On a joué à Echo Generation 2, encore une pépite pour le Xbox Game Pass ?
Quand Stranger Things rencontre Baten Kaitos
Même si le nom de la franchise reste, Echo Generation 2 n’a pas grand chose à voir avec son prédécesseur. A l’instar d’un Final Fantasy ou d’un Dragon Quest, cette suite ne possède que quelques éléments en commun avec le premier épisode. On se retrouve une nouvelle fois projeté dans les années 80, mais sans les héros qui s’étaient employés à sauver Maple Town. Notre premier contact avec Echo Generation 2 nous permet de contrôler la mystérieuse Sister M, une jeune fille qui vient tout juste de s’échapper d’un laboratoire qui semble être un lieu d’expériences scientifiques réalisées sur des enfants dotés de pouvoirs. Un contexte qui n’est pas sans rappeler la série Stranger Things, ou le tout début du manga Elfen Lied, avec pour objectif de quitter cet endroit une bonne fois pour toutes.
Pour cela, Sister M peut se déplacer librement, et interagir avec quelques éléments du décor, comme pour ramasser un objet important ou choisir l’étage de l’ascenseur. Mais concrètement, notre prise en main a surtout servi à mettre le doigt sur le système de combat du jeu, finalement bien différent de ce que nous avions vu dans Echo Generation. Cette suite troque le tour par tour classique pour un «deckbuilding RPG». Autrement dit, chaque attaque est conditionnée par les cartes que vous avez choisi d’embarquer avec vous, avec une part de hasard qui en sélectionne un maximum de cinq à chaque tour. Sister M démarre avec trois cartes seulement, mais en quelques minutes nous en avions une bonne quinzaine à force d’en ramasser en explorant le décor, en plus d’en récupérer auprès des ennemis éliminés.
Si les combats ne sont pas bien difficiles à gérer, la séquence que nous avons pu parcourir nous a tout de même mis devant deux pics de difficultés, et forcé ainsi à trouver la combinaison idéale entre sorts de soins, attaques sur un groupe entier, attaques ciblées sur un seul ennemi et possibilité d’appliquer un buff comme du poison ou un étourdissement. Globalement, l’action se veut dynamique et se fait sur un bon rythme. Il faut dire que Sister M peut attaquer deux fois de suite, ce qui permet de s’organiser un minimum avant de passer au tour de l’ennemi. Comme dans le premier Echo Generation, il est aussi possible d’atténuer un coup porté par l’ennemi en appuyant sur un bouton quand une icône de bouclier apparait à l’écran. On peut ainsi encaisser un peu mieux, et même si cela reste anecdotique, les quelques points de vie économisés peuvent faire la différence quand approche la conclusion d’une bataille âpre.
Sister M débute au niveau 10, et elle gagne de l’expérience en remportant des combats, comme dans un JRPG classique. Les barres de vie des ennemis sont visibles, ce qui donne l’opportunité d’établir un rapide schéma stratégique en anticipant l’arrivée d’une seconde vague d’ennemis, ou pour en garder sous le pied avant d’attaquer la seconde forme d’un boss. Un arbre de compétences est également de la partie, avec des points à attribuer après chaque niveau gagné. Des slots vides disponibles dans le menu, à côté de notre personnage, laissent penser que nous pourrons constituer une équipe de trois personnages maximum, là où nous avons dû batailler en solo pour nous échapper du complexe militaire. Graphiquement, le titre reprend l’esprit voxel du premier épisode, même si l’effet nous a paru un peu moins prononcé, pour un rendu général plus agréable à l’œil.
Echo Generation 2 viendra-t-il s’inscrire dans la longue liste des pépites indépendantes qui sont arrivées en day one sur le Xbox Game Pass ? Nous le saurons certainement bien assez vite mais en attendant, notre première heure passée sur le jeu s’est révélée très satisfaisante. Avec ses graphismes capables de lui offrir un vrai cachet et un design des combats qui rappelle des titres comme Baten Kaitos ou Kingdom Hearts: Chain of Memories, Echo Generation 2 s’annonce comme un titre très prometteur qui méritera certainement que l’on s’attarde sur son cas à sa sortie, en espérant que les développeurs prendront cette fois le temps de proposer des textes en français, ce qui n’était pas le cas sur Ravenlock, leur précédente production.




