Jeux

Super Bomberman R

Action | Edité par Konami | Développé par Konami

2/5
One : 14 juin 2018
23.06 à 18h41 par - Rédacteur en Chef

Test : Super Bomberman R sur Xbox One

Je m'sens, comme une bombe triste

Il y a un moment que l’on n’avait pas vu de Bomberman sur une console Xbox. Super Bomberman R est d’ailleurs le premier a entrer sur Xbox One, si l’on met de côté la rétrocompatibilité de Bomberman Batailles. Pas franchement resté dans les mémoires des joueurs Switch qui auraient eu envie de compléter leur ludothèque naissante avec un grand nom du jeu vidéo, Super Bomberman R essaye donc de se refaire une santé sur une Xbox One où la concurrence en matière de party games n’est pas la plus féroce. Mais être seul suffit-il à se rendre indispensable ?

Le plus grand Bomberman jamais créé. Voilà ce que l’on nous annonce dans le descriptif du jeu de Konami : un mode classique à expérimenter seul et en multijoueur jusqu’à huit, un nouveau mode par équipes baptisé Grand Prix et également une partie Histoire, à expérimenter en solo ou à deux sur la même machine. Dans quelque mode que ce soit, il est bien sûr question d’exploser tranquillement les barrières qui nous éloignent des concurrents, en prenant soin de ramasser tous les bonus disponibles pour aller plus vite, lâcher plus de bombes ou créer de plus grandes déflagrations. Néanmoins, chaque mode de jeu se veut bien différent de l’autre. Prenons le mode Histoire : on passe sur l’intérêt tout relatif du scénario et de ses quelques cut-scenes certes mignonnes pour découvrir au travers de huit personnages des niveaux aux inspirations diverses. Pour éliminer les ennemis présents ou retrouver les clés ouvrant la porte de sortie, on traverse des niveaux qui débutent simplement pour se compliquer par la suite avec de la glace qui fait glisser, des zones séparées par du vide, des ascenseurs et autres interrupteurs modifiant la progression dans le labyrinthe. Une fois les niveaux d’une planète terminés, on a même droit à un combat de boss dans une zone cette fois plus ouverte. Avec cinq planètes à nettoyer et même un peu plus une fois le boss de fin terrassé, le mode Histoire de Super Bomberman R occupe une poignée d’heures, seul ou à deux.

super bomberman test 1

Mais qui a vraiment envie d’aller au bout ? Chaque mode de jeu est différent et la particularité du solo est de se présenter en 3D, avec la caméra légèrement inclinée sur le côté (il est possible de la bouger légèrement vers la gauche ou la droite). Le choix, esthétique au demeurant, rend les déplacements pénibles et peu précis, surtout lorsque l’on avance pour découvrir des environnements où il est difficile de faire la différence entre un élément ou l’autre. Quand vient se mêler l’idée de proposer des stages sur plusieurs niveaux, il devient alors particulièrement délicat de savoir où on va. Le mode Histoire de Super Bomberman R est peu lisible, jusqu’à devenir particulièrement gonflant lorsque la difficulté se corse (l’avant dernier niveau est abominable). Les combats de boss, bien que se déroulant dans des environnements ouverts, souffrent aussi d’un certain manque de lisibilité couplé à des hit-boxes parfois sans queue ni tête. L’ensemble n’étant pas d’une qualité graphique particulièrement remarquable, voire très irrégulier avec des éléments propres et d’autres complètement affreux, le mode Histoire de Super Bomberman R est à oublier.

super bomberman test 2

On n’est pas forcément là pour y jouer seul me direz-vous et vous avez raison. Les batailles jusqu’à huit prennent ainsi place en local ou en ligne. Dans le second cas, soyez patient car il n’est pas toujours évident de réunir beaucoup de joueurs au même endroit faute de prétendants et surtout, le jeu a la mauvaise habitude de demander toutes les trente secondes s’il faut prolonger la durée de recherche d’une partie. Autrement dit, mieux vaut être devant sa console pendant la recherche sous peine d’attendre pour rien. Pas franchement plus joli à regarder que le mode Histoire, le mode bataille a tout de même le bon goût de proposer une vue aérienne fixe qui rend l’expérience franchement plus lisible. Ce n’est pas parfait, comme lorsque l’on évolue sur des cartes faites de plusieurs niveaux, mais c’est toujours plus agréable que pour le mode Histoire. En jouant, on gagne des crédits qui servent ensuite à acheter des continues en solo (et Dieu sait que c’est utile) et surtout tout un tas d’objets pour personnaliser les joueurs ou obtenir de nouveaux personnages (dont un certain Master Chief).

super bomberman test 3

Huit cartes sont disponibles et il faut dire qu’avec le bon nombre de bonnes personnes, la recette maintenant vieille de près de 35 ans fonctionne toujours. Arrivé en cours de route sur Switch, le mode Grand Prix est tout de suite disponible sur Xbox One. A un maximum de quatre contre quatre, on joue ici avec les forces de chacun pour faire triompher l’équipe autour de la collecte du maximum d’étoiles ou du plus grand nombre d’éliminations. Chaque partie se déroule en deux manches avec à disposition trois cartes dédiées ; il est possible de jouer à ce mode en solo contre l’IA mais accrochez-vous bien, elle ne vous fait aucun cadeau. Dans l’ensemble, on garde une appréciation mitigée de ce Super Bomberman R, mal fichu en solo, potentiellement amusant à plusieurs mais tout de même limité en contenu. Et que quelqu’un fasse quelque chose pour la musique des menus ! Ca sonne un peu comme le générique de «Pas de pitié pour les croissants» et devient donc particulièrement pénible au bout d’un moment.

2/5
Le plus célèbre des poseurs de bombes fait une entrée mitigée sur Xbox One. Super Bomberman R place beaucoup de ses efforts dans un mode Histoire certes complet mais gâché par une caméra bancale dont résulte un gros souci de lisibilité. Pas franchement agréable à regarder, Super Bomberman R reste un Bomberman et peut donc occuper ponctuellement quelques soirées entre copains à la maison. Sur le Xbox Live, c’est plus compliqué, entre affluence relativement faible et surtout un matchmaking qui semble toujours pressé de vous indiquer qu’il faudrait arrêter de chercher. On retient tout de même un mode Grand Prix intéressant mais encore une fois, l’intérêt n’existe que si l’expérience peut être partagée : pensez-y avant de vous lancer.

+

  • Mode Grand Prix marrant à plusieurs
  • Il y a moyen de s'amuser si l’on est bien entouré
  • Quelques bonnes idées pour le mode Histoire…

-

    • … Noyées dans quelque chose de difficilement jouable
    • Pas très joli
    • Pas très lisible non plus
    • Matchmaking qui semble vouloir nous faire fuir
    • Un peu plus de cartes n’auraient pas été de refus

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