Voici les Tops et Flops 2025 de la rédaction, de Clair Obscur à Black Ops 7
Flops 2025
Hagalvanek
Call of Duty: Black Ops 7
Difficile de ne pas pointer Call of Duty: Black Ops 7 comme étant une immense déception cette année. Au-delà de son conservatisme et des piètres nouveautés proposées, c’est surtout la forme de la campagne qui nous déçoit particulièrement. L’obligation de jouer en ligne (sinon nous n’avons pas de bots avec nous), l’agrandissement des cartes, la baisse de moments forts et intenses… trop d’éléments sont passés à la trappe pour ce titre qui s’aventurait sur le terrain de la science-fiction. Un virage abordé correctement sur le fond, mais nettement plus glissant sur la forme. Aujourd’hui, plus que jamais, le titan Call of Duty semble vaciller et l’on espère que le message partagé par Activision dans la foulée sera suivi par une volonté de changement radicale. Réponse l’année prochaine, malheureusement aurait-on presque envie d’ajouter.
La politique Xbox
2025 aura été une année particulièrement compliquée pour la marque américaine. En effet, non seulement de très nombreux licenciements ont eu lieu du côté de la firme de Redmond, mais des jeux et studios ont été également annulés / fermés. Ajoutez à cela une communication difficile à cerner et une ouverture vers la concurrence qui semble définitive et vous obtenez une cocktail explosif qui nous laisse songeur quant à l’avenir de la marque qui, pourtant, fêtera ses 25 années d’existence l’année prochaine. On aurait aimé que Xbox puisse voir les choses en grand – comme à l’époque tant regrettée de la Xbox 360 – mais force est de constater que la guerre des consoles est désormais terminée. Tout est une Xbox, mais au fond qu’est-ce qu’une Xbox ?
buckk
King of Meat et Amazon Games
King of Meat est bien plus qu’une déception, c’est avant tout le symbole de l’échec de la stratégie menée par Amazon Games pour s’imposer comme un leader du jeu vidéo. Malgré la présence d’anciens développeurs de Media Molecule (Little Big Planet) et Lionhead (Fable), le studio anglais Glownmade nous livre un titre insipide, qui pêche par son gameplay et son manque d’originalité. Un jeu à oublier, et qui pointe du doigt d’autres échecs du géant américain, à commencer par New World Aeternum dont les serveurs fermeront l’an prochain. Un aveu d’échec digéré néanmoins, puisque l’éditeur a fait part de sa volonté de s’ouvrir aux jeux solos, et cela se concrétisera dès cette année avec l’arrivée du remake du premier Tomb Raider, sous-titré Legacy of Atlantis.
Little Nightmares 3
Après deux épisodes réalisés par les développeurs suédois de Tarsier Studios, Bandai Namco a souhaité conserver les droits de la franchise pour la confier la franchise Little Nightmares aux maîtres de l’horreur de Supermassive Games. Malheureusement, le studio anglais n’est manifestement pas parvenu a reconstitué l’atmosphère angoissante de la saga, et nous a finalement livré un titre totalement quelconque. Un épisode qui risque de signer la fin de la franchise, tandis que Tarsier Studios, de son côté, tentera de nous prouver une fois de plus qu’ils sont bien les maitres du genre avec la sortie de Reanimal.
FBC: Firebreak
Après Control et Alan Wake 2, on pensait que le Remedyverse était lancé à pleine vitesse, et que rien ne pourrait l’arrêter. Il aura pourtant simplement fallu que les développeurs finlandais tentent de s’incruster sur le marché du jeu service pour faire s’écrouler une partie de l’enthousiasme qui régnait autour du studio scandinave depuis quelques années. En lançant un titre incapable de procurer un minimum de plaisir, Remedy Entertainment s’est planté en beauté, et devrait en tirer quelques leçons. Comme se concentrer sur ce qu’ils savent faire de mieux : nous proposer des aventures solos de qualité, en espérant que Control: Resonant et le remake de Max Payne 1&2 nous fassent rapidement oublier ce gros loupé.
Gattuso
Call of Duty Black Ops 7 (solo)
Je ne juge pas ici la partie multijoueur, donc il convient de garder en tête que ce Call of Duty Black Ops 7 peut éventuellement être une bonne pioche pour les compétiteurs ? On a d’ailleurs l’habitude d’entendre depuis plusieurs années que le solo de Call of Duty ne sert à rien, qu’il pourrait ne plus exister, et j’en passe. Si certains épisodes donnent raison à cette théorie, on ne peut ignorer le tour de force qu’avait réalisé Black Ops 6 en remettant les pendules à l’heure : sa campagne avait été une expérience excellente en ce qui me concerne, assurément l’une des meilleures dans l’histoire de la franchise (je pose toutefois un bémol sur les emprunts SF qui ont ponctué l’aventure et ne m’ont guère convaincu).
Black Ops 6 avait réactivé en moi un grand plaisir coupable de l’ère Xbox 360 : celui de dédier un weekend à poncer le solo du dernier Call of Duty dans une ambiance popcorn et pan-pan à fond dans les écouteurs. J’ai cru que cela reviendrait avec Black Ops 7… Quelle erreur ! J’ai vu, j’ai essayé et je suis parti vite fait. On a poussé ici l’inutilité du solo à son paroxysme, au point de faire passer la piètre campagne de Mordern Warfare III comme une relative réussite. Bref, inutile de gaspiller du temps de téléchargement si vous êtes intéressé uniquement par du Call of Duty en solo : ce Black Ops 7 aurait gagné à assumer son rôle de titre multijoueur, comme le quatrième épisode. Nous n’y aurions rien gagné, mais au moins aurions-nous préservé une petite flamme d’espoir pour la suite.
Truck Driver: The Dutch Connection
C’est une petite déception qu’a provoqué chez moi Truck Driver: The Dutch Connection. Non pas que j’en attendais des merveilles, car je garde en tête qu’il s’agit d’un jeu qui n’a d’autre prétention que de nourrir la passion d’une frange de joueurs aux préoccupations particulières (j’assume tout à fait d’en faire partie) ; cela étant, après tout ce qui avait été sur l’épisode précédent de la franchise -The American Dream- on se demande ce qui est passé par la tête des développeurs.
On se pose la question car s’ils ont bel et bien conservé ce qui fait l’identité du titre, à savoir un drôle de mélange entre conduite et narration, ils ont surtout reproduit la quasi-totalité de tous les défauts qui avaient plombé The American Dream. Défaut de finition, choix d’ergonomie douteux, manque de profondeur sur l’aspect conduite, rien n’a été corrigé parmi les nombreuses choses qui le méritaient vraiment. Etats-Unis, Pays-Bas : même combat.
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