Jeux

Chivalry 2

Combat | Edité par DeepSilver | Développé par Torn Banner studio

5/5
One : 08 juin 2021 Series X/S : 08 juin 2021
24.06 à 19h17 par - Rédacteur en Chef

Test : Chivalry 2 sur Xbox One

Respect et robustesse

Arrivé voilà une dizaine d’années sur Xbox 360 à l’époque où existait encore l’appellation Xbox Live Arcade, Chivalry a redéfini d’une façon fort atypique le concept de multijoueur compétitif. Au diable armes à feu et autres délires futuristiques : on croise le fer ici, de très près, jusqu’à avoir la sensation de sentir le souffle de l’ennemi traverser l’écran. Ce joyeux défouloir à la sauce médiévale, Torn Banner Studios lui donne une seconde vie avec Chivalry II, désormais disponible sur les consoles Xbox. Que dire, si ce n’est qu’il s’agit là sans doute de l’expérience multijoueur la plus amusante que l’on ait rencontré depuis longtemps.

Prenez de nombreux joueurs, envoyez-les dans des modes jouables en équipes à 64 ou 40 (voire dans du bon vieux chacun pour soi), placez-les dans la peau de preux chevaliers et laissez-les s’écharper : voici la recette de Chivalry II. Vous pouvez le croire, le résultat en termes de dynamisme, de brutalité et de franche rigolade dépasse à coup sûr ce que l’on pouvait imaginer. On le disait en préambule, rarement un jeu multijoueur ne nous aura à ce point diverti ces dernières années. Oui, Chivalry II se veut être une expérience uniquement multijoueur, ne cherchez donc pas de campagne ou quelconque scénarisation, bien que l’on apprécie de la part des développeurs le petit effort de contextualisation disponible avant chaque affrontement. Au nombre de huit, les cartes sont pour les deux tiers des missions de types attaque/défense, le reste offrant de petits espaces propices à un déferlement de violence sans précédent. A vue de nez, on serait tenté de dire que le contenu est de ce côté-ci un peu limité ; c’est juste mais par rédhibitoire et fort heureusement Chivalry II se rattrape bien comme il faut sur un élément essentiel : le combat.

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Chivalry II envoie du bois dès les premières secondes de jeu. Les lancements des missions sont bien pensés pour vous mettre tout de go dans l’âpreté d’un combat où les morts se succèdent, où les cadavres s’empilent à mesure que l’équipe en attaque tente d’accomplir l’un de ses objectifs de mission. En face on défend avec tout ce qu’il est possible de faire pour tenir la position jusqu’à la fin du chronomètre. La tension est grande, les retournements de situation permanents compte tenu d’un grand nombre de joueurs présents qui assure un équilibre des forces rarement pris à défaut. Le jeu est jouable en vue à la troisième ou la première personne ; si la première option se veut pratique en termes de lisibilité, on vous conseille fortement la vue intérieure pour une immersion totale et des sensations de combat brutalissimes. A vous de voir si vous voulez réduire ou simplement bloquer les effets gores mais de notre côté, on vous avoue que vaincre un ennemi en ayant pris soin au préalable de faire valdinguer son bras, ça a son charme.

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Les quatre classes de soldats disponibles (archer, chevalier, fantassin ou avant-garde), déclinées en trois variantes que l’on débloque à force de batailles achevées, permettent de personnaliser l’expérience au travers d’un grand nombre d’armes primaires, secondaires et d’accessoires. Moult et moult sortes d’épées, de haches, de lances et de choses légères, lourdes, petites et grandes sont au programme. A force d’expérience glanée et d’or accumulé, vous pouvez d’ailleurs modifier grandement l’apparence de tout cela, de la forme du casque à celle de la moustache. La carotte esthétique a bon goût quand elle permet comme ici de créer point par point un chevalier digne des plus grandes maisons… Ou la jouer filou et apparaitre comme un soldat lambda derrière lequel se cache une machine à tuer. On en a fait l’expérience et, finalement mis à terre après avoir défendu de toutes nos forces, on a profité de la petite fonctionnalité permettant d’acclamer le vainqueur et mettre en évidence son ardeur au combat.

