Jeux

Pacer

Course | Edité par R8 Games | Développé par R8 Games

4/5
One : 09 mars 2021
25.03 à 18h24 par - Rédacteur en Chef

Test : Pacer sur Xbox One

Une note sans gravité

Bonne surprise que ce Pacer ! Il a été capable de nous rappeler que nous avions besoin d’un nouveau et bon Wipeout-like sur Xbox One sans que nous y ayons vraiment réfléchi jusqu’ici. La marque des bons jeux. Très inspiré en termes d’ambiance aussi bien visuelle que sonore, parfaitement fluide pour des courses grisantes, Pacer est un titre solide. Il n’est certes pas toujours facile à appréhender pour sa difficulté parfois très poussée, cela en dépit d’une prise en main sans accrocs, et il lui manque vraiment un mode multijoueur en écran partagé. Dans tous les cas, on vous conseille de vous pencher dessus si vous aimez le genre.

Est-il vraiment nécessaire de décrire un Wipeout-like ? Comme l’ancêtre dont il s’inspire, Pacer propose des courses antigravité aux commandes de bolides futuristes. Que ce soit au travers des logos de la dizaine d’équipes fictives qui composent le championnat ou en posant les yeux sur les bolides que celles-ci mettent à notre disposition, il est difficile de ne pas voir Wipeout suinter de chaque pixel. C’est donc tout naturellement qu’une fois la course lancée on sait instinctivement qu’il va falloir jouer des aérofreins, placés sur chaque gâchette de la manette, pour doser plus ou moins fortement le degré d’inclinaison du vaisseau dans les virages. Ça va vite, très vite, même si l’on conserve la vue extérieure au détriment de la caméra placée au ras du sol. C’est moins impressionnant mais tout de même plus facile à appréhender lorsque les virages s’enfilent comme des perles. La prise en main de Pacer est intuitive, plutôt précise lorsqu’il s’agit d’assurer une course relativement propre ; il faudra cependant faire preuve d’une application sans faille et d’une connaissance parfaite des pistes pour ce qui est de survivre aux phases les plus éprouvantes du mode carrière ou en ligne, face à des joueurs aguerris.

pacer 2

Au nombre de 14, les circuits proposent une bonne dose de variété, d’autant qu’il est possible de les expérimenter en mode miroir ou de nuit. Nous n’aurions pas été contre quelques tracés supplémentaires évidemment, mais ça passe. De la piste extra-large aux courbes lisses, parfaite pour pousser les moteurs au maximum, jusqu’au circuit qui vous oblige à des réflexes surhumains les premiers temps pour ne pas heurter les barrières comme une bille de flipper, Pacer se montre très convaincant. On tâtonne au départ, puis on apprend à repérer les boosters disposés au sol que l’on apprend à combiner avec une fonctionnalité intéressante, le turbo rechargeable. Une barre de boost est ainsi disponible, activable à tout moment et elle se recharge au fil du temps. Il est donc primordial de s’en servir au bon moment pour gagner de précieuses secondes ; cette feature a par ailleurs un effet non négligeable sur le dynamisme des courses, assurément l’atout majeur de Pacer. Mais tout n’est pas -seulement- question de virages et de vitesse : l’armement fait partie de l’expérience Pacer et on dispose ici d’un choix honnête entre une dizaine d’éléments offensifs ou défensifs, dont l’effet peut être affiné avec des mods. Portée, puissance, durée selon le type d’arme, il y a moyen de partir au charbon avec un équipement sur-mesure.

Cette importance placée dans l’aspect préparatoire se retrouve également dans la partie « garage », où il est possible de personnaliser l’apparence du véhicule en échange de crédits gagnés en course. Le choix est vaste ici. Mais on peut aussi et surtout personnaliser notre bolide pour faire pencher la balance en faveur de l’accélération par exemple, la capacité défensive, ou encore la vitesse de pointe. Tous les préréglages sont sauvegardables (il en va de même pour les sets s’armement) et il convient donc de choisir avec attention avec quoi s’engager sur la piste avant que ne débute une épreuve. Pacer ne se cantonne pas aux courses simples. Il vous propose également de prendre part à des épreuves où c’est le nombre d’adversaires abattus qui prime, à des courses de type « Eliminator », du contre-la-montre ou encore des courses durant lesquelles il faut survivre en restant dans une zone sûre qui ne cesse de décroitre au fil du temps. Toutes ces alternatives aux courses traditionnelles sont bien utilisées dans le mode carrière, ce qui rend la progression plaisante et dynamique.

pacer 3

Attention toutefois, car la difficulté du jeu n’est pas paramétrable et toutes les épreuves ne sont pas forcément faciles à plier sans une bonne dose de maitrise et des nerfs d’acier. Si la première ligue se passe sans trop de soucis (il faut cependant déjà cravacher pour aller titiller la médaille d’or), les choses se compliquent déjà pour la F-2000. Nous n’avons pas eu encore la possibilité de nous hisser jusqu’aux niveaux les plus élevés, mais on imagine déjà que ça ne se fera pas sans mal. Certaines épreuves, comme le time attack sur une piste blindée de mines, promettent quelques sueurs, soyez-en certain.

Quoi qu’il en soit, Pacer est un Wipeout-like qui en a sous le capot et qui vous offre de quoi passer un bon moment. Porté par une excellente bande-son composée de quelques 80 titres, dont certains signés Tim Wright (Wipeout 1 et 2), Pacer joue très intelligemment la carte du jeu qui s’inspire grandement du maître sans jamais le plagier. Optimisé Xbox One X (nous l’avons testé en rétrocompatibilité sur Xbox Series X), Pacer assure là où on l’attendait forcément, le framerate. Ca ne bronche pas d’un poil. Graphiquement aussi ça tient grandement « la route » avec des décors futuristes, cyberpunk, industriels ou en pleine nature très inspirés, chargés de détails. Ce n’est pas le plus beau jeu que vous croiserez sur une console Xbox, mais l’addition de la bonne inspiration artistique, du framerate impeccable et de la bande-son au poil contribuent à renforcer la très bonne expérience proposée par Pacer. La seule chose qui manque finalement, c’est un mode deux joueurs en écran partagé. En souvenir du bon vieux temps. Il y a toutefois de quoi se faire plaisir en solo comme en ligne face à neuf autres joueurs et c’est déjà pas mal.

4/5
Aux côtés désormais de Redout ou encore Antigraviator, les amateurs de sensations fortes et autres nostalgiques de la grande époque Wipeout peuvent retrouver un certain Pacer. Développé par R8 Games, Pacer se veut être un fils spirituel du jeu de Psygnosis, quitte à prendre le risque que la comparaison ne puisse l’égratigner. Nous avons donc pris place dans le cockpit pour vérifier tout cela. Chaussures aux pieds, ceinture bouclée, casque en place : en avant à toute vitesse pour le test de Pacer sur Xbox One X.

+

  • Sensations au rendez-vous
  • Prise en main agréable
  • Framerate archi-stable
  • Bien inspiré artistiquement
  • Bande-son parfaitement dans le ton
  • 14 tracés bien construits…

-

    • … Mais on aurait aimé en avoir un peu plus
    • Difficulté parfois bien relevée
    • Pas de multijoueur hors-ligne