1st Look

05.01.2026 à 11h27 par - Rédacteur en Chef

On a joué à The Adventures of Elliot: The Millennium Tales, un Zelda totalement assumé

Legend ?

En lançant Octopath Traveler en 2017, la Team Asano ne se doutait certainement pas que le style HD-2D allait devenir un formidable filon à exploiter pour Square-Enix. En moins de dix ans, on a eu droit à des suites (Octopath Traveler 2), des remakes (Dragon Quest) et même de nouvelles franchises (Triangle Strategy) pour autant de succès. Des productions qui représentent moins de risques sur le plan financier pour l'éditeur japonais, et qui offrent par ailleurs une atmosphère old-school à l'esthétique léchée. Annoncé à l'occasion du Tokyo Game Show 2025, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales s'inscrit dans cette volonté de proposer des nouveautés sans trouer le porte-monnnaie, et qui mieux que la Team Asano, une fois de plus, pour y contribuer ?

Quelques mois après son annonce, nous avons eu l’opportunité de mettre la main sur l’unique titre de Square Enix inédit programmé pour le moment pour 2026. Elliot aura donc la lourde tâche de passer derrière l’ogre Dragon Quest VII Reimagined, en proposant une aventure originale tirée d’une nouvelle franchise. Bénéficiant du traitement HD-2D, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales reprend la recette de ce style graphique atypique, avec des personnages réalisés à l’aide de sprites 2D grossiers, et qui évoluent dans des décors nettement plus fins dont la plupart des éléments sont réalisés en 3D. Un concept qui fonctionne toujours aussi bien et qui invite à se plonger rapidement dans cette aventure inédite.

Une petite introduction nous donne les premiers éléments de lore, avec des tribus d’hommes-bêtes qui sèment le chaos et une ville royale protégée par le mana de la Princesse Heuria. Rapidement, le jeu nous propose d’incarner Elliot, qui se retrouve rapidement chargé d’aller explorer une grotte infestée de monstres, accompagné d’une fée nommée Faie. Contrairement à Octopath Traveler et Dragon Quest HD-2D, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales laisse apparaitre les ennemis sur son champ de bataille, et pour cause, les combats se font en temps réel et non au tour par tour. Comme dans un bon vieux Action-RPG, chaque ennemi possède sa propre barre de vie, tandis qu’Elliot possède, de base, 7 cristaux rouges qui font office de cœurs. Et autant vous le dire tout de suite, l’ensemble fait rapidement penser à la franchise The Legend of Zelda, et plus particulièrement aux épisodes traditionnels (Zelda 1, A Link to the Past, Link’s Awakening, …). Il n’y a évidemment pas de mal à s’inspirer de ce genre de références, d’autant que, globalement, la Team Asano semble bien maitriser le sujet.

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Encore peu fourni durant la séquence à laquelle nous avons pu jouer, l’inventaire permet d’équiper jusqu’à deux objets à utiliser directement via les boutons de façade, avec l’apparition d’une roue en maintenant une gâchette si vous souhaitez en changer rapidement. On retrouve les indispensables bombes, l’arc et l’épée, en sachant que la communication officielle évoque sept armes au total, dont la plupart seront à découvrir en cours de jeu donc. Au rayon des similitudes avec la saga imaginée par Shigeru Miyamoto, on retrouve un donjon au level-design plutôt inspiré, dans lequel on se repère d’étage en étage à l’aide d’une carte simplifiée mais absolument indispensable. Il est possible d’activer des mécanismes pour s’ouvrir un chemin, tandis que certaines salles nécessitent d’éliminer tous les ennemis sur place avant de pouvoir continuer sa route. La présence de coffres, de pots remplis de rubis, de petites clés et de clé du boss viennent compléter un cahier des charges aux similitudes clairement assumées.

Malgré tout, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales n’est pas qu’une simple copie conforme de The Legend of Zelda. Le titre édité par Square Enix a distillé plusieurs petites originalités pour tenter de se démarquer un minimum des aventures de Link. A commencer par l’importance de la fée qui, contrairement à celle d’Ocarina of Time, possède des atouts utiles pour notre héros. Elle est en effet capable d’offrir plusieurs capacités, comme celle de courir beaucoup plus vite durant une courte durée, ou de se téléporter vers un endroit proche situé à même hauteur. Des mécaniques de gameplay qui permettent de résoudre certaines énigmes. On regrette tout de même qu’on ne puisse équiper qu’une seule compétence de fée à la fois, ce qui oblige là encore à passer par une roue des compétences, ce qui a tendance à casser un peu le rythme.

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Autre différence majeure avec Zelda, la Team Asano propose de choisir entre deux difficultés, ce qui devrait contenter à la fois ceux qui souhaitent en profiter tranquillement, et ceux qui n’ont pas peur de voir s’afficher l’écran de Game Over régulièrement. Dans les deux cas, une défaite n’est pas une fatalité, et peut être annulée par Faie et sa capacité à vous relever en échange de quelques cristaux (20 en mode Facile, 100 en mode Normal). C’est bien trouvé, et complété par la présence de plusieurs points de contrôle disposés un peu partout sur la carte du monde. Dans l’unique donjon que nous avons parcouru, seuls deux checkpoints étaient présents en revanche, à l’entrée et juste avant la salle du boss, mais cela semblait suffisant compte tenu de la taille du niveau. Derniers points intéressants, le fait d’éliminer des ennemis successivement sans se faire toucher rapporte un petit bonus de rubis toutes les cinq éliminations, la possibilité de sauter avec quelques phases de plateformes et la présence de magicites à équiper pour obtenir quelques bonus ou améliorer les statistiques de notre héros. Des éléments de game-design qui apportent un peu de profondeur bienvenue à l’ensemble.

Notre session de jeu s’est conclue par l’affrontement d’un boss, un ennemi gigantesque dont les patterns se complexifient à mesure que sa barre de vie se vide. Il a fallu faire preuve de tout le savoir-faire de notre héros, et de la capacité de résurrection de la fée pour en venir à bout, avec des bombes à lui envoyer dans sa gueule comme on l’aurait fait avec un bon vieux Dodongo, et des coups d’épée à infliger sur sa partie fragile lorsqu’il se retrouve à terre. Le battre permet alors de libérer l’accès vers une nouvelle salle, dans laquelle se trouve la mystérieuse porte du temps, un élément central de la narration à en croire le trailer diffusé lors du Tokyo Game Show 2025. Une session d’une heure environ, qui nous a montré un jeu particulièrement prometteur de cette année 2026. On garde tout de même quelques réserves sur les musiques, très discrètes jusqu’à présent, tout le contraire du chara-design, fait mouche de son côté, avec Naoki Ikushima qui est à nouveau mis à contribution après avoir travaillé sur la franchise Octopath Traveler, mais aussi sur Bravely Default II et sur le remake de Live-a-Live .

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