Jeux

Dying Light 2

FPS | Développé par Techland

9/10
One : 04 février 2022 Series X/S : 04 février 2022
13.11 à 11h12 par

Test : Dying Light 2 sur Xbox One

Cours, Aiden, cours !

Annoncé depuis de nombreuses années et reporté de multiple fois, Dying Light 2 : Stay Human est enfin arrivé sur nos consoles en ce début d’année. Reprenant le principe développé sur le premier opus, le jeu de Techland se devait de frapper fort, promettant de nous proposer une expérience haute en couleurs et particulièrement riche. Pari tenu ?

Dying Light 2 : Stay Human vous place dans la peau de Aiden, un pèlerin dont l’objectif est de retrouver sa sœur disparue. Pour y parvenir, il se lance à la poursuite du scientifique responsable de leur séparation. Débutant en pleine nature, cette introduction vous permettra de découvrir rapidement le monde qui vous entoure ainsi que les capacités et fonctionnements du parkour qui a rendu célèbre le premier opus, mais aussi les bases d’un scénario qui surprendra tout au long du jeu, de par ses rebondissements, mais aussi et surtout grâce à une qualité d’écriture exceptionnel. En effet, l’un des premiers points forts de Dying Light 2 : Stay Human est indubitablement son histoire. Racontée par l’intermédiaire de nombreux flash-back, et se développant au fil des nombreuses rencontres, elle porte et accroche le joueur pendant quelques dizaines d’heures, sans jamais lasser ou décevoir. Ajoutez à cela des lignes de dialogues savoureuses et des doublages de qualité, et vous aurez rapidement compris que tout est fait pour que vous ayez envie de suivre et découvrir ce récit ! Il ne faut pas non plus oublier les dilemmes qui se présenteront à vous et qui, selon la réponse choisie, permettront de découvrir l’une des fins du jeu. Une réussite indéniable !

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Sur le plan du gameplay, Dying Light 2 : Stay Human reprend la formule du premier épisode tout en l’améliorant. Aiden est agile et rapide et passera le plus clair de son temps à sauter d’un point à un autre, évitant au maximum le combat. Manette en mains, notre héros est réactif et se déplacer dans la ville est grisant. Les éléments sont disposés suffisamment intelligemment que pour que les choses soient aisées, sans jamais être frustrant. Diverses améliorations (objets et capacités) viendront, au fil de notre aventure, faciliter les choses, tout en accélérant nos déplacements : possibilité de marcher sur les murs, de grimper plus rapidement ou encore de planer. Là aussi, comme pour le scénario, Dying Light 2 fait preuve d’une richesse intelligente et intéressante qui permet au titre de ne pas s’essouffler trop rapidement, comme dans nombre de jeux en monde ouvert.

Le monde ouvert, parlons-en. Découpé en plusieurs zones, le titre est surprenant, notamment dans la deuxième partie du jeu, où la verticalité des buildings s’avère parfois saisissante. On se plait à grimper le plus haut possible pour ensuite se déplacer plus rapidement sur les hauteurs et éviter les nombreux dangers qui occupent les rues. De nombreux personnages (et du coup de nombreuses missions) sont disséminés sur la carte. Chacune de ces dernières étant scénarisée et franchement agréable à suivre. Elles permettent d’ailleurs d’étoffer le background et de se rendre compte à quel point il est difficile de survivre dans cet univers post-apocalyptique. En plus de cela, il existe différents défis chronométrés de parkour, des caches à découvrir de nuit, ou encore des évènements aléatoires qui permettent soit de sauver un survivant, soit d’éliminer un adversaire avant qu’il ne s’enfuisse. Comme dans tout monde ouvert, il y a également des points à réactiver. Ces derniers prennent la forme de station électrique, de station métro ou de moulins. Pour y parvenir, il faudra faire preuve d’observation et de réflexion, car cela prend, en général, la forme d’une énigme, d’un casse-tête. Bref, vous l’aurez compris. Dans Dying Light 2 : Stay Human, il est difficile de s’ennuyer.

