Dossier

31.10 à 02h03 par

Le Pad S au banc d’essai

Très décrié depuis la sortie de la Xbox, le bon vieux gros pad (« Duke » pour les intimes), a longtemps été sujet de discordes entre ses défenseurs et ses détracteurs. En revanche au Japon, Microsoft s’est vite rendu compte de l’incompatibilité de Duke avec les besoins des consommateurs japonais. Résultat, dès sa sortie japonaise la Xbox était accompagnée d’un pad que l’on nommera pad jap’. Aujourd’hui, tous les réfractaires aux gros pads pourront enfin se la donner à cœur joie avec une légère variante de la version japonaise, le pad S.

Simple évolution ou révolution ?

Disons pour résumer que sans être une révolution (aucune nouvelle fonction n’a été ajoutée, et pour cause, sinon bonjour l’obsolescence de Duke !), c’est tout de même une énorme évolution. Première chose qui saute aux yeux (enfin aux mains), mais ça vous le savez déjà tous, la taille a singulièrement été revue à la baisse. On a bien perdu dans les 30 % de volume dans l’ensemble. Sur ce point sincèrement, je pense que c’est à vous de voir s’il s’agit d’un bon point ou non, puisque cela dépend de la taille de vos mimines. Perso j’accroche vraiment à cette nouvelle taille, même si l’ancienne ne me gêne pas le moins du monde.

Ensuite, et là on peut dire que MS a su apprendre de ses erreurs, la disposition et la forme des boutons ont complètement changé :

- La croix numérique imprécise de Duke (selon moi son plus gros défaut) a laissé sa place à une croix d’excellente facture, qui n’est pas sans rappeler les suprêmes pad Ascii de la défunte Dreamcast. Résultat, on délaisse beaucoup moins la croix et on lui redécouvre d’anciens usages bien old school.

- Les 4 boutons X, B, Y et A ont eux aussi bien changé. Déjà, fini l’ovale, et bonjour le cercle plus traditionnel. Pas des masses de gain, juste un changement de style. En revanche, là où tout diffère, c’est sur leur disposition (l’autre très gros défaut de Duke). Il nous est tous arrivé au moins une fois de nous tromper de bouton à cause de leur rapprochement, n’est-ce pas ? Et bien cette fois adieu les imprécisions, puisque la séparation entre les boutons est beaucoup plus franche. Mine de rien, je peux vous garantir que le confort est accru, au point même de redécouvrir certains jeux (comme Amped). A noter que contrairement au pad jap’, les boutons sont lisses et non pas gravés. Certes un très léger détail, mais il faut reconnaître que c’est plus agréable.

- En ce qui concerne les boutons noir et blanc, eux aussi ont subi un léger lifting plus rond. De plus, leur disposition beaucoup trop proche des 4 boutons principaux, souvent source d’énervement tellement il nous arrivait de les confondre entre eux, a été elle aussi complètement revue. Cette fois, ils sont en bas et non plus en haut, donc beaucoup moins propices à la confusion. Et là je vous sens frissonner à l’idée d’appuyer par erreur sur l’un d’eux. Rassurez-vous, les ingénieurs ont pensé à tout et ont fait en sorte que la hauteur de ces deux boutons ressorte suffisamment peu pour ne pas occasionner de telles déconvenues.

- D’autre part, les boutons Return et Start ne se trouvent plus au centre du pad (plus la place !), mais en dessous de l’analogique gauche. Là sincèrement, ça n’apporte rien, et tient je pense plus d’un problème de place que d’un souci de maniabilité.

- Enfin dernier point, les gâchettes sont légèrement moins dures que sur le Duke, mais fort heureusement plus que sur le pad jap’, qui lui souffre un peu de ce défaut (on appuie des fois dessus sans le vouloir tellement elles sont souples). Au final, disons que ça ne change pas grand-chose, même si personnellement j’appréciais la résistance des gâchettes de Duke.

Voilà, pour le reste on tombe dans des considérations purement esthétiques et donc personnelles. Je dirais juste que les formes sont légèrement plus saillantes, et que l’hideux cercle en plastique qui abritait le logo Xbox a laissé la place à un logo qui fait bien moins toc.

La bête :

Donc dans les jeux ça donne quoi ?

Passer de Duke au pad S fait un choc, c’est certain. On a la sensation d’être à l’étroit durant les premières parties, et je dois bien avouer que je n’avais pas été spécialement convaincu lors de mon premier essai. Mais une fois passée la période d’adaptation (comptez 20 minutes), c’est le sentiment inverse qui survient ! Maintenant, n’espérez même pas m’enlever mon pad S des mains, c’est peine perdue. Mais attention, ceci n’est pas vrai pour tous les jeux…

En toute sincérité, pour jouer à Halo je préfère reprendre mon bon vieux pad, tellement le confort qu’il offre est appréciable dans un FPS. De même, dans certains jeux le fait d’avoir les boutons rapprochés est un confort appréciable, comme par exemple dans Quantum Redshift où l’on doit gérer ses armes avec les 4 boutons principaux. Enfin, pour les jeux de course où l’utilisation de ces 4 boutons est souvent très facultative, certains comme moi préfèreront jouer avec le gros pad qui offre une meilleure résistance au niveau des gâchettes, et donc une plus grande précision dans la gestion de l’analogique.

En revanche pour tout le reste, le pad S se révèle beaucoup plus adapté. Les jeux dans lesquels son bénéfice est le plus flagrant sont les jeux de glisse à la Amped et Tony Hawk, ainsi que les jeux de combat. Là ce sont la disposition des boutons et la croix directionnelle qui font toute la différence par rapport au Duke.

Pour le reste, et bien disons que c’est à votre

appréciation personnelle, même si pour ma part il n’y a pas photo, les

exceptions étant plutôt les jeux où Duke est meilleur que

l’inverse.

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