Test : Arcade Archives 2 Rave Racer sur Xbox
Great start!
C’est reparti pour un tour. Une fois n’est pas coutume, les développeurs japonais de Hamster Corporation sont allés piocher dans le catalogue des bornes d’arcade Namco 22 pour redonner vie à Rave Racer. Alors que Ridge Racer 2 ressemblait plutôt à une version améliorée du premier épisode plutôt qu’à une véritable suite, Rave Racer apporte bien plus de nouveautés. Contrairement au premier jeu, celui-ci n’a d’ailleurs jamais quitté les salles d’arcade, et les joueurs consoles n’ont donc jamais eu l’occasion de mettre la main dessus, ni sur PlayStation, ni sur Sega Saturn. Comme à son habitude, le studio de Tokyo ne s’est pas contenté de nous livrer un simple portage du jeu, puisque Arcade Archives 2 Rave Racer embarque avec lui toute une batterie de modes de jeu, ainsi que quelques options de confort. Pas de changement de ce côté là d’ailleurs, le titre adopte toujours des menus à la fois clairs mais peu agréables à parcourir, notamment quand il s’agit d’aller trouver une option bien spécifique.
A l’image du reste de la gamme, on retrouve bien évidemment un mode Original qui permet de lancer le jeu dans les conditions de l’époque. Ce sont quatre versions du jeu qui sont incluent dans cette édition Arcade Archives 2, avec Rave Racer SD et Rave Racer DX, tous les deux proposés à la fois en japonais et en anglais. Comme avec Ridge Racer, la principale différence entre les versions SD et DX se situe au niveau du passage des vitesses. Si vous possédez un volant avec un levier de vitesse en H et que vous souhaitez passer les rapports manuellement, il faudra donc vous tourner vers la version DX, la version SD ne proposant qu’un passage séquentiel des vitesses. Dans les deux cas, un mode automatique vous évite d’avoir à gérer le passage des vitesses, mais fera logiquement perdre un peu de performance face à un joueur qui maitrise parfaitement le passage et la rétrogradation des vitesses.
Rave Racer est jouable à la manette ou au volant, sans qu’aucune configuration ne soit nécessaire. On apprécie d’ailleurs grandement la compatibilité avec le volant, qui se veut très naturelle et permet de se lancer dans les tours sans avoir besoin d’un temps d’adaptation. Les coups de volant répondent parfaitement bien, tandis que les dérapages demandent un petit peu plus de maitrise avec la nécessité de mettre un petit coup de frein avant d’engager un virage, tout en gérant la réaccélération. Autant dire que ceux qui connaissent la franchise retrouveront vite leur marque. Pour ceux qui opteront pour une manette, on regrette en revanche qu’il n’y ait pas d’option pour régler la sensibilité du stick gauche, la gestion de la direction nécessitant une certaine délicatesse en l’état. C’est d’autant plus regrettable que Arcade Archives Air Combat 22 proposait d’ajuster la sensibilité de la mire, une option dont on aurait bien aimé profiter dans Rave Racer, ce qui aurait permis d’obtenir des sensations optimales à la manette.
Côté contenu, on est bien loin de ce que proposait Ridge Racer. On peut même dire qu’avec l’arrivée de Rave Racer, le premier épisode de la saga imaginée par Namco n’a plus grand intérêt. Car Arcade Archives 2 Rave Racer propose exactement le même circuit que son prédécesseur, incluant son tracé court et son tracé long, et permet par ailleurs de profiter de deux nouveaux circuits. La course en ville nous envoie sur une autoroute urbaine typique du Japon, avec peu de décors mais un tracé en lui-même qui reste intéressant à parcourir. De son côté, la course en montagne est réservée à ceux qui maitrise déjà parfaitement le jeu, avec des routes étroites et des virages qui ne laisse aucune place à l’approximation. C’est toutefois suffisant pour relever nettement l’intérêt d’un Ridge Racer qui pêchait grandement par son manque de contenu. D’autant que Rave Racer propose également une vue à la troisième personne, et pas seulement une vue capot, ainsi que la possibilité de jouer à deux ou à quatre en écran splitté, et donc uniquement en local.
Si les deux années qui séparent les deux jeux ont permis d’affiner un peu plus la partie visuelle, avec un aliasing moins présent et un aspect pixellisé un peu moins prononcé, on a tout de même constaté la présence de quelques bugs. Certainement présent à l’origine, un bug visuel vient perturber la visibilité du joueur durant quelques dixièmes de seconde en plaçant la caméra derrière un mur du décor dans certains virages. Rien de dramatique en soi, mais c’est un peu perturbant surtout que Ridge Racer et son unique circuit n’avaient pas du tout ce problème. On pourrait également pinailler en évoquant les musiques, pas toujours au niveau d’une licence aussi prestigieuse que celle-ci.
En revanche, on apprécie toujours autant la volonté d’apporter des choses en plus sans dénaturer le produit d’origine. On trouve ainsi plusieurs options pour ajouter des scanlines (lignes CRT) ou pour ajouter un effet bombé à l’image pour reproduire le rendu d’un téléviseur cathodique. Pour aider les joueurs à se perfectionner sur certaines sections clés, on peut également profiter de sauvegardes et chargements rapides (pour ne pas dire instantanés) et d’une fonction rembobinage qui, malheureusement, manque toujours de précision. Des options valables uniquement en Original Mode, puisque les High-Score Mode (faire trois tours en un minimum de temps), Caravan Mode (aller le plus loin possible dans un temps donné) et Time Attack (enchainer les quatre courses dans un temps imparti) sont plutôt destinés aux joueurs en manque de challenge et qui souhaitent faire grimper leur patronyme de trois lettres dans les classements mondiaux.
+
- Compatibilité parfaite avec un volant
- Jouable à 2 et 4 en local (split screen)
- Options de confort pour le mode Original
- Du challenge selon les modes de jeu
-
- Rembobinage toujours imprécis
- Musiques parfois agaçantes
- Pas de réglage pour la sensibilité du stick