28.08.2009 à 17h16 par |Source : Rédaction

Shadow Complex

Présenté en grandes pompes durant le dernier E3 par Epic et Chair, Shadow Complex est un titre sur lequel Microsoft compte beaucoup (en témoigne son intégration au Summer of Arcade). Pourtant, la présence de Chair aux commandes pouvait inquiéter les joueurs : leur précédente production, Undertow, s’était avérée médiocre. Ce complexe de l’ombre décomplexera-t-il les joueurs ?

Le complexe du corn-flakes

Il y a des jours où on aimerait ne pas avoir écouté notre petite amie, avec ses envies de promenade qu’on finit toujours par accorder pour faire plaisir. Jason Fleming ne pourra pas dire le contraire vu que sa dernière expérience en la matière l’a conduit dans un énorme complexe paramilitaire que même James Bond n’aurait pas osé arpenter.


Shadow Complex joue la carte du scénario prétexte digne d’une bonne série B des familles. Que ce soit lors des cinématiques où lorsque le héros, tel Solid Snake, écoute les ennemis discuter au travers des bouches d’aération, tout est volontairement gros et abusé. On sent que les concepteurs ont voulu produire un blockbuster du Live Arcade et il semblerait qu’ils y soient arrivés. Les connaisseurs retrouveront vite des concepts de game design tirés des séries Metroid et Castlevania avec une progression sur une map dont les zones bourrées de secrets ne seront accessibles qu’au compte goutte à mesure que le héros acquiert de nouvelles possibilités. Pourtant, si le titre semble reprendre nombre d’idées à d’autres titres, il n’en garde pas moins une identité propre avec des idées particulièrement intéressantes.

Premièrement, le système même des combats se rapproche plus de la précédente production du développeur (Undertow, comme on le disait), en bien meilleur fort heureusement. La visée directionnelle au stick est par exemple très précise, pour ne pas dire pointue. Et pointu il vaudra mieux l’être. Cela sera même vivement recommandé vu qu’en général le jeu demandera d’être le plus discret possible dès lors que l’on jouera dans des difficultés respectables. Le headshot sera parfois le meilleur allié de Jason pour ne pas s’embarquer dans de longs combats. Mais Shadow Complex laisse généralement le choix au joueur. Si bourriner est toujours une possibilité, les lieux regorgent d’alternatives plus où moins efficaces pour appréhender le jeu différemment. Ainsi, tirer dans un câble électrique où dans des explosifs pourra faire place nette, tout comme essayer de jeter une grenade dans des conduites de gaz, ce qui grillera rapidement nombre d’adversaires. Plus discret, il sera parfois possible d’arriver derrière un ennemi et l’éliminer au corps a corps.

Gros point fort du jeu, le level design est souvent ingénieux, et trouver tous les objets cachés demandera un certain investissement dans la recherche. Pour les moins aventuriers, le jeu vous aide toutefois dans les difficultés inférieures en indiquant sur le plan les zones contenant des objets à trouver. De plus, à la demande, le tracé du chemin à prendre pour arriver à la prochaine destination peut s’afficher en surimpression de la carte. Malgré la taille du complexe, tout est fait pour qu’on ne s’y perde pas, et petit à petit des raccourcis se déverrouilleront.




Petit Rambo deviendra grand

Shadow Complex est un jeu qui mélange aventure, action et des notions de RPG. Si l’équipement de Jason lui permettra petit à petit d’explorer de nouvelles zones, ses armes elles aussi deviendront de plus en plus performantes. Son arsenal se garnira rapidement de grenades, de missiles, mais aussi et surtout d’un fusil à mousse. Ce dernier enverra de la mousse expansive qui bloquera les ennemis, empêchera les caméras de le voir, ou servira encore de plateforme de fortune ou de support pour rendre les grenades adhésives. Outre de nouveaux axes d’exploration et de nouvelles manières d’apporter la mort aux méchants, le héros acquera aussi au fur et à mesure du jeu de l’expérience comme dans tout bon RPG, améliorant ses statistiques (comme la précision ou l’endurance).

Mais le titre d’Epic ne se contente pas de reprendre les meilleures recettes du genre, il en profite pour faire preuve d’innovation. La lampe torche par exemple. C’est grâce à elle que non seulement vous pourrez éclairer les endroits sombres, mais que vous pourrez déceler les portions du décor qui nécessitent un objet particulier pour être activées ou détruites.

Autre atout majeur du titre, l’intégration du gameplay 2D dans des décors en trois dimensions. Rarement réussie, cette intégration est ici sublimée par un parfait mix entre un gameplay old school et nos exigences actuelles. La troisième dimension apporte ici une réelle impression de se balader dans un complexe énorme et facilite l’immersion. Les ennemis peuvent en effet souvent se cacher dans le fond de l’écran, ou même en avant-plan. De plus, quelques récurrentes (mais rares) séquences de shoot vous permettent de prendre les commandes d’une tourelle, et le jeu bascule alors dans une perspective tridimensionnelle plus propice à l’exercice.

