05.01.2011 à 19h02 par |Source : Rédaction

A World Of Keflings

Lorsque Microsoft a lancé ses avatars, un des tous premiers jeux à avoir su les utiliser était un petit jeu Xbox Live Arcade sans prétention du nom de Kingdom for Keflings. Sympathique grâce à un principe de jeu original, le titre eu un petit succès d’estime. NinjaBee revient aujourd’hui à la charge avec sa suite A World of Keflings.
Il nous apparaît géant, quelque fois effrayant, et même peut-être méchant

Dans A World of Keflings, vous ne dirigez pas un personnage. Vous ne vivez pas non plus les pérégrinations d’un obscure héros. Non, dans A World of Keflings, vous êtes vous-même au cœur de l’action. Le jeu gérant les avatars, c’est donc au votre qu’arriveront toutes ces aventures. Le jeu commence alors que vous vous réveillez emprisonné dans un bloc de glace. A vos côtés, des petites créatures (à moins que ce ne soit vous qui soyez géants) appelées Keflings. Votre grand cœur aidant, vous serez rapidement emmené à les aider à développer leur petit village. Pour se faire, vous pourrez leur donner divers ordres comme d’aller récolter ou transporter des ressources ou encore de leur attribuer un métier. Les Keflings étant en nombre limité, il faudra donc bien gérer les différents stocks de ressources pour optimiser au mieux la construction des divers bâtiments. Heureusement, il vous sera possible de mettre vous aussi la main à la pâte lorsque ce sera nécessaire.



Les Keflings sont un peuple exigent. Il ne sera donc pas surprenant de les voir plus d’une fois vous demander d’effectuer des tâches bien précises. Ainsi, la sorcière pourra vous suggérer d’aller effrayer quelques ouailles, ou le roi d’aller retrouver la princesse qui refuse d’aller à l’école. En plus de varier un peu le jeu, ces tâches seront surtout l’occasion de tester le tout nouveau système d’Emoticons. Ainsi, avec la croix directionnelle, il sera possible de faire effectuer à votre avatar des gestes qui pourraient avoir une influence sur les Keflings, comme les faire danser, les attirer à vous, ou encore les ravir. Ceci dit, les effets seront généralement purement décoratifs, et seuls deux ou trois seront réellement utiles. Mais voir son avatar faire le zouave durant une partie multijoueur reste un plaisir simple mais réel.

Un mini monde pour maxi Avatars

Tout comme son ancêtre, A World of Keflings propose aux joueurs de partager leur expérience de jeu avec des amis. Vous pourrez ainsi rejoindre le monde d’un autre joueur ou en inviter d’autres dans le votre. D’ailleurs la répartition des tâches vous fera gagner énormément de temps. Dommage que cette expérience commune se limite à s’aider à récolter et construire, et ne permette pas d’interactions plus poussées. On notera bien la possibilité de s’échanger des modèles d’objets uniques, mais rien de bien plus croustillant. La notion de bannières du premier opus est même passée à la trappe.



Ceci dit, A World of Keflings est aussi l’occasion pour le studio de revoir légèrement sa copie. Ainsi, le jeu s’avère plus varié, avec une surface de jeu plus grande, trois décors différents (glace, forêt et désert), et des quêtes plus diversifiées. Dommage que même ainsi, le jeu reste trop court. Mais le Ninjabee a aussi profité de l’occasion pour rendre l’interface du jeu un peu plus souple. Par exemple, il sera désormais possible de pousser des bâtiments pour les déplacer (au lieu de devoir les détruire puis reconstruire). Toutefois le jeu reste truffé de petits détails pénibles comme des Keflings qui brisent leur routine si vous avez le malheur d’en attraper un sans faire exprès, et qui se mettent à entreposer des ressources n’importe où. En dehors de cela, le jeu reste très proche de son ancêtre, même dans sa réalisation. Sans être hideux, le jeu n’est pas très travaillé. La bande son est elle aussi relativement moyenne. Les musiques sont relativement répétitives et les Keflings s’expriment par des grognements étranges. On notera aussi un semblant d’humour qui a tendance à tomber à plat, et des cinématiques pas franchement inspirées.

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