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Il y a plein de petites choses sympathiques dans Chivalry II, en termes de combat pur et dur comme d’ambiance. Une double pression sur X permet de pousser un énorme hurlement, chose qui devient rapidement un réflexe dès le respawn. C’est grisant lorsqu’à vos côtés d’autres joueurs se ruent vers le cœur de la bataille, poing levé et gorge déployée. En restant appuyé sur ce même bouton, on peut faire son choix parmi de nombreuses expressions courtes (rire, excuse, moquerie, etc). Il y a dans Chivalry II une osmose entre les joueurs qui se créé immédiatement, l’état d’esprit est bon, l’entraide permanente et après de très nombreuses batailles, on n’a pas eu à se plaindre d’un boulet dans l’équipe ou de quoi que ce soit d’humainement responsable qui puisse venir gâcher la fête. Tout est pensé pour que chacun sache ce qu’il a à faire de mieux, sans avoir forcément besoin de communiquer verbalement avec les autres. Les missions avancent naturellement, la seule chose dont vous devez vous soucier est votre capacité à vaincre.

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La prise en mains peut dérouter au départ mais avec quelques heures de pratique, les bases sont archi-acquises. Reste ensuite à peaufiner sa lecture de la technique adverse pour la mettre efficacement en déroute. En enchainant attaque horizontale, estoc et entaille verticale, on doit gérer aussi la parade et le bon timing de celle-ci, tout en gardant un œil sur l’endurance. A force de pratique, on commence doucement à trouver quel mouvement adopter pour contrer l’ennemi et à utiliser intelligemment le pas de côté ou le coup de pied en avant pour respectivement esquiver et briser la garde ennemie. A tout cela s’ajoutent les capacités propres à chaque classe (soin, bombes incendiaires par exemple), l’usage possible d’armes de siège, des coups spéciaux (charge au bouclier, coup de hache sauté) et, comble du bon goût, la possibilité de lancer l’arme en main sur un ennemi. Abattre un chevalier d’une épée projetée vers l’avant, alors que tout semble perdu, c’est le plus beau des barouds d’honneur.

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Testé sur Xbox Series X, Chivalry II se montre par ailleurs plutôt beau et performant. Difficile encore une fois de passer sous silence le manque de cartes disponibles pour ce lancement mais elles ont toutefois pour vertu de nous placer dans des environnements intéressants et bien construits. Château, village, forêt, plaine ou encore une zone de tournoi sont au programme. C’est propre, ça tourne très bien et les animations sont correctes, sans génie toutefois. Peu de soucis de lag ou autres types de ralentissements ont été constatés durant nos sessions, les parties sont le plus souvent pleines et rapides à rejoindre. Bref, c’est du tout bon, même sur la partie sonore pour laquelle les développeurs n’ont pas lésiné sur les bruits d’ambiance. La violence du combat est parfaitement retranscrite. Reste donc à confirmer tout cela sur la durée, avec des ajouts de contenu le plus rapidement disponibles on l’espère.

A voir également : comparatif technique Xbox Series X vs Xbox One

5/5
Techniquement costaud sur Xbox Series X, Chivalry II est au-delà de cela une formidable expérience multijoueur. L’ambiance est bonne, les parties sont disputées et tout est fait, jusque dans les plus infimes détails, pour que le joueur se sente partie-prenante d’un incroyable défouloir. Passé un certain temps d’adaptation aux techniques de combat, galvanisé par l’ambiance visuelle et sonore au poil, on fonce comme un dératé, le sourire aux lèvres. La seule chose qu’il manque aujourd’hui à Chivalry II pour tutoyer les sommets, c’est un contenu plus conséquent. Ce qui est proposé est très bon, mais pour que perdure le plaisir, il faudra rapidement donner un nouvel os à mordre à des joueurs on ne peut plus investis dans leur mission. Quoi qu’il en soit, on ne peut que vous conseiller de nous rejoindre sur le champ de bataille !

+

  • Unique en son genre sur consoles
  • Incroyablement prenant
  • Techniquement solide sur Xbox Series X
  • D’excellentes sensations au combat
  • Très bonne ambiance et des joueurs qui jouent le jeu à fond
  • Beaucoup d’options de personnalisation…

-

    • … Mais un nombre de carte encore trop restreint
    • C’est quand même un peu bordélique par moments