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31.08.2025 à 10h01 par - Rédacteur en Chef

Xbox Game Pass : Ces deux grosses pépites nous promettent une année 2026 de folie

Deux futurs poids lourds du service

Cela fait une semaine que la Gamescom a fermé ses portes mais les souvenirs de notre séjour à Cologne sont toujours bien présents. Lors de notre première journée dans les travées du salon allemand, nous avons eu l'opportunité de voir trois jeux indépendants prometteurs prévus pour le Xbox Game Pass. Une fois n'est pas coutume, c'est du côté de Thunderful Games que Microsoft a été cherché plusieurs pépites pour alimenter son service. Et comme souvent avec l'éditeur scandinave, nous aurons droit à des titres de grande qualité, et c'est peu de le dire !

Planet of Lana 2

Avec deux jeux à venir sur le Xbox Game Pass, nous ne pouvions pas manqué d’aller faire un tour du côté du stand presse de Thunderful Games. Bien installé en behind closed doors, c’est en compagnie de Klas Martin Eriksson, le co-directeur et scénariste du studio suédois Wishfully, que nous avons pu découvrir Planet of Lana 2 en avant-première. Pour l’occasion, le développeur avait préparé une grosse démo du jeu, avec quatre environnements à explorer. Un gros morceau, à tel point que nous n’avons pu découvrir que la moitié de cet alléchant programme durant notre session d’une demi-heure. Mais cela montre déjà une des volontés des développeurs, qui souhaitent proposer une plus grande variété des environnements par rapport au premier épisode.

Côté scénario, le développeur nous explique que l’histoire de ce nouveau jeu prend place peu de temps après le premier épisode sorti en 2023. Les habitants de Novo ont réussi à apprivoiser les machines mais une nouvelle menace vient perturber le quotidien de Lana et son petit animal domestique aux multiples pouvoirs. D’ailleurs, le premier niveau à explorer nous montrait une des nouvelles capacités de Mui : une sorte d’impulsion IEM capable de désactiver temporairement des ennemis mécaniques et les caméras, mais aussi d’ouvrir des portes. D’ailleurs, même si le développeur nous a promis que le jeu serait mieux rythmé que le premier épisode (qui souffrait de grosses longueurs sur sa première moitié, de l’aveu même de Klas Martin Eriksson), l’essentiel des phases de gameplay montrées étaient plutôt calmes et dédiées aux puzzles. On imagine malgré tout que le développeur n’a pas souhaité montrer de grands moments de tension pour conserver l’effet de surprise.

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Mais c’était surtout l’occasion de nous montrer plusieurs nouveautés, et notamment avec la partie aquatique du second niveau exploré ce jour là. Car désormais Lana peut nager, et récupérer de plantes spécifiques pour aider Mui à se déplacer. On précise au passage qu’il est toujours indispensable de donner des ordres à notre bestiole pour progresser dans les niveaux. C’est aussi l’occasion de découvrir une autre de ses capacités inédites, puisqu’elle peut désormais prendre possession de petits animaux. Cela apporte beaucoup de profondeur au gameplay et évite de donner l’impression de devoir refaire les mêmes choses que dans la premier épisode. Mais Mui n’est pas le seul à avoir appris de nouvelles choses puisque de son côté, Lana est capable de courir et glisser, ce qui est fortement utile sur certains passages où le timing est primordial, tout en apportant un peu plus de dynamisme.

A noter que notre session de jeu a été l’occasion pour le développeur de constater encore quelques bugs, qui seront bien entendu amenés à être corrigés, mais aussi d’obtenir notre retour sur certaines difficultés rencontrées, ce qui permettra à l’équipe d’améliorer quelques éléments de game-design et de level-design dans les mois à venir. Dernier point intéressant, Klas Martin Eriksson a indiqué que la durée de vie de ce Planet of Lana 2 serait deux fois plus longue que celle du premier jeu, ce qui nous laisse penser qu’il faudra entre 10 et 12 heures pour en voir le bout, ce qui plus que correct pour un jeu de ce genre. Pour résumer, le jeu semble s’inscrire dans la continuité, avec suffisamment de nouveautés pour nous embarquer avec plaisir dans une nouvelle aventure en compagnie de Lana. Et comme celui-ci est à nouveau prévu pour sortir en day one sur le Xbox Game Pass, les abonnés Ultimate ne bouderont certainement pas leur plaisir !

