Jeux

Virtua Tennis 2009

Sport | Edité par Sega

3/5
360 : 29 mai 2009

Test : Virtua Tennis 2009 sur Xbox 360

Depuis l’ère 8 bits, un jeu régnait en maître dans la catégorie des jeux de tennis : Final Match Tennis sur pc-engine. Mais un jour, SEGA donna un bon coup de pied dans la fourmilière en sortant en arcade et pour sa Dreamcast le jeuVirtua Tennis, qui réussit à devenir une nouvelle référence. Quatrième opus de la série, cette fois sur consoles next-gen, Virtua Tennis 2009 saura-il permettre à la série de demeurer une référence ?

Service Federer

Alors que le premier opus de la série créé par Hitmaker avait fait sensation, force est de constater que la série a du mal à se renouveler. Ce quatrième épisode (cette fois développé par Sumo Digital, déjà auteur de l’opus World Tour sur PSP) ne dérogera pas à la règle. Autant être clair : pour les possesseurs de Virtua Tennis 3, cette cuvée 2009 ne semblera être qu’une simple mise à jour ; et ce tant en bien qu’en mal. Principal changement : le casting de joueurs, qui a bien évidemment été actualisé. Il est dommage pour nous autres français de ne voir qu’une seule représentante de notre pays, et d’avoir en contrepartie, beaucoup de joueuses d’origine slave, mais que voulez-vous, le classement mondial parle. Nadal, Federer, Djokovic, Murray, Roddick, Nalbandian, Ancic, Ferrer, Haas, Blake, Ferrero pour les hommes ; et Ivanovic, Sharapova, Williams (Venus) Hantuchova, Mauresmo, Chakvetadze, Vaidisova, Kuznetsova, et Davenport pour les femmes. Il sera de plus possible de débloquer quelques légendes, en l’occurrence Boris Becker, Tim Henman et Stefan Edberg.



Si toutefois les personnalités présentées ne vous convenaient pas, il est possible (et même obligatoire pour le mode World Tour) de se créer un avatar de toute pièce, comme d’habitude. Même si la gestuelle peut être choisie avec diverses animations proposées, on sent tout de même que l’éditeur a été clairement bâclé. Ainsi, tout effort de réaliser un personnage à l’air normal – ce n’est pas trop demander quand même – sera voué à l’échec tant les avatars ressemblent invariablement à des zombies. Heureusement, les femmes sont un peu mieux loties même si tout cela manque clairement de charme.

Cette critique ne touche malheureusement pas que les personnages créés car même les pros présentés plus haut pâtissent pour la plupart d’une modélisation sommaire, et surtout honteuse pour un jeu sorti en 2009.

Si la modélisation des tennismen est ratée, le jeu nous propose en revanche des courts de tennis plutôt réussis et surtout un public enfin dignement représenté. Ce dernier sera d’ailleurs tout aussi convaincant lorsqu’il s’agira de retranscrire une ambiance sonore de qualité, vu qu’il réagira suivant les actions du jeu. En parlant de son, la musique est dans le ton avec du bon vieux rock made in Sega. Les fans apprécieront, les autres essayeront vite de le désactiver pour mieux apprécier les bruitages et les cris des joueurs. Enfin, pour faire le tour de l’aspect technique, Virtua Tennis 2009 a pour lui des animations de grande qualité, une tradition heureusement toujours d’actualité. Même si certains mouvements paraissent surréalistes, ils ont le mérite d’être parfaitement décomposés. En plus, chacun des joueurs possède sa propre manière de jouer.

15 – zéro

Véritable cœur du jeu (au point de rendre le mode arcade superflu), le mode carrière est plutôt complet. Contrairement à son prédécesseur, Virtua Tennis 2009 vous fera commencer dans la peau d’un joueur amateur qui devra tout d’abord se faire une place parmi les 99 autres joueurs avant de pouvoir passer pro et gravir les 150 places qui le séparent de la gloire. Bien entendu, en dehors des vingt joueurs « pros » présentés plus haut, tous les autres ne sont que des personnages créés de toute pièce par les développeurs. Dans tous les cas, le mode dispose d’une durée de vie confortable, mais le fait de devoir passer par le classement amateur est à double tranchant. Cela permettra en effet aux moins doués de pouvoir s’amuser, mais ennuiera ferme l’habitué de la série à cause d’une difficulté bien trop basse les premières heures. Il aurait été nettement préférable de pouvoir sélectionner un niveau de difficulté.



