Jeux

Stuntman Ignition

Course | Edité par THQ | Développé par Paradigm Entertainment Inc.

3/5
360 : 31 août 2007
25.09 à 11h26 par

Test : Stuntman Ignition sur Xbox 360

Rares sont les productions actuelles à nous placer de l’autre côté de la caméra. Stuntman premier du nom, sorti sur PS2, pouvait se vanter d’offrir une expérience de jeu novatrice, en nous faisant vivre le parcours tumultueux d’un jeune cascadeur en quête de gloire. Bourré de bonne idées, pas forcément toujours bien exploitées, Stuntman avait laissé à bon nombre de joueurs un goût amer, la faute à une difficulté rebutante, un level design discutable et une liberté de mouvements quasi inexistante. Paradigm Entertainment reprend donc le flambeau de la série, et nous livre un Stuntman Ignition étonnamment accrocheur.

Rémy Julienne is back

Se croyant condamné à tourner des pubs ringardes pour la télévision locale, le cascadeur en herbe que vous incarnez, voit son destin bouleversé lorsqu’un réalisateur le remarque et lui propose de jouer dans son prochain film. De là, vous devrez faire vos preuves en exécutant des cascades aussi farfelues qu’impressionnantes, pour le compte de réalisateurs de plus en plus prestigieux. Stuntman Ignition propose une évolution graduelle, chaque scène de film est notée par le réalisateur, de 1 à 5 étoiles, en fonction de vos performances sur le terrain. En obtenant un maximum d’étoiles, de nouveaux réalisateurs s’intéressent à vous, et vous embauchent pour leur prochaine production. Très exigeant, le système de notation ne laisse qu’une infime place à l’erreur. Ainsi, si vous manquez plus d’un certain nombre de cascades, vous serez forcé de reprendre la scène depuis le début. Stuntman Ignition reste un jeu largement plus abordable de son aîné, mais conserve une difficulté bien corsée, qui pourra rebuter les moins persévérants. Par ailleurs, lorsque vous aurez bouclé le tournage d’un film, vous pourrez en visionner la bande annonce, caricaturant les grosses productions américaines de manière fort agréable. Chaque film contient six scènes, durant lesquelles vous conduirez toutes sortes de bolides. De la simple moto, en passant par le MonsterTruck pour finir dans un camion blindé, tout est bon pour mener à bien vos missions. Résolument arcade, peut-être un peu trop, la maniabilité des véhicules est basique et les sensations de conduite quelque peu éphémères. Heureusement, les cascades à effectuer viennent pimenter l’intérêt du jeu. Placer un wheeling millimétré à moto, passer au travers d’une maison en feu, sauter au dessus d’une carcasse de camion à l’aide d’un tremplin, tous ces objectifs – qui vous seront dictés par l’assistant du réal’, à la manière du co-pilote dans un jeu de rallye – rendent le jeu extrêmement fun, et nous feraient presque oublier les quelques approximations du gameplay. En outre, la bande-son, rock’n’roll au possible, se marie idéalement à l’hystérie dégagée par le titre de Paradigm, et les crissements de pneus et autres effets sonores du plus bel effet ne gâche rien au résultat.

Call of Stuntman ?

En plus d’être un concentré de fun, Stuntman Ignition peut s’enorgueillir de proposer des graphismes très appréciables, qui n’ont absolument pas à rougir face à la concurrence. Les effets pyrotechniques, effondrements de ponts et autres collision entre poids lourd ont beau être ulta scriptés, ils n’en restent pas moins impressionnants. Si bien que l’on se croirait en plein champ de batailles. Ces événements scriptés impliquent malheureusement des contraintes, dans le cas présent, Stuntman est très dirigiste. Dans la majorité des niveaux, allant du désert du Nevada en passant par des petits patelins texans en proie à des coulées de lave, il faut suivre un chemin prédéterminé, dépassez-en les limites et la mission sera manquée. On aurait au moins apprécié plusieurs chemins possibles pour arriver à destination, mais il n’en est rien. Bien heureusement, la rejouabilité de Stuntman est exemplaire. Ainsi, même si la durée de vie intrinsèque du solo ne dépasse pas la dizaine d’heures, il est presque inévitable d’y revenir, soit pour faire de meilleurs scores et débloquer des bonus, soit pour profiter pleinement de l’éditeur de map, des parties en écran splitté ou sur le live, où là aussi il s’agit d’engranger un maximum de points de cascades dans des parties de deux à huit joueurs. Concernant le multijoueur, trois modes de jeu s’offrent à nous : le défi ciné, où chaque participant passe la même scène simultanément en essayant d’amasser un maximum de points. Dans le deuxième mode, course hors scène, le seul but est de franchir la ligne d’arrivée en première position. Quant au troisième, combat hors scène, il consiste à effectuer une série de cascades durant lesquelles cinq erreurs sont tolérées, à l’instar du jeu en solo. Passés ces erreurs et tous vos points seront perdus. L’exigeance de Stuntman Ignition n’épargne donc pas le multijoueur. Ces trois modes de jeu seront accessibles aussi bien en live, jusqu’à 8 joueurs au maximum, qu’en écran splitté, jusqu’à quatre concurrents. Pour un jeu principalement axé sur le solo, Stuntman Ignition peut se targuer de proposer un mode multijoueur sympathique, fun et accessible. Une bonne occasion de s’attarder quelques heures de plus sur le titre de Paradigm.

NDR : Xbox-Mag tient à remercier The Fan pour son test de Stuntman Ignition !

Au final, Stuntman Ignition rempli brillamment son contrat. Largement supérieur à son aîné en tous points, il propose un défi haletant qui ravira les amateurs de sensations fortes. Beau, voire impressionnant sur certains effets, bien mis en avant pas une bande-son qui colle au genre, doté d’une durée de vie correct, sans être exceptionnel, Stuntman a semble-t-il tout pour plaire. Hélas, une difficulté inégale, une maniabilité approximative, une relative répétitivité et des maps trop dirigistes viennent ternir le tableau. Mais pas de quoi bouder son plaisir, Stuntman Ignition reste avant tout un jeu fun, offrant un challenge agréable. Une bonne surprise, sans aucun doute.

+

  • Challenge fun et gratifiant
  • Bonne rejouabilité
  • Bande son impeccable
  • Visuellement réussi

-

    • Difficulté inégale
    • Très (trop ?) dirigiste ?
    • Sensations de conduite quasi-inexistantes