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Au niveau des mécaniques, l’évolution de votre personnage est basée sur trois aspects : l’expérience des combats, celle du parkour et les inhibiteurs que vous trouverez au fil de vos pérégrinations. Pour l’expérience, c’est très simple : plus vous vous déplacerez dans le monde ou vous combattrez, plus vous en gagnerez. Les quêtes principales et annexes sauront également vous récompenser. Pour les inhibiteurs, par contre, c’est légèrement plus compliqué. Disséminés un peu partout dans la ville, il faudra se montrer patient et persévérant pour les dénicher, sans avoir peur de prendre des risques et d’affronter les multiples dangers qui se dresseront sur votre route. Une fois possédés, ces inhibiteurs permettront de faire évoluer soit votre santé, soit votre endurance. C’est à vous de faire ce choix, en fonction de votre manière de jouer évidemment. Concernant le parkour et les combats, l’expérience acquise débloquera des points de compétences, ces derniers permettant de débloquer de nouvelles capacités.

Au-delà de l’évolution du personnage, il est également question de personnalisation. Vous aurez l’occasion, au fil du jeu, de vous procurer (ou d’acheter) différentes pièces d’équipement. Chacune de ces dernières vous procurera, en fonction de sa rareté, des bénéfices. Cela peut aller d’un gain plus important d’expérience à une augmentation des dégâts d’armes à deux mains, par exemple. Là où c’est réellement intéressant, c’est qu’il est possible, en fonction de votre manière de jouer, de personnaliser votre équipement pour qu’il y soit adapté. Vous souhaitez être particulièrement endurant et utiliser les armes dévastatrices que sont les armes à deux mains ? Vous vous orienterez vers les objets qui feront de vous un tank et qui augmenteront votre résistance ainsi que vos dégâts. Concernant l’équipement, il est bon de savoir que toutes vos armes sont également personnalisables, bien que destructibles (bonjour l’usure !). Vous pourrez également vous équiper d’accessoires (lampes UV, couteaux de lancer…) ainsi que d’objets de soin ou de survie, le tout étant accessible avec la croix directionnelle.

Au-delà de l’aspect exploration, Dying Light 2 : Stay Human proposera au joueur différents combats. Et même si certains sont évitables, le titre vous obligera, à un moment donné, à affronter toutes les menaces qui sévissent dans ce monde : pacificateurs, renégats et, évidemment, zombies. Simple de prime abord, le système de combat s’avère suffisamment retord que pour vous forcer à être en alerte en permanence. Se basant sur un système de parade à réaliser au bon moment, les affrontements nécessiterons que vous analysiez la situation et la menace. Une attaque marquée par une aura rouge devra être évitée coute que coute, une simple pouvant donner lieu à une contre-attaque. Chaque type d’adversaire proposera également différents ennemis allant de l’adversaire commun au tank, en passant par celui qui tentera de vous affaiblir de loin. Sans être révolutionnaire, le système tient la route et, selon la difficulté, peut rapidement s’avérer punitif.

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Enfin, abordons l’aspect technique du jeu. Si vous avez déjà parcouru différents tests ou forums, vous avez peut-être entendu dire que le jeu est truffé de bugs. Pour ce test réalisé sur Xbox Series X, ce serait mentir que de dire que je n’en ai rencontré aucun. Il y a effectivement des problèmes de collisions, parfois de clipping. J’ai déjà eu des objets qui volaient dans les airs, ou encore des points de quête qui ne se trouvaient pas au bon endroit. Par contre, je n’ai jamais rencontré de bugs qui m’ont empêché d’avancer ou de terminer l’aventure. Tous les problèmes sont mineurs, et même s’ils peuvent entacher l’expérience, ce serait injuste de limiter la prouesse artistique des développeurs de Dying Light 2 : Stay Human à cela. Car le titre est souvent magnifique, parfois même somptueux. Au sommet de buildings, face à l’ampleur de la ville, les panoramas sont superbes. Les couleurs chatoyantes tranchent radicalement avec l’univers post-apocalyptique, l’herbe et la nature semblent plus vivants que jamais, notamment grâce à l’effet du vent qui les fait bouger. Les personnages sont franchement bien modélisés, leurs émotions palpables. On rencontre des protagonistes tous différents les uns des autres, ce qui donne du crédit au titre. Sur le plan de la direction artistique, c’est également exceptionnel ! La verticalité de la zone de jeu est ahurissante, et les possibilités extrêmement nombreuses. Il est rare que l’on ne trouve pas son chemin ou que l’on s’arrête pour y réfléchir. Tout est naturel et spontané.