Néanmoins ces premières heures permettent surtout de se familiariser avec l’interface du mode carrière. Ici il est avant tout question de gérer son calendrier d’événements et son endurance. En effet, chaque action dans le mode carrière fera avancer le calendrier d’une semaine. Il sera donc malencontreux d’arriver en plein tournoi complètement fatigué par les entraînements. Parfois la même date sera le théâtre de plusieurs événements. Ce sera alors l’occasion d’un choix cornélien pour décider s’il vaut mieux faire un tournoi (qui peut rapporter de l’argent), ou s’entraîner pour augmenter ses statistiques, ou même simplement se reposer. L’entraînement pourra se faire sous trois formes différentes : des objectifs précis comme « faire trois revers de suite » ou « marquer le point en restant derrière la ligne de fond) auprès de votre entraîneur, un match d’entraînement avec un autre joueur du classement (que vous pourrez ensuite sélectionner comme partenaire pour les match en double), ou, plus ludique, une série de mini-jeux très variés comme l’attaque des galions, le bowling, ou l’esquive des balles géantes. Très intéressants sur le principe, ces mini-jeux sont malheureusement souvent très durs et dont plutôt rebutants.

Evidemment, tout l’argent gagné pourra être dépensé, soit dans des vacances réparatrices, soit dans des habits ou de nouvelles raquettes. Chacun des tournois de la carrière peuvent s’effectuer en simple ou en double. Les tournois en simple s’effectueront sur 3 matchs, ceux en double sur deux matchs seulement.

Jeu, set et Match

Outre le mode carrière, le jeu propose un mode sobrement intitulé « jouer » qui permet de faire un tournoi, un match exhibition, ou des mini-jeux ; et ce, seul ou à plusieurs. Cette fois, il est question de pouvoir choisir le nombre de jeux et de sets par match, et de régler nombre d’autres paramètres. L’intérêt de ce mode réside évidement sur son aspect multijoueur ; et une fois le mode carrière complété, nul doute qu’il deviendra vite votre meilleur amis pour des soirées Xbox/Pizza. Globalement, le soft est très convivial et pas vraiment prise de tête. Comme ses prédécesseurs, il assume totalement son orientation arcade, et il s’en dégage un fun évident. Par exemple les fautes au filet ou les fautes directes sont extrêmement rares, et le joueur aura surtout à se concentrer sur son placement.

Attention, arcade ne signifie pas que le jeu ne requiert aucune technique, bien au contraire. La différence de niveau sera flagrante entre un vétéran et un nouveau venu. Même si le gameplay est basé sur simplement trois boutons, il est bien plus riche qu’il n’y paraît. Ainsi, certains coups demandent un entraînement conséquent avant de pouvoir être sortis à volonté. C’est ainsi que les amortis demandent un timing rigoureux et surtout une réelle anticipation. Le service lui aussi demandera un certain temps d’apprentissage avant de réussir les « max » et espérer réussir un ace. Bref, sous un aspect simpliste, Virtua Tennis recèle un jeu long et complet qui demandera un certain investissement pour être maîtrisé.


S’il reste un très bon jeu grâce à son gameplay de qualité, Virtua Tennis 2009 n’en reste pas moins dispensable pour tous ceux possédant déjà le volet précédent. Le manque de nouveautés (que ce soit en termes de contenu ou de réalisation) est flagrant et on espère que Sega peaufinera plus une éventuelle version 2010. En attendant, on s'amuse tout de même pad en main et c’est bien là l’essentiel.

+

  • Jouabilité Arcade de qualité
  • Mode carrière intéressant
  • Mini-jeux variés
  • Accessible aux débutants

-

    • Modélisation des personnages ratée
    • Peu d’évolution depuis Virtua Tennis 3
    • Des temps de chargements longuets