20.04.2009 à 20h43 par |Source : Rédaction

The Dishwasher : Dead Samourai

Sorti en exclusivité sur le Xbox Live Arcade à la date improbable du 1er avril, The Dishwasher est pourtant très loin d’être un poisson clown. Accouché par la jeune équipe de SKA Studios, The Dishwasher est doublement intéressant pour Microsoft, puisqu’il est l’élément le plus visible de ce qu’il est possible de réaliser avec XNA, le Game Studio made in Redmond, en plus d’être un excellent jeu d’action sur sa plate-forme. Bien loin de toutes ces réflexions politiques, le héros mort de ce jeu de fou ne pense « SKA » aiguiser ses lames, à grands coups d’éponge Scotch-Brite et de MIR vaisselle extra-dégraissant. Miom !
I am the Brainwasssssshhher

C’est dans une cuisine sordide que l’on prend en main pour la première fois le « Dead Samouraï » pas vraiment dans son assiette. Amnésique, il ne semble se rappeler que d’une seule chose : la vengeance. Il faut avouer que cela tombe plutôt bien, puisque sans crier gare, des agents à lunettes tentent de lui faire bouffer une deuxième fois les pissenlits par la racine. Le premier affrontement, qui intervient dix secondes après avoir appuyé sur « nouvelle partie », permet de comprendre immédiatement à quel genre de jeu l’on a à faire. The Dishwasher est en effet un beat’em all technique et hyper rapide, sanglant de surcroît. Deux boutons servent à frapper (coups rapides et violents), un permet d’exécuter des projections, et enfin un autre pour sauter. Un schéma simple mais très efficace qui ne rendent pas pour autant les affrontements faciles. Les adversaires sont réactifs, et il faudra bien souvent prendre le temps d’observer leurs déplacements pour trouver la faille de leur défense. Le héros que l’on dirige, s’il peut courir et rebondir sur n’importe quel mur, ne peut cependant pas se protéger.

Heureusement, il est capable d’effectuer des esquives qui le rendent intouchable pendant qu’elles sont enclenchées. La difficulté et les déplacements nerveux ferait presque passer ce Dishwasher pour un Ninja Gaiden en 2D, c’est dire ! Chaque coup occasionne de gigantesques gerbes de sang, et les ennemis peuvent être achevés par des fatalités qui, une fois effectuées, rapportent un peu de vie au personnage. Souvent spectaculaires, et mise en scène par des mouvements de caméra au poil, elles représentent finalement l’essence même du jeu de SKA Studios : des affrontements compliqués, techniques, qui récompensent le joueur intrépide par de la vie supplémentaire s’il se risque à achever l’ennemi dans les règles de la barbarie. Au fur et à mesure des 14 niveaux qui composent le mode histoire, les armes s’enchainent ainsi que les magies destructrices, avec bien sûr la possibilité d’améliorer son arsenal à des points de contrôle précis. Si bien que sous ses faux semblants de jeu bourrin de base, The Dishwasher cache une pépite de complexité et de technicité, le tout dans un univers déluré particulièrement excitant.



Affreux Samouraï

Car The Dishwasher est une œuvre graphique à part entière, étonnante et singulièrement marquante. Le design de l’univers, avec ses couleurs dé-saturées mais contrastées et ses personnages étrangement crayonnés, rappellent les œuvres torturées du génial Ashley Wood. Inspirés, les graphismes, que certains pourraient trouver simplistes, ont en plus le mérite de ne jamais faire ralentir le jeu pour une fluidité générale proprement hallucinante. Même avec une petite dizaine de personnages animés à l’écran, le sang gicle, les monstres volent, les corps explosent sous des effets graphiques (d’eau, de brouillard, etc.) du meilleur goût sans temps de latence. Une animation exemplaire qui prend tout son sens dès que l’on acquiert la deuxième arme du jeu, le sabre, qui lorsque le bouton d’esquive est maintenu permet tout simplement de se téléporter un peu partout dans l’écran sur une simple pression du joystick. En situation de combat, c’est un plaisir carnassier, tout simplement. Une arme également très utile pour les phases d’exploration afin d’atteindre des endroits cachés dans les hauteurs, et ainsi récupérer des objets secrets qui n’ont rien de bonus de pacotille.

En effet, les explorateurs en herbe seront contents d’apprendre que certaines reliques permettent entre autres de débloquer un mode co-op (rien que ça !) pour qu’un deuxième joueur se joigne à l’aventure, qu’il se munisse d’une deuxième manette classique ou même d’un pad guitare directement venu de Guitar Hero, que le jeu gère à la perfection. Autant de détails qui nous font penser que les développeurs ont vraiment voulu se faire plaisir en nous mettant dans des situations déjantées, comme pendant ces fameux solos de guitare électrique qui se déroulent façon Dance Dance Revolution, à réussir pour obtenir divers bonus d’amélioration. The Dishwasher ne comporte finalement qu’un seul défaut de taille, celui de ne pas ouvrir le mode histoire à la co-op Xbox Live. Seules les 50 épreuves du mode arcade peuvent êtres tranchées avec un ami de l’autre bout du monde. Une consolation sympathique, même si elle ne comble en rien l’absence de la campagne en ligne. Reste le mode « défi vaisselle » pour les joueurs qui veulent toujours savoir qui a la plus grosse en terme de high score.

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