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Dynasty Warriors Strike Force

Beat them'all | Edité par Koei

2/5
360 : 18 février 2010
03.05 à 14h32 par - Rédacteur |Source : http://www.xbox-mag.net

Test : Dynasty Warriors Strike Force sur Xbox 360

Dynasty Warriors n'est plus une licence qui surprend son monde, c'est même devenu une rengaine et chaque année correspond à un nouvel épisode. Logique quand on sait que les japonais en raffolent et n'en démordent pas, au contraire de nous autres occidentaux qui nous demandons encore d'où provient le succès de la série au pays du Soleil Levant. Toujours est-il que Koei continue de localiser la licence et les quelques huit épisodes (spin-off compris) déjà parus sur Xbox 360 montrent bien que l'éditeur rêve encore du jour où ce type de jeu se vendra par palettes entières sur le vieux continent. Strikeforce détient-il la recette du succès ? Rien n'est moins sûr.
Chaud Cao Cao

Ce Dynasty Warriors Strikeforce fait donc suite aux Dynasty Warriors, Samurai Warriors, leurs déclinaisons Empires, Warrior’s Orochi, et même Bladestorm si on désire chercher loin. Une jolie pagaille pour s’y retrouver, surtout que l’indice temporel reste constamment le même ou presque, et le pitch reste par conséquent identique aux précédentes péripéties qu’auront connu nos héros des diverses dynasties chinoises. Détail qui n’a pas réellement son importance puisque, comme d’habitude, celui-ci ne sera qu’un prétexte à enchainer les vagues ennemies dans le but de réaliser des objectifs fixés en début de mission. Les premières heures de jeu devront pourtant en déstabiliser quelques uns puisque Strikeforce ne se contente pas de vous proposer de la capture de base et de l’élimination de généraux, il rajoute à cela la possibilité d’effectuer d’autres tâches, parfois ingrates comme la récupération d’objets dans des coffres…, mais qui ont le mérite d’élargir un peu l’esprit du jeu dont la répétitivité faisait énormément défaut. Encore une fois, cela ne change pas fondamentalement l’âme de la licence qui se veut toujours portée sur l’annihilation d’armées ennemies, pour le bonheur des puristes.



Evidemment, comme toujours, il sera possible de sélectionner votre guerrier parmi un grand nombre, ceux-ci répartis en trois dynasties ayant chacune sa propre histoire. Chaque personnage conservera ses aptitudes propres qu’on lui connait depuis une multitude d’épisodes désormais et aura la possibilité de porter une arme d’appoint en plus de son arme de prédilection. Liu Bei, Cao Cao et tous leurs alliés au nom imprononçable ou impossible à retenir font bien entendu partie du casting. Le registre de coups et donc le gameplay de chacun ne changent pas d’un iota, à une exception près : le musou, cette jauge de puissance qui se remplit au fur et à mesure que vous donnez des coups ou en recevez, permettra cette fois-ci à votre héros de se transformer littéralement en véritable machine de guerre, et cela dans un temps limité.

Les cheveux en bataille, une aura lumineuse flamboyante autour de lui, notre esprit tordu pourrait presque penser que les développeurs se sont inspirés de l’oeuvre d’Akira Toriyama et des Super Sayien pour ce changement d’apparence. Toutefois, cette particularité du jeu ne vous permettra pas d’être invincible, mais vous incitera sûrement à balayer à néant toute forme de vie alentour, et cela plus rapidement. Utile face aux généraux dont la barre de vie descend d’ordinaire avec une lenteur extrême.

Retour vers le passé

Heureusement, cette transformation (le Strikeforce) n’est pas seule sur le banc des nouveautés puisque les menus austères et sans vie sont désormais remplacés par une ville où vous pourrez vous promener afin de sélectionner les diverses options qui s’offrent à vous. A croire que le Home de Sony aura permis à Koei de rendre son interface un poil plus hype qu’à l’accoutumée. Une nouveauté qui trouve très rapidement sa limite puisque la ville en question est d’une taille ridicule mais qui signe tout de même un désir d’apporter un vent de fraicheur sur une licence qui commence à vieillir. Vous pourrez donc y gérer l’amélioration de vos armes, vos compagnons de route (ils seront trois maximum à se joindre à vous lors des missions), mais également vos stocks d’objets récupérés sur le champ de bataille. Terminé le temps où vous amassiez les armes et reliques après la défaite d’un général, aujourd’hui tout se fabrique et pour cela il vous faut des matières premières. Les missions se transforment donc par la même occasion en véritable chasse aux coffres afin de récolter les matériaux nécessaires à l’amélioration de votre panoplie. Les fans de la première heure ne devraient pas être totalement perdus puisque le système se révèle assez simple au final.



Quand on regarde un peu tous les points cités jusque là, on est en mesure de dire que Koei a travaillé un tant soit peu ce nouvel épisode dans le fond, mais alors qu’en est-il de la forme ? De ce point de vue là, cela serait mentir de dire que Dynasty Warriors Strikeforce est un beau jeu. Le titre suit la route toute tracée de ses aînés, celle de la mocheté. Environnements fades, animations pauvres, I.A. inexistante et graphismes à la limite du honteux, voilà ce qui vous attend une nouvelle fois. Et parce que la liste des défauts ne devait pas être assez grande, les développeurs se sont amusés à découper chaque champ de bataille en zones, impliquant un temps de chargement entre chacune d’elles. Du côté des musiques, on constatera également de nombreux décalages entre l’ambiance médiévale du jeu et quelques sons rescapés de la période tecktonik, assez perturbant.

Mais forcément, que les fans se rassurent, une fois concentrés à latter du soldats en masse, ils oublieront très rapidement ces carences récurrentes à la série. On se met à rêver du jour où Koei décidera tout de même de passer à la vitesse supérieure sur le plan technique histoire de nous rappeler sur quelle console on joue. En attendant on se défoule comme d’ordinaire, en martelant tous les boutons de la manette comme de bons bourrins, et on évite de recommander le titre à des joueurs plus stratégiques.

Même s'il faut souligner les efforts de Koei pour insérer quelques nouveautés, ce Dynasty Warriors Strikeforce reste tout de même trop simpliste dans son approche, et cela à l'instar de ses prédécesseurs. Seuls les amateurs de bourrinage y trouveront leur compte en apaisant leurs nerfs sur un titre qui a le mérite malgré tout d'être un bon défouloir.

+

  • Le système d'objets
  • Un poil moins répétitif que d'habitude
  • Idéal pour se défouler

-

    • Les transformations à la DBZ
    • 5 ans de retard techniquement
    • La taille de la ville
    • La divsion en zones qui cassent le rythme

Fiche succès

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