Tout ceci ne serait qu’un pétard mouillé si la réalisation technique ne suivait pas. Ce n’est vraiment pas le cas tant le titre est magnifique. Non seulement, on tient là le plus beau jeu du support, mais Shadow Complex tire même le vice jusqu’à être plus abouti que nombre de jeux retail. Une véritable prouesse qui ne se situe pas que dans de belles textures, une modélisation impeccable ou des jolis effets de flammes ou d’explosion. Non, Shadow Complex jouit aussi d’une musique magnifiquement orchestrée, de bruitages convaincants et d’un doublage français de qualité. Rarement (voire jamais) le jeu ne souffre d’une animation défaillante. Et puis c’est long : outre l’aventure principale d’une durée d’environ neuf heures pour trouver tous les objets, le jeu propose des épreuves où il faudra réaliser un temps record pour espérer décrocher les médailles de platine. De plus le jeu intègre particulièrement bien les classements entre amis (à la manière de Trials HD), car certaines actions réalisées dans le jeu compareront vos résultats à vos amis les plus proches pour vous inciter à faire mieux.

  • 03.09 à 06:37

    [quote="Yobwo":7f01vivy]Pétage de plomb suivi d’une bonne grosse dépression :p
    De toute manière, j’ai pas la persévérance pour me retrouver dans le cas de Wilson…[/quote:7f01vivy]

    idem, en general je finis plutot mes jeux en facile pour pas me prendre la tete..

    etrangement pour shadow complex je prends du plaisir a le refaire en megadur… Et il y a des exeptions comme halo (je suis assez fer d’avoir fini halo 3 en legendaire en solo)

  • 02.09 à 06:35

    Pétage de plomb suivi d’une bonne grosse dépression :p
    De toute manière, j’ai pas la persévérance pour me retrouver dans le cas de Wilson…

  • 02.09 à 06:11

    Genre overdose ? ^^

  • 02.09 à 05:20

    Après tu te mets en arrêt maladie non pas POUR tes jeux mais A CAUSE de tes jeux ^^

  • 02.09 à 03:45

    Ouais mais s ‘il faut se mettre en arrêt maladie pour finir ses jeux…

  • 02.09 à 03:30

    [quote="kelanflyter"]jouer en difficile des la premiere partie c’est un sacré challenge. Bon courage.

    Sinon petit ver tu n’a pas tord, c’est dommage, mais ca ne m’a pas vraiment gêné. Mais c’est vrai qu’un ennemis ou deux de plus n’auraient pas fait de mal au jeu.[/quote]

    moi perso je commence tout mes jeux avec le niveau de difficulté max COD 4 / Bioshock etc et je trouve que l’intérêt du jeux devient énorme, quand tu passe comme dans un moment dans Halo 3 des jours sur le même endroit lol
    Dans Halo 3 j’ai passé 3 jours pendant mon arrêt de travaille sur le même endroit sans ne pouvoir faire un mètre en avant lol
    Et un jour j’ai réussis j’étais l’homme le plus heureux de la terre :devient fou XD:

  • 01.09 à 03:20

    Ok, je vois mieux ce que tu veux dire.

    Je trouve les animations assez jouissives même si elles se répètent. Surtout depuis que j’ai l’armure et que les types valdinguent à chaque mandale.

  • 31.08 à 09:38

    C’est effectivement le genre de phases qui manque cruellement.

    Si tous les éléments ne sont pas disponibles en battant un boss (bon d’abord parce qu’il n’y en a pas vraiment), c’est aussi pour permettre aux joueurs de terminer le jeu assez rapidement ou de faire l’inverse, tout découvrir… Bref, de laisser le choix au joueur d’évoluer comme il le souhaite (et d’augmenter par la même occasion sa durée de vie).

    Autre point que je trouve assez moyen, c’est aussi les armes que nous acquérons au fil du jeu… à part une cadence de tir plus élevée et un chargeur plus grand, l’apport est nul.

    Concernant le corps à corps, j’aurais préféré qu’on puisse le faire nous même, tout simplement.
    Parce qu’en général, il suffit de s’approcher d’un groupe d’ennemi et d’appuyer ensuite sur B à répétition.
    En plus, tu ne perds pas de vie avec cette méthode.
    C’est dans ce sens là que j’entendais "plus libre".

  • 30.08 à 05:05

    Metroid je le fais aussi d’une traite : 1H et j’arrête, ça me gonfle ^^
    Blague à part, je t’accorde que quelques boss plus costaud qui fileraient des capacités seraient plus sympa que systématiquement choper des bouts de l’armure. J’ai bien aimé par contre les affrontements plus "tactiques" où il faut manoeuvrer la grosse araignée mécanique pour la noyer, par exemple.

  • 30.08 à 02:32

    Je me suis refait Metroid récemment et il y a des signes qui ne trompent pas , je l’ai fait quasiment d’un traite (il n’est pas très long certes), alors que Shadow Complex, je le joue par courtes sessions.

    Quant à l’identité visuelle, c’est vrai que le jeu prend place dans un univers réaliste, ça permet moins de liberté au niveau des environnements et de ennemis, mais je trouve que rien ne le fait se démarquer dans ce domaine.

    Et puis je trouve dommage la façon d’upgrader les compétences : on trouve les améliorations "par hasard", j’aurais préféré les obtenir après un combat contre un boss, qui manquent d’ailleurs cruellement à l’appel.

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