Test : Planet of Lana 2 sur Xbox
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Il n’aura donc pas fallu attendre bien longtemps pour retrouver Lana et Mui avec un Planet of Lana 2. Nos deux compères vivent désormais dans une société qui n’a plus rien à craindre des robots, au point de voir les habitants s’en servir dans leurs tâches quotidiennes. Mais cette accalmie (temporaire) n’a pas freiné les envies d’aventures de notre duo, qui se retrouve à explorer des ruines anciennes. Même si cela n’est pas totalement indispensable, on vous conseille tout de même d’avoir fait le premier jeu avant de vous lancer dans Planet of Lana 2, la compréhension du lore prenant une place assez importante dans ce nouvel épisode. C’est d’autant plus vrai que ce nouveau titre est toujours aussi avare en explications, laissant le joueur interpréter les dialogues proférés dans une langue fictive comme il l’entend, faute de traduction. Une intention qui laisse un peu de place à l’imaginaire, même si on parvient tout de même à comprendre l’essentiel d’une quête riche en surprises.
On reprend les mêmes et on recommence, Planet of Lana 2 nous propose une aventure linéaire en 2D, où l’on contrôle directement Lana, avec la possibilité de donner des ordres à Mui, une petite bestiole étrange qui fait office d’animal de compagnie. L’univers et le game-design nous rappellent un peu Another World dans l’esprit, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Si la formule de base n’évolue pas beaucoup, on sent rapidement que le studio suédois a souhaité apporter quelques nouveautés afin d’amener plus de profondeur à l’ensemble. En incluant cette nouvelle relation entre les êtres humains et les machines pour commencer, puisque Lana peut désormais reprogrammer certaines d’entre elles pour l’aider à résoudre des énigmes, toujours avec l’aide de Mui. Ce dernier peut désormais désactiver des caméras de sécurité via des panneaux électriques, et faire de même avec des machines hostiles. Le concept de hacking est plutôt bien exploité, ni à l’excès, ni trop peu.
Planet of Lana 2, une suite meilleure en tous points
Souvent pointée du doigt à la sortie du premier épisode, la question du rythme a d’ailleurs été prise en compte pour ce nouvel épisode, comme nous l’avait promis Klas Martin Eriksson, le scénariste du jeu que nous avions eu la chance de rencontrer à la Gamescom 2025. Les phases d’énigmes sont diversifiées, les moments de contemplation sont toujours présents, mais c’est surtout la présence de séquences remplies de tension qui permet de vraiment relever le niveau. On regrette d’ailleurs que la dernière heure soit plus tranquille, même si celle-ci vise surtout à livrer une conclusion qui cherche à toucher la fibre émotionnelle du joueur. Globalement, Planet of Lana 2 reste une fable écologique qui livre une sorte d’introspection sur nos propres ambitions en tant qu’être humain, et la volonté d’obtenir toujours plus de ressources au détriment de la planète et de ses propres populations.
Pour le comprendre, le jeu de Wishfully Studios prend la forme d’un véritable voyage, qui nous fait traverser plusieurs environnements très différents et contrastés. Des espaces vierges de toute présence humaine, jusqu’aux terres dévastées par l’industrialisation, en passant par des villages reculés, les décors sont variés et parviennent même à jouer la carte de la contemplation par moments. Planet of Lana 2, c’est aussi l’occasion d’aller visiter les fonds marins pour la première fois, et de découvrir de manière plus générale des lieux sombres et inquiétants. Les énigmes sont toujours de la partie mais, même si on regrette qu’elles ne soient pas plus développées, celles-ci participent à maintenir un bon rythme général, notamment grâce aux nouveaux pouvoirs de Mui, désormais capable de contrôler certains petits animaux par exemple. On n’a clairement pas le temps de s’ennuyer, d’autant que les plus curieux pourront partir, une fois de plus, à la recherche de dix coffres cachés, ce qui incite à explorer et à trouver chaque secret laissé par les développeurs.
Si l’expérience du premier Planet of Lana était courte, avec une aventure bouclée en un peu plus de quatre heures de jeu, Planet of Lana 2 est plus généreux puisque sa durée de vie tourne autour des 6 heures de jeu, étalées sur huit chapitres. On regrette d’ailleurs que les développeurs n’aient pas inclus une option pour refaire chaque chapitre indépendamment après la fin du jeu, ce qui oblige à devoir relancer une partie pour partir à la recherche des coffres manqués. Rien à redire en revanche du côté de la musique, avec le retour de Takeshi Furukawa (The Last Guardian) et du Hungarian Studio Orchestra (Ryse: Son of Rome, Baldur’s Gate III), pour une partie musicale absolument grandiose. Très intelligemment, le compositeur japonais a insufflé quelques petites touches de John Williams dans son travail, et font parfois écho à la saga Star Wars, rappelant de fait notre présence sur une planète lointaine.
+
- Excellent rythme
- Des nouveautés intéressantes
- Décors variés et très réussis
- Musiques somptueuses
- Fin chargée en émotions
-
- Enigmes pas toujours très inspirées
- Indissociable du premier épisode
- Pas de chapitrage après avoir fini le jeu


