Jeux

Midnight Club 2

Course | Edité par Take 2 Interactive | Développé par Rockstar Games

6/10
360 : 27 juin 2003
03.07 à 10h03 par

Test : Midnight Club 2 sur Xbox

Sortit en même temps que la PS2 en Europe, le premier opus de Midnight Club s’était révélé être un jeu plutôt sympathique et surtout un des seul qui valaient le coup à cette époque sur le monolithe noir (avec SSX). Sa suite, sortie également sur PS2 il y a de ça un petit moment déjà, arrive enfin sur nos Xbox et se voit affublée d’une extension Live pas piquée des hannetons. Plus arcade que jamais, MC2 vous propose de foncer à toute berzingue au volant de bolides sortis tout droit de « Rapide et furieux », au travers de trois grandes villes : Los Angeles, Paris et Tokyo. Alors sortez votre voiture du garage, allez faire un tour chez « Pedrolito Tuning à gogo », achetez quelques bonbonnes de nitro et c’est parti pour un flashage à 280 Km/h sur les Champs-Élysées !!!

Deux rapides, deux furieux…

Le principe du jeu est très simple, une organisation secrète répondant au doux nom de « Midnight Club » organise des courses urbaines au volant de monstres roulants un peu partout dans le monde. Les pilotes s’affrontent pour la gloire, le pouvoir et l’honneur (et l’amour de notre Sarko national…). Vous êtes un pilote chevronné et vous décidez d’essayer d’intégrer cette organisation. Pour devenir le meilleur pilote du monde il va vous falloir participer à de nombreuses courses aux travers de Los Angeles, Paris et Tokyo et défier dans chaque ville le roi du bitume qui fait office de Boss. Il vous faudra pour commencer vous balader dans les rues (en voiture) à la recherche d’un adversaire, une fois l’un d’entre eux localisé, un simple appel de phares lui fera savoir que vous faites partie de l’organisation et il vous conduira au départ d’une course. Les courses se présentent de différentes manières, tout d’abord, des courses en « un contre un » lors desquels vous devez passer des checkpoints dans l’ordre jusqu’à l’arrivée (vous pourrez pour cela prendre n’importe quelle chemin du moment que l’ordre est respecté), ensuite des courses « bordéliques » dans lesquels vous pouvez passez les checkpoints dans n’importe quel ordre du moment que vous le faite dans le temps imparti et enfin des courses à plusieurs qui se déroulent sur le même principe que le « un contre un » mais à plusieurs… évidement. Les courses, quelle que soit leur forme, sont très speed et surtout très fun. En effet, vous pourrez prendre n’importe quelle route du moment que vous passez les checkpoints, ce qui apporte une grande variété et donne vraiment l’impression de participer à des courses totalement improvisées. De plus, de nombreux raccourcis sont disponibles (le plus souvent ce sont les petites rues entre les immeubles) et vous pourrez emprunter bon nombre de tremplins pour passer par-dessus des immeubles ou des cours d’eau. D’ailleurs, la pyramide du Louvre fait office de tremplin et vous permet (avec un coup de boost) de passer le désormais fameux « gap du Louvre » !!!



Attention, bus scolaire à contresens !!

Les villes, si elles ne sont pas superbement modélisées (contrairement à MM3), sont tout de même reconnaissables au premier coup d’œil grâce à la présence de nombreux monuments ou endroits célèbres et de véhicules typiques de chaque pays. A Los Angeles, on appréciera de pouvoir reconnaître (si on y est allé bien sûr…) Melrose Avenue, Rodeo Drive, LAX (l’aéroport de Los Angeles), mais également le bord de plage de Santa Monica et Venice Beach (un fameux spot de skate, présent dans Tony Hawk 2, mais qui a été détruit depuis…) et l’architecture typique de Los Angeles… A Paris les grands monuments que tout le monde connaît sont bien évidement là, la Tour Eiffel (toujours protégée par les France Five et l’indestructible Silver Mousquetaire !), mais aussi l’Arc de triomphe, les Champs-Élysées et tout le reste. C’est de loin la ville la plus agréable à jouer car les raccourcis et les tremplins y sont très nombreux et on peut également s’aventurer dans les catacombes… La ville de Tokyo n’est pas en reste (même si je n’y suis jamais allé), les grands quartiers sont représentés et l’immersion dans l’univers Tokyoïte (ndEd : Hum hum) nocturne que l’on s’imagine se fait très rapidement. Les routes sont très larges et rendent les courses plus aisées, mais il faut s’adapter un peu à la conduite à gauche pour faire attention à ne pas faire trop de contresens…

Les voitures disponibles dans le jeu, même si elles ne disposent pas de vraies licences, sont assez bien modélisées dans l’ensemble. On retrouve pelle mêle, des Viper, des Clio V6, des Porches 911, des Ford Puma, des Aston martin V12 Vanquish (celle du dernier James bond pour les non voitureux) et bien d’autres encore… Il y en a pour tous les goûts et les changements de tenue de route et de puissance se font bien ressentir. Sachez également que vous pourrez à partir d’un certain niveau de progression vous mettre à piloter des motos, mais attention, si elles s’avèrent plus pratiques pour se faufiler dans la dense circulation, elles n’en sont pas moins dures à maîtriser et les chutes se font légion. Préférez donc plutôt les voitures, plus faciles à manier et bien plus résistantes au choc (en effet votre véhicule explose au bout d’un certain nombre de chocs, et s’il réapparaît tout neuf, cela vous fait quand même perdre de précieuses secondes…).



