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Pirates des Caraïbes : Jusqu’au Bout du Monde

Action/Aventure | Edité par Disney Interactive Studios | Développé par Eurocom

2/5
360 : 22 mai 2007
28.06 à 08h06 par |Source : http://www.xbox-mag.net

Test : Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde sur Xbox 360

Les eaux bleues à 27°, les barrières de coraux et les plages de sable blanc peuplées de donzelles en bikini, voila le tableau idyllique que tout le monde a en tête lorsque l’on évoque les Caraïbes. Cependant pour certains, ce serait plutôt rhum à gogo, poudre à canon et un cap à suivre vers des trésors enfouis. Jack Sparrow est de ceux là. Pardon, le Capitaine Jack Sparrow ! Allons y braves moussaillons pour un test qui, à défaut de vous emmener au bout du monde, vous distraira quelques minutes.
Larguez les amarres !

Seulement avant de goûter aux embruns à bord du Black Pearl, il va falloir vous évader de ce maudit pénitencier sans vous faire étriper par les troupeaux de gardes. L’occasion de vous familiariser avec les principales commandes du jeu au cours de ce premier niveau qui fait office de tutoriel. Vous y trouverez donc à peu près toutes les situations auxquelles vous serez confronté par la suite, et vous serez initié au maniement des armes courantes pour tout pirate qui se respecte : épée bien entendu, mais aussi mousquet, couteau, et même baril de poudre. Vous pourrez également y découvrir des trésors plus ou moins bien cachés et ramasser les sacs de pièces jonchant négligemment le sol, afin d’accroitre encore votre réputation de vieux loup de mer, et par la même occasion votre score. Même s’il est un peu haché, chaque nouvelle action possible étant d’abord expliquée textuellement et l’écran figé, ce tutoriel est très important et très plaisant, puisque partie intégrante de l’aventure. Vous y serez d’ailleurs accompagné de Teague, le père de Jack, qui vous servira de guide sur le chemin de la liberté retrouvée.

Par la suite, l’aventure vous mènera dans des lieux aussi variés que Port Royal, l’Ile des Quatre Vents, l’Antre de Davy Jones, sans oublier Tortuga, le Havre des Naufragés, et les mythiques Black Pearl et Hollandais Volant. Vous l’aurez compris en lisant ces dernières lignes, l’action de Pirates des Caraïbes 3 : Jusqu’au bout du monde se déroule à cheval sur les deux derniers films. S’il en reprend quelques séquences mémorables et tous les personnages, il s’en éloigne parfois et prend quelques libertés avec les lieux ou les situations. Néanmoins, l’ensemble reste très cohérent et il vaut mieux avoir vu la trilogie afin de mieux comprendre le scénario et de ne pas gâcher le plaisir des films, beaucoup d’éléments du dernier volet étant divulgués au cours du jeu.

La première chose qui frappe avec ce jeu, c’est le soin apporté à l’ambiance. Les décors sont impressionnants, les falaises du pénitencier vous donneront sans doute le vertige, alors que l’ambiance de Port Royal ou de la plage de l’Ile des Quatre Vents vous invite à la baignade dans des eaux cristallines. Les deux principaux vaisseaux sont reconstruits dans leurs moindre détails, et vous pourrez vous y balader comme bon vous semble lors de votre quête. Du côté des personnages, le constat est lui aussi très bon. Tous sont reconnaissables au premier coup d’œil, les modélisations ont été exécutées de main de maître. L’exemple le plus frappant est l’équipage du Hollandais Volant, Davy Jones et ses sbires ressemblant trait pour trait, enfin pixel pour pixel, à leurs modèles sur grand écran. Les autres protagonistes ne sont pas en reste, et voir Jack se déplacer avec autant de grâce que de fluidité est franchement plaisant. Les animations quant à elles sont très réussies, et même si les autochtones ou les adversaires paraissent parfois un peu rigides, le personnage que vous contrôlez répond de la plus belle des manières à la moindre sollicitation du stick gauche.

La partie sonore est également de haute volée. Les effets sonores font plus que correctement leur travail, mais comme dans les films les musiques ont également une grande importance. Si le superbe thème créé par Hans Zimmer ne se retrouve que dans le menu principal, les musiques accompagnant votre progression sont au diapason. Plaisantes et bien dans le ton, elles rythmeront parfaitement vos faits et gestes même si l’action parfois frénétique vous les fera temporairement oublier, au privilège du métal des épées s’entrechoquant et des coups de mousquet. Un bémol toutefois sur les voix, puisque hormis les séquences intermédiaires et quelques dialogues lors des phases de combat ou en provenance des autochtones, les personnages sont désespérément muets. Quelques grommellements tout au plus, de petits cris quand on se prend un coup d’épée, et ça s’arrête là. C’est très dommage quand on connaît la gouaille de tout ce beau monde, et quelques dialogues en plus auraient ajouté un brin d’authenticité à ce titre qui n’en manque déjà pas. En revanche, le framerate ne souffre d’aucune critique, quel que soit le nombre d’ennemis affichés il n’y a pas la moindre saccade à déplorer.

Tout l’monde sur le pont !

