Jeux

Murakumo

Arcade | Edité par From Software | Développé par FROM Software

-/10
360 : 03 octobre 2003
15.06 à 03h11 par

Test : Murakumo sur Xbox

Il y a des jours dans la vie de chaque joueur où il ou elle tombe enfin sur LA killer-ap qui lui fait comprendre que c’est cette console qu’il devait acheter et pas une autre… Un jeu si réussi graphiquement et si agréable à jouer, qu’il vous scotche à votre télé pendant des heures et vous fait perdre, un à un, tous vos amis. Malheureusement, ce n’est pas le cas de Murakumo. Le jeu part d’une bonne intention et je vous avoue que la seule vue de l’artwork présent sur la boîte du jeu a mis mon âme de fan de japanimation en ébullition, je me voyais déjà blaster du robot à deux mille à l’heure dans des environnements 3D de toute beauté, mais ce sera malheureusement pour une autre fois… Autopsie d’un jeu raté…

Mura Sumo…

L’action prend place quelque part dans le 21ème siècle. Les hommes vivent dans une paix (utopique) en harmonie avec de gigantesques robots capables de détruire une ville toute entière (sans commentaires…). Vous incarnez un des 5 pilotes de Mechs de l’unité d’élite expérimentale « Murakumo Unit », et votre job consiste à pourchasser des robots qui ont perdu la boule et qui tentent de tout détruire. On aurait pu penser que dans un futur aussi « peaceful » que celui là ce genre de dérives n’existerait pas, mais malheureusement force est de constater que l’homme n’est toujours pas parfait et qu’il ne maîtrise pas ses propres armes de destruction massive… On apprendra par la suite, dans la plus pure tradition de l’animation japonaise, que ces troubles ne sont en fait dus qu’à une seule et même corporation malfaisante qui a pour but de contrôler le monde. Après tout, on se dit que l’histoire n’est pas si mal et qu’elle ferait donc un bon scénario pour un jeu vidéo, c’est en effet le cas, mais de là à en faire un grand jeu…




Trop pas rapide, trop pas furieux…

Le jeu se décompose en 17 missions au cours desquelles vous poursuivez les Mechs fous à travers la ville de Port-Oliver. A bord d’un de vos cinq super beaux Mechs (attention pas de mauvais jeux de mots s’il vous plait…), vous devrez les rattraper tout en vous faufilant entre les immeubles qui se trouvent sur votre route. Euh les gars, c’est ça votre super jeu au gameplay incroyable et aux sensations de vitesse grisantes ? Parce que là franchement, je ne vois pas vraiment ce qu’il y a de rapide et furieux… En effet, après avoir un peu déambulé entre des buildings tous identiques et qui apparaissent comme par enchantement, on se demande où réside l’intérêt du jeu et surtout on se dit que n’importe qui pourrait le maîtriser en quelques minutes (ce qui n’est pas du tout normal pour un jeu de Mechas qui, par définition, est réservé la plupart du temps aux Hardcore-Gamers…). A aucun moment votre Mecha ne touchera le sol ou n’aura a se servir de la mobilité de ses bras et jambes, tout ce que vous aurez à faire se résumant à voler aux travers de la ville en shootant des Mechs plus répétitifs les uns que les autres, qui ne vous tirent même pas dessus, le tout épaulé par un système de visée qui vous aurait fait rater les seins de Lolo Ferrari (R.I.P) à deux centimètres… Et le plus triste dans tout ça, c’est que les Mechs ne changent jamais de trajectoire et semblent ne pas se prendre un seul de nos tirs, une catastrophe…




Super de la méga bombe ce jeu trop bien de la mort qui tue…

Mais le clou du spectacle c’est sans aucun doute la gestion désastreuse des collisions entre les robots et les immeubles. Ne vous y méprenez pas, je n’ai jamais vu de robots géants faire des poursuites dans les rues de Grenoble, mais on peut quand même facilement s’imaginer ce que donne la rencontre entre un immeuble et un robot lancé à toute berzingue, une destruction partielle de l’immeuble dans le meilleur des cas. Mais ici, dans Murakumo, rien de tout ça. En effet, les immeubles ne

bougent pas d’un iota et le reste de l’environnement non plus d’ailleurs. Et

pour ce qui est des passants qui devraient être entrain de courir et de crier

dans tous les sens, ils sont tout simplement absents…mais où sont ils ?

Remarquez, à la vitesse intersidérale à laquelle se déplacent les Mechas

(environ aussi vite que le chien de mes voisins, le jour où je lui aurai fait

bouffer ses pattes…), il n’y a pas de quoi se barrer en courant. Votre Mecha ne

subira donc aucun dommage en se prenant les immeubles, par contre cela vous fera

la plupart du temps perdre la trace de votre ennemi et donc échouer la

mission…




Au final, avec un design de Mechas aussi soigné, on était en droit d’attendre un shoot 3D de bonne qualité. Malheureusement rien de tout cela ici, car c’est à un pseudo jeu de robots que nous avons affaire, démoulé trop chaud et ayant perdu toute sa saveur. Alors si vous êtes fans de Mechas et que vous en rêvez en secret toutes les nuits, faites comme moi et oubliez très vite Murakumo. Economisez plutôt pour vous acheter Steel Battalion la semaine prochaine…

+

    -

      • C'est pas folichon... mais alors pas du tout! Seuls les Mechas vallent le détour!
      • Euh... comment dire... pas top top.
      • Pas énorme et de toute façon vous l'aurez jeté à la poubelle bien avant!
      • Faut aimer la musique violente...
      • Et oui ce jeu est mauvais! Et c'est bien malheureux quand on sait de quoi sont capables les gars de Frow Software (Otogi par exemple). Alors économiser vos 60€ revendez quelques jeux et achetez vous un VRAI jeu de Mechas comme Steel Battalion par exemple!
      • C'est la seule qualité du jeu, il est speed. Ouai et après? Ben après c'est mauvais!

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