Replaced

Notre second passage chez Thunderful Games nous a permis de rencontrer Igor Gritsay, le co-fondateur de Sad Cat Studios. Un entretien très intéressant, durant lequel nous avons pu jouer pendant une bonne vingtaine de minutes à Replaced, tout en échangeant avec le développeur biélorusse, délocalisé à Chypre depuis plusieurs mois maintenant (l’équipe est également composée de développeurs ukrainiens). Pour la Gamescom, le studio proposait trois démos du jeu, de différentes longueurs pour s’adapter au mieux au planning des journalistes. Dans notre cas, nous avons choisi de partir sur l’expérience intermédiaire d’une vingtaine de minutes, un temps idéal pour déceler tout le potentiel de ce titre vraiment pas comme les autres.

Et pourtant, les développeurs assument pleinement l’influence d’autres franchises comme The Last of Us ou Inside. Le titre de Playdead est d’ailleurs une véritable référence pour le chef du projet puisque celui-ci l’a fini une vingtaine de fois, et cela se ressent d’ailleurs aux yeux dès les premières minutes de jeu. Replaced prend ainsi la forme d’un jeu d’aventure à scrolling horizontal dans lequel on incarne une intelligence artificielle nommée REACH, coincée dans le corps d’un humain. Son but est de s’échapper d’une ville ultra sécurisée tout en s’adaptant à son hôte, pour une dimension narrative prometteuse du peu de ce qu’on a vu. Sur le contexte, REACH évolue dans un monde dystopique bloqué dans les années 60/70, ce qui participe à créer une ambiance originale. De notre côté, et comme un autre journaliste avant nous, on a vu quelques similitudes avec Deadlight (2012) de Tequila Works, notamment de par cette dystopie bloquée dans le passé, mais également par son jeu de lumière et l’allure du personnage principal.

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Mais ne vous y trompez pas, Replaced possède son propre cachet, de par son pixelart pour commencer avec des décors absolument splendides qui fourmillent de détails. C’est d’ailleurs l’une des raisons des multiples reports du jeu, avec une vraie volonté de placer les environnements en tant qu’élément central de l’expérience de jeu. Certains lieux permettent d’ailleurs un déplacement sur un autre plan, pour une impression de profondeur et de volume très appréciable. Igor Gritsay nous explique que construire un monde réaliste a été la priorité du studio, avec la volonté de proposer des situations de jeux variées. Il nous avoue au passage que les premiers concepts étaient trop proches de jeux comme Flashback et Another World, avec une omniprésence de phases de plateformes, ce qui ne correspond plus vraiment à la demande des joueurs actuels.

En plus de puzzles, avec des caisses à pousser ou des générateurs électriques à réactiver, Sad Cat Studios a décidé d’introduire un vrai système de combat. Et pas n’importe lequel puisqu’on retrouve des mécaniques à la Batman Arkham, avec des attaques, des contres et des esquives à déclencher en fonction des indicateurs jaunes ou rouges qui apparaissent au-dessus de vos ennemis. Le tout est très fluide, avec des animations très détaillées, et on retrouve tout de suite toutes les sensations d’un jeu Rocksteady, preuve que le studio chypriote maitrise son sujet. Pour ne pas tourner plus longtemps autour du pot, Replaced est un des jeux les plus impressionnants que nous avons pu voir à la Gamescom, et il nous tarde de jouer à la version complète qui sera disponible au printemps 2026, et en day one pour les abonnés au Xbox Game Pass Ultimate.

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