Jeux

Burnout : Revenge

Course | Edité par Electronic Arts | Développé par Criterion Studios

8/10
360 : 20 septembre 2005
16.01 à 22h20 par

Test : Burnout : Revenge sur Xbox

La sortie d’un nouvel épisode de Burnout est toujours un petit évènement en soi. Notre bonne vieille Xbox accueille donc le 4ème volet toujours plus sur-vitaminé de cette série qui aura rendu ses lettres de noblesse à la course arcade, genre relativement délaissé ces dernières années au profit de simulations (soit dit au passage pour la plupart terriblement réalistes mais également chiantes à mourir après quelques parties…Cela n’est que mon avis, totalement subjectif…) En attendant la version Xbox 360…

Démarrage sur les chapeaux de roues

Enfin, le 4ème volet de Burnout est là, titré pour la peine Burnout Revenge. La revanche de Burnout ? Pas vraiment en réalité, le « revenge » du titre fait en réalité référence au maître mot qu’ont voulu insuffler les développeurs au jeu : la revanche, dans ce qu’elle a de plus primaire et de plus cruelle. Vous cherchiez un exutoire ? Ne cherchez plus, vous avez trouvé. Car vos concurrents ne seront pas des plus tendres avec vous, loin de là…Car des concurrents, vous allez devoir en affronter un nombre conséquent. Comme à l’accoutumée, Burnout Revenge propose son fameux mode « Tour du Monde », remis quelque peu au goût du jour, et qui vous fera une fois de plus passer de nombreuses heures en compagnie de votre Xbox… Ah oui, autant le dire tout de suite, si vous avez revendu votre Xbox pour acquérir une Xbox 360, passez votre chemin, le jeu n’est pas compatible avec cette dernière… Voilà, vous pouvez pleurer, trépigner, maudire les développeurs (vous pouvez également faire preuve de sagesse et attendre la sortie de la version Xbox 360 qui ne devrait plus tarder à l’heure où j’écris ce test). Mais revenons en à nos moutons, enfin au mode « Tour du Monde ». Au programme de ce mode donc, 10 rangs à gravir classés selon leur difficulté, répartis en plus d’une centaine d’épreuves différentes, plus difficiles les unes que les autres. Les amateurs de la série ne seront pas trop dépaysés : on retrouve comme à l’accoutumée le mode « courses » où le but est d’arriver le premier et accessoirement d’être le plus dangereux possible pour vos concurrents (qui de toutes façons arriveraient à rendre agressif le plus zen d’entre vous…), le mode « Panique dans le trafic », qui vous oblige à vous frayer un chemin façon « plus bourrin tu meurs » dans une circulation dense. On notera également l’apparition d’un mode « Eliminateur », qui comme son nom l’indique élimine le dernier concurrent à la fin de chaque tour, jusqu’à ce qu’il ne reste que le vainqueur. Enfin, le mode « crash » est encore une fois présent, qui vous propose là encore de vous crasher dans la circulation et d’engranger le plus de dégâts possibles. Mais votre challenge ne s’arrête pas là, et Criterion Games a pensé aux fans de sa série fétiche, en implantant des défis qui vous donneront du fil à retordre. Vous devrez par exemple infliger un « Takedown vertical » (le Takedown le plus difficile à placer…) dans une portion réduite d’une piste, ou bien encore remporter une course sans vous crasher. Ca peut paraître simple comme ça, mais ça l’est nettement moins une fois la manette en main. Pourquoi terminer tous ces défis ? Pour la gloire bien évidemment (mais également pour débloquer d’autres voitures, cela va de soi…) ! Tout ces efforts seront récompensés par de précieuses médailles d’or, clé de la réussite et de l’avancement de votre rang. Quel rang allez-vous me dire ? Et bien votre rang « revenge ». Tout dans la vengeance, j’vous dis… Dans la vengeance et dans le fun.

