Jeux

Potion Permit

Aventure | Edité par Pqube | Développé par MassHive Media

7/10
One : 22 septembre 2022
22.09 à 14h59 par - Rédacteur en Chef

Test : Potion Permit sur Xbox One

Bienvenue dans un monde post-apo(thicaires)

Qautre ans après la sortie de Azure Saga: Pathfinder en exclusivité sur PC, les développeurs indonésiens de MassHive Media décident à la fois d'abandonner le RPG au tour par tour, et de toucher un public plus large en sortant leur nouveau projet sur consoles. Avec l'aide de l'éditeur britannique PQube, voici donc venir Potion Permit, un titre réalisé qui nous met dans la peau d'un apothicaire bien décidé à soigner les habitants de Moonbury. Mais parvient-il à soigner notre appétit de joueurs au passage ?

L’Association Médicale a besoin de vous pour redonner confiance aux habitants de Moonbury. Ce n’est pas la peur des aiguilles qui a instauré la méfiance au seins de la population à l’égard des médecins, mais plutôt une poignée de praticiens débarqués de la Capitale qui a totalement traumatisé hommes, femmes et enfants sur place. Depuis ce jour, les habitants de cette petite île perdue au milieu de nulle part refusent toute aide et préfèrent se tourner vers Matheo au moindre problème de santé, en dépit de son statut de charlatan local. Sauf que la vie de la fille du Maire est en danger, et l’expert homéopathe se retrouve sans solution. C’est dans ce contexte que vous débarquez, avec une grosse étiquette du gars de la Capitale collée sur votre front et avec la ferme intention de prouver aux villageois réticents que votre médecine est saine et efficace.

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La première étape de votre difficile intégration est donc de guérir Rue, cette jeune fille souffrante qui a vu défiler de nombreux remèdes jusqu’à maintenant, sans que ceux-ci ne soient parvenus à la soigner. Le cadre est posé et c’est bientôt au diagnostic de l’être. Potion Permit vous demande donc d’ausculter les gens du village afin de découvrir quelle maladie les atteint et donc quel remède appliqué. Pour ce faire, le patient décrit l’endroit douloureux, et il suffit alors de détecter une rougeur pour l’analyser. S’en suit un mini-jeu, qui prend soit la forme d’un jeu de rythme, soit d’un jeu de mémoire façon Simon. Dans les deux cas, le gameplay est très basique et ne présente aucune difficulté. Et ce n’est pas franchement plus enthousiasmant lorsqu’il s’agit de concocter les potions malheureusement.

Avant cela, il faut toutefois se rendre en forêt pour y trouver des ingrédients, éléments indispensables à la préparation de nos médicaments. Pour se faire, notre héros embarque avec lui trois outils, la hache, la faucille et le marteau. En tout logique, la hache permet d’abattre les arbres pour récupérer du bois et de la sève, tandis que la faucille offre la possibilité de récolter diverses herbes, quant au marteau il se charge de briser des blocs pour ramasser de la pierre et des métaux précieux. Ces outils font également office d’arme quand il s’agit de récupérer des peaux de bêtes ou des carapaces d’insectes, là aussi utiles à la fabrication de potions. Malheureusement, on regrette que l’ensemble manque de cachet et d’originalité, et que tous les arbres, roches, plantes et ennemis reviennent exactement au même endroit après une bonne nuit de sommeil.

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Car Potion Permit dispose d’un cycle jour/nuit qui limite vos possibilités quotidiennes. Une horloge vous indique l’heure en temps réel, et le petit village où se déroule une grande partie de l’action évolue en fonction d’un planning bien défini. Ainsi, la mairie est ouverte de 10h à 15h, quand les bains chauds ferment à 18h. La taverne se charge d’apporter un peu de réconfort et d’alcool en fin de soirée. Les habitants suivent également une organisation à la semaine, et il est donc nécessaire d’adapter un minimum son activité pour qu’elle corresponde au rythme des villageois. D’autant que l’aspect social est fortement mis en avant avec la nécessité de discuter et d’offrir des cadeaux pour faciliter l’intégration du personnage principal à son nouveau cadre de vie. Il devient alors possible de débloquer des histoires annexes qui permettent d’approfondir un peu le caractère des différents habitants. Une bonne idée qui permet de souffler un peu entre deux activités franchement rébarbatives.

Un défaut que l’on doit notamment à la taille de la carte, bien trop petite pour donner une dimension d’exploration à l’ensemble. La progression dans l’aventure permet bien de débloquer deux biomes à ajouter à celui de la forêt, mais c’est bien trop peu, d’autant que les mécaniques restent identiques. L’amélioration des outils permet de récupérer plus de bois, de pierre et de plantes, mais les demandes des habitants suivent également une courbe exponentielle qui oblige le joueur à passer beaucoup de temps à couper des arbres et casser des rochers… Une tâche loin d’être passionnante et hyper redondante. Même chose du côté de la personnalisation de votre chambre où on se contente d’acheter des éléments au magasin du coin, les mécaniques autour de la cuisine sont réduites à leur stricte minimum et la pêche ne présente que très peu d’intérêt. Heureusement, l’univers proposé est mignon, avec un style pixel-art assez réussi. Côté sonore c’est un peu plus mitigé avec des musiques assez banales et un sound-design pas terrible.

7/10
On aurait bien voulu l'aimer plus. Avec sa patte graphique chatoyante et ses personnages qui ont tous une histoire à raconter, Potion Permit avait pourtant tous les ingrédients nécessaires pour proposer une aventure intéressante. Malheureusement, ses mécaniques de gameplay en font rapidement un jeu très redondant, pas aidé par une carte beaucoup trop petite et des mini-jeux datés ou ratés, au choix. On débarque à Moonbury plein d'espoirs, pour finalement repartir avec un gros stock de déception.

+

  • Univers charmant
  • Beaucoup de personnages différents
  • Histoires et aspect social intéressants

-

    • Monde très petit et peu diversifié
    • Fabrication des potions peu cohérente
    • Mini-jeux barbants et peu originaux

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