1st Look

17.03.2026 à 16h18 par

On a joué à Kusan: City of Wolves, quand Blacksad rencontre Hotline Miami

Le loup est dans la bergerie

Nous avons eu l’opportunité de tester, en avant-première, l’introduction et le premier chapitre de Kusan: City of Wolves, un jeu développé par CIRCLEfromDOT et qui se présente comme un savant mélange entre la bande-dessinée Blacksad (personnages humanoïdes à l’allure d’animaux) et le gameplay millimétré et violent de Hotline Miami. Ce premier aperçu, qui nous a laissé un gout de trop peu, s’avère en tout cas particulièrement alléchant. On vous explique tout cela.

Tout débute avec une brève introduction qui prend la forme d’une … BD (coucou Blacksad). Les personnages défilent à l’écran, portés par quelques bruitages pertinents et un découpage de cases dynamique. Notre héros, ancien soldat, est interpellé chez lui par un enfant qui lui demande de l’aide pour retrouver sa sœur. Il accepte de lui venir en aide, ce qui permet à la première mission de démarrer. À la fin de cette dernière, les choses prennent une autre tournure puisque l’on doit retrouver un médecin qui fait du clonage et qui tente de produire une arme vivante capable d’éradiquer toute la vie de la ville de Kusan. Ce que l’on ne peut pas accepter, bien entendu.

Il est difficile de porter un jugement sur le scénario proposé dans Kusan: City of Wolves, mais ce que l’on en a vu et lu offrait un contexte sombre qui collait parfaitement à l’ambiance du titre. Le fait de raconter l’histoire sous la forme d’une BD est également sympathique et il faut reconnaitre que le soin apporté au dessin ainsi qu’au design des personnages est une réussite indéniable. Du bel ouvrage, assurément.

Kusan - City of Wolves 1

Du côté du gameplay, Kusan: City of Wolves se présente vraiment comme un clone de Hotline Miami. La caméra se place au-dessus de notre personnage et chaque mission est découpée en petits stages qu’il faut traverser en éliminant tous les ennemis qui s’y trouvent. Le moindre coup reçu ou la moindre balle qui nous touche et c’est la défaite, ce qui nous renvoie au point de départ du niveau parcouru. Il faut donc agir avec prudence, profiter des éléments de décor pour tourner la situation à notre avantage et utiliser avec parcimonie les armes dont on dispose. Très addictif, ce système s’est rapidement enrichi avec l’ajout de compétences (charger son coup de poing pour défoncer une porte et la personne qui se trouve derrière) et d’armes (pistolet et/ou fusil à pompe). Pour se déplacer, on emploie le stick gauche, tandis que le droit nous permet de viser. Tout est simple, accessible et franchement intuitif. Notre seule réserve vient du fait que, parfois, certains mouvements nous ont semblé imprécis (visée).

Afin d’offrir aux joueurs un aspect de personnalisation toujours bienvenu, il est possible de se rendre auprès de notre fournisseur d’équipements afin de modifier notre équipement et nos compétences. Pour ce faire, vous devez utiliser l’argent que vous collectez au cours de vos missions, tout en gérant l’espace disponible pour activer les dites compétences. Pour faire simple, chacune d’elles prend une certaine place et il faut remplir son espace en étant le plus efficace possible. Cela oblige le joueur à faire des choix et donc à orienter son gameplay. Dois-je partir avec le pistolet ou le fusil à pompe ? Est-il utile d’améliorer telle capacité ? … Choisir, c’est renoncer, et dans Kusan: City of Wolves il faudra obligatoirement faire des choix. Évidemment, il sera possible, au fil de votre progression, d’étendre l’espace en question (moyennant paiement / matériaux), mais dans la démo, c’était logiquement restreint.

Kusan - City of Wolves 2

Du côté du « bestiaire », nous avons rencontré, au cours du premier chapitre, plusieurs types d’ennemis. Il y a ceux qui tentent de vous abattre au corps-à-corps, ceux qui détiennent un pistolet ou encore ceux qui vous chargent et que vous devez contourner pour pouvoir les tuer. Cela semble simple sur papier, mais quand vous entrez dans une pièce vous devez impérativement les abattre dans un ordre au risque de vous faire vous-même éliminer. Cela donne lieu, comme dans Hotline Miami, à une forme de casse-tête rapide et nerveux qui est aussi addictif que plaisant.

Ce premier chapitre s’est terminé sur l’apparition d’un boss qui, comme vous vous en doutez, nous a donné du fil à retordre. Entre les ennemis qui lui viennent en aide et les nombreuses attaques à éviter dont il dispose, il nous a fallu quelques essais avant d’en venir à bout et de clôturer cette démo. Une fin rugueuse, complexe mais franchement satisfaisante.

Ce premier contact avec Kusan: City of Wolves s’est avéré franchement positif. Son gameplay intuitif couplé avec un système de personnalisation sympathique offre des perspectives intéressantes. Le scénario n’est pas en reste puisqu’il est porté par une direction artistique et une forme BD aussi pertinentes que bien amenées. Bref, en dépit de menues réserves et de petites imprécisions, les joueurs ayant apprécié Hotline Miami ou même Blacksad ont toutes les raisons d’attendre Kusan: City of Wolves.

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