vous la jouer infiltration.

http://www.dailymotion.com/video/xcwxu2
On ne peut pas dire que Rush'N Attack Ex-Patriot est un mauvais jeu. Parti sur un scénario assumé de série B, le jeu développé par Vatra Games se transforme bien rapidement en série Z et son intérêt réside alors dans la possibilité d'être l'acteur d'un véritable nanar. Entre animations lors des cut-scenes abusivement immondes, dialogues empruntés à un remake de Rambo sauce Bollywood, il ne reste finalement plus grand chose de Rush'N Attack premier du nom. Un constat qui pourrait en ravir certains, d'autant plus que le gameplay et les graphismes, même s'ils sont peu diversifiés, sont tout de même loin d'être aussi catastrophique que le reste.

+

  • Décors plutôt jolis
  • Palette de mouvements sympa
  • Ambiance de série Z

-

  • 30.03 à 05:31

    Je me rappelle encore comment j’ai souffert sur la version NES à l’époque. Un calvaire ce jeu, qui mérite de figurer dans le tableau de chasse de Jouer du Grenier… AAAAAARGH!!!!

Fiche succès

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