Notre avis sur l’extension : Bloody Ties

Après de nombreux correctifs et ajouts sur le jeu de base ainsi que plusieurs reports, le premier gros DLC du Dying Light 2 débarque enfin, cristallisant la promesse d’un suivi qui devrait durer pas moins de cinq années. Un premier ajout et une première expérience qui nous laisse un gout amer en bouche, malheureusement.

La force de la saga Dying Light se trouve indubitablement dans son système de parkour et dans la possibilité de se déplacer rapidement d’un point à un autre en utilisant une multitude de chemins. Cette liberté de mouvement et d’action, c’est l’ADN du jeu et ce que l’on prend le plus de plaisir à faire. Du coup, quand l’extension Bloody Ties nous emmène au centre d’une arène pour y affronter une multitude d’ennemis, on se doute que cette liberté ne sera pas aussi marquée. Pire, elle « se contente » d’une suite de combats, alors que le système n’a pas été revu et manque toujours autant de précisions. Dommage !

Bloody Ties 1

Bloody Ties intègre donc la possibilité de combattre au centre d’une arène. La rejouabilité est bien présente puisqu’il est possible, après de multiples batailles, de se procurer de nouvelles pièces d’équipements, notamment, mais également de remporter toute une série de défis. Les plus courageux tenteront l’expérience de multiples fois, les autres par contre risquent de se lasser rapidement. Heureusement, le contenu n’est pas fort long et il faut compter un peu plus de cinq heures pour en voir le bout. Sachez également que l’histoire proposée n’est pas vraiment à la hauteur de celle du jeu de base qui était particulièrement agréable à suivre. On retiendra peut-être le personnage principal de toute cette cérémonie qui tire son épingle du lot, bien qu’il ne parvienne pas à égaler certains des protagonistes les plus charismatiques que l’on ait pu croiser dans Dying Light 2.

Sur le plan technique, il faut reconnaitre que l’extension se montre plus sobre et limitée que l’expérience de base. Logique puisqu’il s’agit d’une arène et de son environnement. Cela étant, le titre se veut toujours aussi joli et les personnages bien modélisés. La fluidité est au rendez-vous également et aucun bug majeur n’est à souligner. C’est également l’occasion de signaler le fait que les développeurs ont utilisé à bon escient les six mois écoulés pour peaufiner l’ensemble du titre qui profite donc désormais d’une finition pratiquement parfaite. Enfin, un dernier mot sur la direction artistique de cette extension. On regrette simplement l’organisation de l’ensemble de l’arène. Ce n’est pas intuitif et on perd beaucoup de temps par moment, car l’ensemble aurait pu (dû ?) être mieux pensé. Encore une fois : dommage !

Bloody Ties 2

Que penser de Bloody Ties ? Qu’il s’agit d’une extension correcte, qui prend certains risques en axant le jeu sur les combats, notamment, mais également en se privant de plus grande force : sa liberté ! Certains apprécieront et trouveront du plaisir à enchainer les combats. Les autres quant à eux attendront patiemment la prochaine extension, espérant que la prise de position des développeurs soient radicalement différente.

9/10
Dying Light 2 : Stay Human s’est fait attendre, c’est certain. Mais cela en valait franchement la peine, tant le jeu réalisé par les développeurs de Techland regorge d’intelligence et de bonnes choses. Visuellement impressionnant (en dépit des quelques bugs rencontrés), savoureux en termes de scénarios et de personnages, intelligent dans sa conception, Dying Light 2 : Stay Human est indubitablement l’une des plus belles réussites de ce début d’année. Proposant une rejouabilité solide (grâce à son système de choix), une personnalisation gigantesque, tout comme le monde et le contenu proposés, il s’agit d’un must-have pour les amateurs de FPS, de monde post-apocalyptique et/ou de parkour.

+

  • Une excellente histoire, fantastique à suivre ;
  • Des choix aux conséquences lourdes ;
  • Une rejouabilité intéressante ;
  • Visuellement superbe ;
  • Une direction artistique complètement dingue ;
  • Des personnages charismatiques ;
  • Des possibilités de personnalisation immenses ;
  • Le parkour : c'est immédiatement fun ;
  • Un bestiaire varié ;
  • Un contenu, une ville, gigantesque ;
  • Une durée de vie immense.

-

    • Des bugs bien présents.