Test : Backrooms Level X sur Xbox
Copie imparfaite mais fonctionnelle
S’il fallait résumer les backrooms à un élément emblématique, ce serait assurément le sentiment de vide qui entoure les personnages qui s’y trouvent. Ainsi, après une courte introduction de quelques secondes où l’on vous explique qu’il est possible d’accéder à un nouveau monde (qui pourrait être rentabilisé, oui, oui), vous déboulez dans un long couloir qui va s’avérer, après deux ou trois tournants, être un véritable labyrinthe. Ce principe, ce concept de base, vous allez le retrouver tout au long de cette aventure qui ne vous occupera pas plus longtemps qu’une petite heure, pour peu que vous galériez et que vous vous égariez dans les dédales. C’est assurément court, surtout que le titre ne propose pas vraiment de rejouabilité.
De ce périple restreint, on retient les différents couloirs que nous avons dû parcourir et qui sont fidèles à ce que l’on espère d’un jeu sur les backrooms. On apprécie également le fait que les piscines vides et abandonnées soient présentes, que des entités de forme humanoïde s’y promènent et que des objets de taille illogique et bien trop grande parsèment notre aventure. Des éléments qui sont fidèles à l’univers des backrooms et qui feront assurément plaisir aux joueurs désireux de se plonger dans une expérience de ce type-là. Les développeurs placent également çà et là des objets inutiles mais qui contribuent à l’ambiance, ainsi que des screamers qui, soyons honnêtes, ne nous ont pas surpris une seule fois. C’est d’ailleurs l’un des reproches que l’on peut faire au titre : à aucun moment, on ne se sent en insécurité, pas même quand les silhouettes nous pourchassent. C’est vraiment dommage car il y a la place pour faire quelque chose et rendre tout cela un peu plus inquiétant.
En termes de gameplay, Backroom Level X est un jeu excessivement simpliste. En effet, hormis se déplacer et maintenir la gâchette droite afin de courir, on ne fait rien d’autre. Il n’y a aucune interaction à avoir avec des objets, aucune touche pour activer telle ou telle chose. Le jeu se limite à se déplacer et à sortir tant bien que mal des labyrinthes dans lesquels on se trouve. On peut d’ailleurs ici parler un peu du level design qui est limité à trois « niveaux » différents : la piscine, les couloirs et un musée plongé dans le noir. Il y a bien l’une ou l’autre salle un peu plus spéciale, mais c’est assez rare, et c’est une petite déception que de se voir parfois tourner en rond pendant cinq bonnes minutes pour trouver un canard en plastique ou pour appuyer sur un bouton. Il y avait tellement plus à faire…
Sur le plan technique, Backroom Level X propose une expérience solide. Le jeu est fluide sur Xbox Series X, sans être particulièrement beau. On ne peut pas reprocher à l’ensemble d’être vide, c’est l’essence même des backrooms, mais par contre on peut souligner les animations des quelques PNJ, par exemple. Pour le reste, la partie sonore est une réussite dans la mesure où elle reste discrète (encore une fois, c’est raccord avec l’ambiance et l’univers), tandis que les quelques bruits des créatures nous font frissonner à l’idée que l’on puisse en rencontrer une. On salue par contre la présence d’une traduction française, ce qui n’est pas toujours le cas dans des jeux indépendants de cet acabit.
+
- Fidèle au lore ;
- Accessible et intuitif ;
- Lieux respectueux ;
- Traduit en français ;
- Ambiance soignée.
-
- Court, beaucoup trop court ;
- Histoire inutile et inutilisée ;
- Aucune interaction ;
- Sentiment de peu inexistant.