Du coté du maniement de votre personnage, si l’on a déjà vu qu’il se fait avec fluidité et grâce, il y a pas mal de choses à dire. Tout d’abord, sachez que vous serez amenés à contrôler pêle-mêle Jack Sparrow, William Turner et Elizabeth Swan, ainsi que d’autres personnages tels que Teague, Barbossa, Cotton, ou le duo folklorique Pintel / Ragetti. Lors de ces phases, vous pouvez passer aisément de l’un à l’autre avec la croix directionnelle. Toutefois, si leur maniement et leur technique de combat ne diffère pas, les attaques spéciales de notre trio principal leur sont propres. Ces dernières seront indispensables pour venir à bout de certains adversaires plus coriaces (chef d’une section de gardes de la Compagnie des Indes, sbire de Davy Jones, etc), et ne pourront être exécutées qu’après avoir suffisamment rempli votre jauge de combat en affrontant les adversaires basiques. Ces techniques, en plus d’être assez spectaculaires, vous rapportent un bonus de points. Ce dernier peut encore augmenter si vous exécutez celle qui est indiquée par le système de combat, chacun des trois héros disposant au maximum de quatre attaques gagnées en terminant les niveaux. Détail important, le flot d’ennemis ne cessera d’arriver à votre rencontre tant que cet adversaire particulier n’aura pas été éliminé.

Ces phases de combat à plusieurs, si elles s’avèrent enthousiasmantes sur le papier, révèlent souvent de la séance de torture pour votre pouce droit. En effet, vos coéquipiers gérés par la console ont un QI de nautile (pardon à ce céphalopode pour cette comparaison), et se laisseront souvent maltraiter sans broncher tant que vous n’en prendrez pas le contrôle. Problème, si l’un de vos comparses meurt au cours d’un affrontement, la partie est perdue et il faudra reprendre du dernier point de sauvegarde (toutefois assez nombreux et bien placés). Néanmoins, vous trouverez pas mal de cœurs qui vous redonneront un peu de forces tout au long des niveaux, et les adversaires tués avec une attaque spéciale vous en donneront parfois.

Les niveaux regorgent en effet d’objets en tous genres à ramasser, outre les sacs de pièces. Chacun d’eux comporte sept objets identiques à collecter (crâne, lingot d’or, perruque, boite de paprika, etc), disséminés aux quatre coins du niveau et souvent cachés dans un coffre. Collectez ces objets, et des boni se débloqueront dans la section ad-hoc du menu principal (modèle 3D des personnages, esquisses de décors, storyboards, etc) en plus de vous octroyer quelques GPoints toujours bienvenus. Attention, certains coffres différents des autres nécessitent la technique du Jackanisme pour être déverrouillés. Cette technique, propre à Jack comme son nom l’indique, est le résultat de l’accumulation de trois têtes vaudou récoltées et d’un combo de touches. En plus de déverrouiller le coffre dans un bel effet d’onde de choc verte, le Jackanisme tue instantanément tous les ennemis se trouvant à proximité et transforme votre épée en machine à collecter les âmes. Un coup suffit alors pour terrasser n’importe quel adversaire encore debout, son âme étant alors libérée de sa prison de chair et de sang.

Lorsque vous rencontrez un ennemi plus aguerri que les autres, et ça arrivera souvent lors de votre progression, le système de combat passer en mode duel. Ha, un duel. Un vrai, les yeux dans les yeux et l’épée prête à taillader à tout va. Basé sur un système attaque-parade-riposte, il est facile à appréhender et à maîtriser. Vous attaquez votre adversaire en haut du corps ou aux jambes, voir lui portez un coup d’estoc. Il riposte et fait de même, le premier dont la barre d’énergie arrive à zéro a perdu. Simple non ? Oui, un peu trop malheureusement, et ce système manque un peu trop de dynamisme pour être réellement intéressant. Les combats semblent au ralenti, bien loin de la frénésie qu’on est en droit d’attendre d’un duel au sabre.

Abandonnez le navire !

Ces défauts de gameplay nuisent quelque peu au titre, et on a parfois l’impression de revivre un niveau qu’on a pourtant terminé tant les adversaires sont peu variés et les situations de combat souvent identiques. De plus, la durée de vie un peu courte du titre (une dizaine d’heures environ) procure l’impression bizarre que le contenu du titre a été quelque peu sacrifié au profit de l’emballage. Certes, il vous faudra recommencer certains niveaux pour débloquer les objets que vous avez loupé, et vous pourrez toujours en profiter pour améliorer votre score. Mais ce sentiment bizarre subsiste, renforcé par un mode multijoueur, offline uniquement, anecdotique. Au programme, un mode duel, et un mode défi en coopératif ou l’un contre l’autre, en écran partagé. Vous pourrez choisir votre personnage et le lieu de l’affrontement dans ces deux modes, le dernier cité étant ni plus ni moins qu’un combat contre des hordes d’ennemis à anéantir dans le temps imparti. On aurait aimé un mode coopératif online, chacun contrôlant alors l’un des protagonistes pour une quête encore plus immersive.

Encore une licence gâchée me direz vous ? Oui et non. Oui car le titre aurait mérité une plus grande profondeur dans le scénario, quitte à nous faire vivre des aventures inédites, une meilleure durée de vie, et surtout une intelligence artificielle plus… intelligente. Non, car on retrouve néanmoins l’univers des films, et tout ce qui peut plaire dedans : des personnages charismatiques, de l’action, de l’humour et des situations parfois cocasses. Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde est néanmoins une bonne adaptation de film (on a connu largement pire), qui plaira sans doute aux fans des films, et qui peut attirer un public débutant dans ce genre de jeu, pour qui la gestion simplifiée des combats sera un gros plus.

+

  • Accessible au plus grand nombre
  • L’ambiance des films à la maison
  • Les musiques
  • Les décors et les effets de lumières sublimes
  • La modélisation des personnages
  • La licence Pirates des Caraïbes

-

    • Le contenu un peu insuffisant
    • Durée de vie limitée
    • Combats un peu mous
    • Pas de mode online
    • Multijoueurs peu intéressant