En direct sur ta télé…

Mais le fun procuré par le jeu ne tient pas seulement aux raccourcis et autres tremplins, il y à également d’autres détails qui apportent leur lot de satisfaction. En effet, vous avez à votre disposition de (très) nombreuses techniques de pilotage comme le Boost, l’aspiration, le Burnout, la conduite sur deux roues et le transfert de poids pour les voitures, mais aussi des wheeling, des Front stand (sur roue avant) et la possibilité de prendre des virages très sérés (grâce à la gâchette gauche) et de se coucher sur sa moto pour prendre de la vitesse…

L’utilisation du Boost et de l’aspiration s’avèrera

décisive pour gagner certaines courses car le niveau de difficulté est parfois

très élevé et il ne faudra pas hésiter une seconde à l’utiliser pour amplifier

le saut d’un tremplin et ainsi passer par dessus plusieurs immeubles à la fois !

Mais ce n’est pas tout car vous serez par moment obligés de passer à pleine

vitesse sous des camions qui sont en travers de la route, comme dans Fast and

Furious !! Les sensations de conduite sont donc excellentes et si on peut

trouver le mode solo assez répétitif et facile au début, il devient vite plus

ardu et le fait de changer de ville relance grandement l’intérêt du jeu. Sachez

enfin que si le fait de conduire la nuit tout le temps est un peu embêtant, il y

a également de nombreuses courses qui se déroulent à l’aube et offrent donc plus

de luminosité.



« Le live, le live, live…c’est fou ce qu’il aime le live. Le live, le live…ah lui il voit sa vie en live… », si je vous ai mi ces quelques paroles d’une des chansons du dernier album de Jacques Dutronc, ce n’est pas pour vous dire qu’il s’est acheter une Xbox, mais bel et bien pour vous parler de l’option Live de MC2. Celle-ci vous propose de prendre part à différents modes tels que Ballade (dans lequel vous faite ce que bon vous semble dans la ville), Course, Détonation (dans lequel vous devez apporter le détonateur à un certain endroit pour faire exploser vos adversaires) et Capture de drapeaux (si quelqu’un ne sait pas ce que c’est, qu’il arrête de jouer au jeux vidéos…), ce de 1 à 8 joueurs. Après m’être fait virer de bon nombre de parties par des Allemand car je ne parlais pas leur langue (sympa les gars…), j’ai pu faire quelques parties avec des ricains et des anglais. Quelques problèmes de lag se sont fait ressentir, mais rien de bien méchant et tout ce que je peux vous dire c’est que je me suis vraiment bien amusé et que l’option Live est bien venue pour relancer l’intérêt du jeu et augmenter grandement sa durée de vie. Un plus indéniable qui devrait faire craquer tous les possesseurs de Live.




Au final, MC2 est un très bon jeu de voitures qui plaira aux fans d’arcade et de sensations fortes, et surtout à ceux qui en ont marre de piloter des motos sur le live… Si le mode solo peut paraître répétitif au début, il s’avère vite intéressant et on prend plaisir à y évoluer et à gagner de nouvelles voitures. Les sensations de conduites sont excellentes et si on passe l’éponge sur des graphismes pas folichons, on se fait très vite plaisir grâce à une prise en main instinctive et de nombreuses techniques de pilotage disponibles. Voilà donc un bon jeu de voiture qui, s’il souffre de la comparaison avec MM3 au niveau technique n’en est pas moins hyper fun et accessible. Et n’est-ce pas ce que l’on demande à un bon jeu d’arcade après tout ?

+

    -

      • Le jeu ne s'en sort pas trop mal même si il souffre de la comparaison avec MM3 et surtout avec le magnifique Burnout 2
      • Une prise en main rapide qui permet de s'amuser instantanément et de réagir très vite dans les situations périlleuses
      • Le jeu est assez long et le mode Live lui confère une seconde jeunesse!
      • De la techno underground qui vou met direct dans l'ambiance Gégé Tunning du titre
      • En mode solo le jeu est déjà assez intéressant mais c'est en Live qu'il prend toute son ampleur. La conduite est agréable et les véhicules bien modélisés. Mais si vous n'avez pas le Live préférez lui un Burnout 2 ou un NFS Underground...
      • La vitesse d'animation est plutôt bonne
      • Les modes Live ne sont pas aussi nombreux que dans MM3 mais ils ont le mérite d'être tous très fun.

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