Des nouveautés qui vous grisent le cerveau

En effet, c’est là que Burnout tire sa quintessence. Les développeurs semblent avoir voulu avec ce quatrième volet retourner aux sources mêmes du jeu vidéo, à savoir, en nous procurant un amusement immédiat qui nous empêche de décrocher du pad, et nous donne l’envie de progresser toujours un peu plus. Et oui, aux antipodes d’un Forza Motorsport très (trop) réaliste et d’un PGR 3 magnifique mais où on s’emmerde ferme après dix minutes de jeu, Burnout Revenge mise sur le fun à l’état pur. Et si vous pensiez que le troisième volet avait fait le tour des possibilités offertes par le jeu et son principe, détrompez vous car le jeu ne peut être taxé de simple mise à jour, et les différences avec le troisième volet sont notables. On peut tout d’abord s’apercevoir qu’un tournant « bourrin » a clairement été pris, et sa négociation sera laissée à l’appréciation de chacun. On peut reprocher au jeu de faire la part belle aux crashs et à la destruction des adversaires, mais c’est avant tout ce qui fait le fun de ce quatrième volet, en le rendant un peu moins monotone que les précédents. Bien que le système de Takedown soit toujours présent, il a été agrémentés de quelques nouveautés qui lui confèrent encore une certaine force (pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas eu la chance de s’adonner au volet précédent, les Takedown sont en fait des actions que vous réalisez lorsque vous entraînez les voitures adverses dans le décor). Vous aurez donc la possibilité de vous faire exploser après un crash, en espérant toucher un adversaire, ou bien encore d’utiliser l’ « aftertouch » (louchant fortement vers le mode Bullet Time d‘un certain film…), qui vous permet de vous diriger sur un concurrent après avoir été victime d’un Takedown (vous me suivez là ?). Vous allez encore devoir pister vos adversaires et user de stratagèmes les plus tordus les uns que les autres pour pouvoir leur coller la tête dans le mur. Mais il va tout de même falloir vous entraîner avant de pouvoir leur infliger tous les Takedowns possibles (car croyez moi ils sont nombreux et la difficulté à en réaliser certains vous fera perdre vos cheveux…). Concernant les pistes sur lesquelles vous évoluerez, on ne peut que se prosterner devant les efforts réalisés. Les raccourcis sont très nombreux et pour les trouver vous devrez certainement refaire les épreuves encore et encore… Ce souci de chasser la linéarité renforce encore un peu plus l’aspect vraiment fignolé du jeu, ce qui n’est vraiment pas pour nous déplaire.

Une grosse poussée d’adrénaline vous attend au tournant

Pour agrémenter le tout, le jeu propose des graphismes qui tiennent largement la route face à Forza Motorsport pour ne citer que lui (admirez les textures des pistes et donnez m’en des nouvelles) et une animation à en tomber par terre. Aucun ralentissement ne viendra gâcher votre plaisir de jeu, à vous donc les joies du boost ! Comme a l’accoutumée dans ce style de jeu, une bande son bien rock viendra agrémenter vos parties. Des Chemical Brothers à un remix de « Break on through » des Doors, vous aurez de quoi vous stimuler lors de vos courses endiablées. Bien évidemment, un mode Xbox Live est de la partie, mais avant de vous lancer dans cette jungle, il est plus que conseillé de terminer le jeu afin d’en maîtriser tous les recoins, car les adversaires de taille sont légions. Par contre, une fois la première partie lancée, il vous sera difficile de vous arrêter tant ce mode online vous fera monter l’adrénaline, et il est fort probable que vous désiriez laisser vos empreintes dans le classement mondial.

Burnout Revenge se place comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur jeu de caisse de la console. Les amateurs de la série ne seront pas déçus, et les nouveautés sont assez nombreuses pour ne pas leur donner l’impression de jouer à une simple mise à jour du troisième opus. Certains lui reprocheront peut être son aspect trop bourrin, mais quoiqu’il en soit, le volet Xbox 360 est désormais attendu de pied ferme.

+

  • Un excellent défouloir !
  • Une durée de vie et un replay value énormes
  • Des graphismes léchés

-

    • Certains le trouveront trop bourrin...